Ce soir le Marchand de sable nous propose le débat de Nicolas et Pimprenelle. Un vent de sable pour nous endormir; la Liberté.....

Publié le par Alain Genestine

Dernières nouvelles sur le débat: le débat à proprement parlé, ses commentaires, son sondage. Voir lien : http://www.loiclemeur.com/france/


Des millions de Français seront témoins en soirée d'un des moments clés de la campagne présidentielle française.BonneNuitLesPetits10.jpg

La candidate socialiste Ségolène Royal et le candidat de droite Nicolas Sarkozy vont s'affronter dans un débat télévisé, alors qu'il ne reste que quatre jours avant le deuxième tour.

affiche2.jpg

Pendant deux heures, les deux candidats tâcheront surtout de convaincre les quelque sept millions d'électeurs centristes qui ont appuyé François Bayrou au premier tour de se ranger derrière eux.

Ce sont en effet eux qui détiennent la clé de l'Élysée, puisque la course est très serrée.

BonneNuitLesPetits11.jpgLes derniers sondages donnent toujours une légère avance à Nicolas Sarkozy. Les dernières enquêtes d'opinion indiquent que M. Sarkozy récolterait environ 52 % des voix contre 48 % pour Mme Royal.

Rappelons que M. Bayrou n'a donné aucune directive de vote à ses partisans, mais les sondeurs estiment qu'ils devraient voter davantage pour la candidate socialiste.

Un autre élément pourrait aussi jouer sur les résultats, soit l'appel de Jean-Marie Le Pen à ses partisans pour qu'ils s'abstiennent de voter.

Selon plusieurs, si les partisans d'extrême droite répondent à l'appel du chef du Front national, cela nuira à Nicolas Sarkozy au profit de Ségolène Royal. Mais mercredi, Nicolas Sarkozy a indiqué être sûr que ces électeurs se rendront aux urnes.

Dédramatiser l'exerciceBonneNuitLesPetits06.jpg

Alors que tous les scénarios semblent possibles, les deux candidats ont voulu relativiser l'importance du débat, qui devrait être regardé par environ 20 millions de Français.

Ainsi, en entrevue à la radio française mercredi matin, Nicolas Sarkozy a minimisé l'importance de l'exercice en le comparant à une étape du tour de France en petite montagne.

« Chaque moment est décisif, mais je ne suis pas de ceux qui dramatisent les enjeux d'un débat à ce point-là. Je ne pense pas que les Français choisissent pour cinq ans un président de la République sur la seule impression qu'ils auront d'un débat de deux heures. Je ne suis pas de ceux qui dramatisent l'enjeu d'un débat à ce point-là », a-t-il ajouté.

Ségolène Royal a quant à elle assuré qu'elle n'était pas inquiète et qu'elle était prête pour le duel. « Pourquoi voulez-vous que je redoute quelque chose? Toute ma vie politique a été faite de dialogues et de débats, je n'en ai fui aucun », avait-elle fait remarquer un peu plus tôt cette semaine.

Même si les deux candidats minimisent l'importance du débat, ce n'est pas le cas de tous. Ainsi, mercredi, l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing a indiqué que le débat était « décisif ».

Selon l'ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn, le débat Royal-Sarkozy aura une importance plus grande que tous les exercices similaires tenus dans le passé. Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, conjoint de Mme Royal, juge que le débat pourrait faire basculer le scrutin du 6 mai.

L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin a préféré relativiser l'importance du débat. Selon lui, l'exercice pourrait avoir une importance marginale, mais ne sera pas forcément déterminant.

Des phrases assassines

Depuis l'instauration de la formule en 1974, plusieurs échanges percutants ont marqué les débats télévisés, et font maintenant partie de la petite histoire de la politique française. Dès le premier duel, en 1974, Valéry Giscard d'Estaing déstabilisa son rival François Mitterand avec cette déclaration: « Vous n'avez pas le monopole du coeur ». Il avait aussi pressé de questions M. Mitterand, qui lui avait répondu, visiblement écorché: « je suis là pour vous répondre ».

Après le débat. M. Giscard d'Estaing allait voir sa cote de popularité augmenter et avait réussi à se faire élire. Il avait attribué sa courte victoire au débat.

BonneNuitLesPetits12.jpgSept ans plus tard, les deux hommes se retrouvent et cette fois François Mitterand prend sa revanche. Quand le président Giscard d'Estaing l'appelle « l'homme du passé », M. Mitterand lui réplique: « vous êtes l'homme du passif ».

En 1988, le débat entre François Mitterrand et Jacques Chirac a donné lieu à un échange d'anthologie. M. Chirac avait commencé le débat en disant: « Ce soir, vous n'êtes pas président, je ne suis pas premier ministre, je vous appellerai donc monsieur Mitterand. » Ce à quoi le président Mitterand a répondu: « très bien monsieur le premier ministre ». Mitterand reprendra la formule à plusieurs reprises au cours du débat. « Je continue à vous appeler monsieur le premier ministre puisque c'est comme ça que je vous ai appelé pendant deux ans et que vous l'êtes ».

Après une demi-heure de ces attaques, M. Chirac a craqué et revendiqué son statut de « candidat, à égalité ». Mitterand en a profité encore une fois pour lui répondre: « Vous avez tout à fait raison, monsieur le premier ministre. » Quelques minutes plus tard M. Chirac, vaincu, lâchera un « monsieur le président » ravageur.

BonneNuitLesPetits07.jpg

En 1995, le débat entre Jacques Chirac et Lionel Jospin n'a pas soulevé de passion. En 2002, rappelons que Jacques Chirac avait refusé de débattre avec le candidat d'extrême droite Jean-Marie Le Pen.

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article