Ah!! bientôt les grandes vacances, non non pas de 49/3, nous nous concertons (entre UMP)

Publié le par Alain Genestine

N'oublions pas la philosophie travail de Nicolas: Concertation, négociation, voire légiférer s'il y a lieu, quant bien même se soit judicieux, nous n'avions pour certains pas prévu les vacances d'été, car Nicolas n'en prendra pas, il vient de les prendre si courte soit elle, la croisière s'amuse, s'amusera t-elle autant ?.

L'ONG TRANSPARENCY DEMANDE À NICOLAS SARKOZY DE RESPECTER SES PROMESSES



Nicolas Sarkozy et François Fillon n'ont pas attendu pour définir leur calendrier : l'été pour les mesures dont ils attendent un vrai « choc » sur la croissance ; la rentrée pour les symboles comme le service minimum dans les services publics ; et la fin de l'année pour les réformes sociales lourdes. Annoncées hier, ces différentes étapes de l'action gouvernementale sont plus ambitieuses que prévu. Outre la détaxation des heures supplémentaires, la quasi-suppression des droits de succession et la déduction des intérêts d'emprunt immobiliers, le collectif budgétaire de juillet comprendra le plafonnement des impôts directs à 50 % des revenus et l'aménagement assumé de l'ISF. Ce « paquet fiscal » d'urgence sera complété par l'autonomie des universités et un plan pour l'emploi dans les banlieues.

Ce tempo est habile. Le tandem de l'exécutif, qui l'inscrit dans la préparation des législatives, s'appuie sur la légitimité tirée des urnes pour aller vite sur ce qu'il a annoncé pendant la campagne. Personne ne peut donc jouer la surprise. Au passage, il profitera des vacances des étudiants pour avancer sur le chantier difficile mais indispensable de l'évolution de l'enseignement supérieur. Mais, en sens inverse, il laisse plusieurs mois aux partenaires sociaux pour négocier les réformes de fond dont chacune sera délicate, qu'il s'agisse du contrat de travail ou de la représentativité syndicale.

Au total, tout cela devrait normalement assurer un été social calme et donner du grain à moudre au patronat et aux syndicats. Cela leur suffira-t-il ? Parce qu'il l'espère, François Fillon tente un petit coup de poker POCKER.JPGsur le service minimum. En fixant une date butoir assez proche, « début septembre », pour le dépôt d'une loi sur le sujet, il essaie de prendre les syndicats de vitesse. Comme il est exclu que ceux-ci obtempèrent, l'hypothèse législative est quasi certaine.

Ce scénario arrêté, deux défis attendent le gouvernement, lequel doit aussi faire attention à ce qu'un grain de sable n'enraye pas la mécanique. Premier défi, celui de l'efficacité. S'il est vrai que l'économie est aussi affaire de psychologie, les avis restent très partagés sur l'effet de la détaxation des heures supplémentaires sur l'emploi et les salaires. La mesure coûtant plusieurs milliards d'euros, il faut espérer que l'intuition est la bonne. Le second défi est celui de l'équité. Tout faire pour enrayer le mouvement d'exil fiscal des plus fortunés est nécessaire. Le gouvernement ne doit néanmoins pas oublier d'envoyer des signaux aux catégories de Français les plus en difficulté.

Mais il devra sans doute aussi, dans les mois à venir, prendre des décisions difficiles sur un autre terrain : celui de l'assurance-maladie. Les dépenses progressant plus vite que prévu, ce qui creuse le déficit, qui atteint déjà plusieurs milliards d'euros, le comité d'alerte va tirer la sonnette d'alarme et appeler à des mesures correctrices. Nicolas Sarkozy en a une en réserve, la franchise sur les soins. Ce pourrait être la première décision douloureuse pour le portefeuille des Français.

Publié dans Politique

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