#1 - Zones de conflits :

Publié le par AL de Bx

 

 

  1.  

    • Nord-Mali : la donne change

    • Nigeria : un attentat qui porte la marque de Boko

      Haram

    • Mali: les défis du GI. Sékouba Konaté

 

THEME 5 - 1 : Nord-Mali : La donne change  

Source, journal ou site Internet : Le Flambeau
Date : 29
octobre 2012
Auteur : Fousseyni Maiga

Les informations en provenance du Nord font état de la présence de plusieurs djihadistes venus combattre auprès de leurs frères islamistes. Autant l’on reconnait l’implication active et de plus en plus musclée de la communauté internationale dans la résolution de la crise que connait notre pays ; de la même manière l’on se doit de reconnaitre que celle-ci n’est pas sans conséquences.


Plus la communauté internationale monte au créneau, plus la position des islamistes se radicalise et se renforce. Autant dire que la guerre se prépare des deux côtés et que la donne est en train de changer sur le terrain. Les récentes initiatives prises de part et d’autre par la France, les Etats-Unis, l’Union africaine, la CEDEAO et bien d’autres, sous l’égide des Nations Unies, annoncent une lueur d’espoir quant à la reconquête du Nord. Cependant, car l’arbre ne devant pas cacher la forêt, il faut craindre la transposition du problème malien à une guerre antioccidentale qui risque de prendre en otage le Mali et les maliens, et d’anticiper ‘’l’afghanisation tant redoutée’’ du Nord de notre pays. Des revendications ‘’indépendantistes’’ du MNLA ou ‘’islamiques’’ du MUJAO et d’Ansardine avec l’imposition de la charia, l’on risque de se retrouver avec des revendications anti-occident. Ce qui risquerait de limiter la marge de manœuvre d’Ansardine et celle du MNLA déjà en ‘’convalescence’’, les obliger à suivre AQMI et autres djihadistes dans leur démarche antioccidentale ou de se faire effacer carrément sur le terrain. Les risques d’une récupération intégriste du Nord ne sont pas à écarter, tout comme l’éventualité d’une fusion entre Ansardine et le MNLA pour sauver leur tête.

 

Aussi faut-il accorder que les expériences passées nous ont montré que l’Alliance de ces groupes n’est finalement que contre nature, en considération de la divergence qui existe dans les revendications. Alors donc, un retournement d’Alliance risque de nous donner tout simplement une succession de bataille, à chaque fois qu’on croira qu’il y a eu un front définitif. Et de plus, le MNLA est dos au mur et n’a d’autre choix que d’emprunter les voies de la négociation avec l’Etat malien qui, d’ailleurs, subit les pressions de la communauté internationale pour engager des pourparlers avec les rebelles touareg. Le MNLA n’a pas le choix aussi parce qu’il a mis les pieds dans un engrenage que représente sa revendication d’autodétermination qui, à la longue, risque de conduire à un referendum que les touareg regretteront amèrement. De problèmes internes, le Mali n’en est pas à l’abri. De faux problèmes, n’ayant rien à avoir avec le Mali et même la sous-région, nous risquons d’en éprouver au rythme où vont les choses. Il revient alors aux africains à travers nos institutions, avec l’appui bien entendu de la communauté internationale, de prendre le devant des choses et mettre en avant une résolution régionale de cette crise, plutôt que de jouer un rôle de second plan. Car si la communauté internationale dispose de presque tous les moyens pour mettre fin à cette crise, le Mali lui ne pourra certainement empêcher sa prise en otage par une guerre antioccidentale encore plus dangereuse que les dossiers relatifs à la charia où l’autodétermination. Cela amène aussi à faire le constat qu’au nombre de la pyramide d’acteurs dans la crise, il existe un acteur dont le rôle reste à définir qu’est l’Etat malien.


THEME 5 - 2 : Nigeria : un attentat qui porte la marque de Boko Haram

Source, journal ou site Internet : Le Figaro

Date : 29 octobre 2012
Auteur : Pierre Prier


L'attaque d'une église catholique au nord du Nigeria, dimanche en pleine messe, a fait au moins sept morts et 145 blessés. Un attentat visant une église dans la ville de Kaduna, au nord du Nigeria, a fait au moins sept morts et 145 blessés. Le kamikaze a essayé de projeter une voiture piégée à l'intérieur de l'église au moment le service religieux. Le quartier Malali, où s'est déroulé l'attaque a été à plusieurs reprises la cible de la secte islamiste Boko Haram. L'attentat, qui n'a pas été revendiqué, porte la marque du groupe islamiste violent. Depuis le début de l'année, Boko Haram a commis 14 attaques contre des églises catholiques ou des rassemblements de fidèles, ainsi qu'un attentat contre un temple évangélique. Elles ont fait en tout plus de 140 morts. Les attaques contre des chrétiens et des postes de police, principalement dans le nord du pays, ont commencé en 2009. Elles ont souvent entraîné des représailles de la part des chrétiens. Une véritable guerre qui a déjà fait plus de 2800 morts, selon l'ONG Human Rights Watch. Le but avoué de Boko Haram est de créer un État islamique dans le nord du Nigeria, dont les habitants se plaignent d'être délaissés par rapport au sud majoritairement chrétien, plus développé et où se trouvent les puits de pétrole. Boko Haram qualifie le gouvernement, pourtant dirigé par un président musulman, d'«impie», mot- clé de la terminologie djihadiste. Il interdit aussi le vote, le port de chemises et de pantalons, et l'éducation occidentale. En haoussa, la langue locale, Boko signifie «faux» mais désigne aussi toute forme d'éducation à l'occidentale. Haram signifie «interdit» comme en arabe. La résistance à tout ce qui est occidental ne date pas d'aujourd'hui. Elle a commencé avec la dissolution en 1903, par le colonisateur britannique, du califat de Sokoto. Les groupes comme Boko Haram vivent dans la nostalgie de cet empire peul fondé par Ousmane Dan Fodio, qui proclama le djihad au XIXe siècle. Rassemblant une armée, il régna sur le nord du Nigeria et des parties du Cameroun et du Niger. Les forces de sécurité nigérianes ont abattu en 2009 le premier chef de Boko Haram, Mohammed Yusuf. Ce prêcheur avait fondé le groupe en 2002 autour d'un complexe comprenant mosquée et écoles coraniques à Maiduguri. Le leader actuel, Aboubacar Shekau, a été accusé en 2011 d'entretenir des liens avec al-Qaida. Après l'explosion dans l'église catholique dimanche, de jeunes chrétiens armés de machette et de bâtons sont descendus dans les rues de Kaduna, s'en prenant à des personnes qu'ils pensaient être musulmanes.

 

L'une d'entre elles a été brûlé vive. Après avoir condamné l'attentat, le président Goodluck Jonathan s'est engagé à combattre plus fermement «tous les actes de terreur et de violence».


THEME 5 - 3 : Mali: les défis du GI. Sékouba Konaté

 Source, journal ou site Internet : Guinée Conakryinfos
Date : 29
octobre 2012
Auteur : Salématou Diallo

Nommé Commandant de la Force Africaine en attente de l’Union Africaine, l’ancien président de la transition guinéenne au lendemain des élections présidentielles de 2010, général Sékouba Konaté, vient d’être élevé au rang de haut représentant militaire de l’institution panafricaine à Bamako.

 

Signant ainsi son retour en Afrique de l’ouest, plus précisément au Mali, à la porte de la Guinée, qu’il doit aider a retrouver le Nord en harmonie avec les autorites de ce pays frere et la CEDEAO et la Communaute internationale. Un grand défi qu'il devra relever en sa qualité de chef de guerre qui a fait ses preuves dans la rébellion sierra-léonaise avant de bouter la rébellion hors des frontières sud et sud-est de la Guinée en 2002... Aussitôt coopté pour cette mission certes délicate mission mais pas moins exaltante de restauration de la paix et de l’intégrité territoriale du Mali, le général Sékouba Konaté va se mettre à la tache dès ce lundi 29 octobre 2012, en se rendant dans la capitale malienne, à la tête d’une forte délégation panafricaine composée notamment des responsables militaires des pays du continent. A Bamako, le nouveau haut représentant de l’Union Africaine, devra conférer avec la hiérarchie militaire malienne en vue de mettre les dernières mains sur les préparatifs de la guerre totale que l’Afrique de l’ouest pourrait livrer contre les islamistes qui ont envahi, depuis près d’une année, le nord du pays. Pour mener cette mission à bien, le général Sékiouba Konaté et son Assistatnt Naby Laye Sylla ne seront pas isolés. À leurs côtés, pendant les dix prochains jours, ils auront de grands stratèges, des responsables militaires de l’UA, parmi lesquels on cite le général Jaotody Jean de Matah (chef de l’Unité de planification et des opérations), les colonels Mor Mbow (logistique), Christophe Touko (opérations de police), Fortuné Niakelele (opérations), Émile Diouf (logistique) ainsi que le lieutenant-colonel Seth Fianyah (formation) et le commandant Josef Adu Gyamfi (aviation). Sékouba Konaté qui a toujours montré un dédain pour la chose politique — en effet, il a failli deux fois démissionner de son poste de président de la transition en — trouvera certainement en cette confiance renouvelée en lui par l’UA, une occasion de remettre sur scène ses qualités militaires.

 

Plus qu’en Guinée où il a été obligé de terminer la mission à lui confiée par la CEDEAO, mener à terme la transition politique, Sékouba Konaté, n’a pas le choix non plus cette fois-ci. Il est obligé d’user de tout le génie militaire qu’on lui connait, aidé en cela par ses pairs du continent, pour reconquérir le nord Mali, un pays dont le patrimoine historique est en en train de s’effriter dangereusement.

Publié dans International

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