#5 RP du 4 oct 2014 avec 11 thémes - Stratégie France et Internationale

Publié le par AL de Bx

Revue de presse « Défense » du 4 octobre 2014

 

Attention : il n’y aura pas de revue de presse défense demain 5 octobre 2014 la prochaine revue de presse défense sera diffusée le lundi 6 octobre 2014.

Sommaire des articles proposés :

 

1) Enjeux de la Défense, Doctrine, Concepts, Missions :

  •  Euronaval : L’industrie française à la conquête de l’international

  •  Une cyberstratégie pour fédérer les acteurs publics et privés

  •  

  • 2) Relations internationales - Europe de la défense - OTAN :

    •  Ce qui attend Stoltenberg à la tête de l’OTAN

    •  Les deux Corées vont reprendre le dialogue

    •  L'UA et le Maroc examinent la situation sécuritaire au Sahel

    •  

       

      3) Armements - Industries - Économie :
    •  Traité transatlantique : le mythe des créations d’emplois

    •  Les États-Unis lèvent partiellement leur embargo sur la vente d’armes au Vietnam

    •  Les armées françaises vont recourir à la location

    •  Le taux de chômage aux Etats-Unis passe sous la barre des 6%

    •  

       

      4) Les forces armées - Air - Marine - Terre - Gendarmerie :
    •  Incendie à bord de la frégate de surveillance Nivôse

    •  Les paras ouvrent leurs portes

    •  historique du 13ème RDP nouveau livre

    •  Le général de Villiers rencontre son homologue nigérien

    •  

       

      5) Zones de conflits :
    •  Après une journée de violents bombardements, la coalition vise l'EI à Aïn al-Arab

    •  Ukraine: les combats font rage autour de l'aéroport de Donetsk

    •  Des dizaines de morts dans des attentats suicides à Benghazi

    •  Mission canadienne de combat en Irak: les détails du déploiement

    •  

       

      6) Renseignements et menaces :
    •  Le terroriste Saïd Arif refait surface en Syrie

    •  Le nord du Maroc perd des jeunes aux mains de l'EIIL

    •  À Hong Kong, les Triades entrent dans la bataille

    •  Syrie: la Turquie très réticente à s'impliquer dans le conflit

    •  

       

      7) Sécurité intérieure :

         Qu’est-ce que la contrainte pénale ?

     

    8) Énergie environnement climat :

    •  Loi de 1992 : le député Arnaud Leroy a déposé un texte à l’Assemblée nationale

    •  Nouvelle centrale photovoltaïque à Fukushima, dans la zone prête à lever l’ordre d’évacuation

    •  Le frelon asiatique bientôt éradiqué grâce à un parasite ?

    •  

    • 9) Géopolitique de la culture :

    L’incroyable Scud anglais contre l’armée de l’air française Poussée du parti russophone en vue aux législatives lettones

     

    10) Géopolitique de l’information :

    Messagerie, présentations : Evernote fait sa mue
    Facebook lorgne aussi la santé
    Le spectre de la redevance TV appliquée aux appareils connectés refait surface
    SFR distribue les tablettes Lenovo aux entreprises
    Twitter finance des travaux pour comprendre son impact

     

    12) Revue de presse internationale en langue étrangère :

    •  Hong Kong Protests: Why you should be paying attention

    •  Hong Kong protests: Confrontation is built into the Chinese model

    •  New Vietnam Ruling Could Open Door To Further Exports

    •  Sikorsky Unveils Raider Prototype

    •  Hackers’ Attack Cracked 10 financial Firms in Major Assault

 

  1. 1/ ENJEUX DE LA DEFENSE - DOCTRINE - CONCEPTS MISSIONS

  2.  

    THEME 1 - 1 : Euronaval : L’industrie française à la conquête de l’international

    Source, journal ou site Internet : Mer et Marine

    Date 4 octobre 2014  sur un article du Marin

    Leader mondial des salons spécialisés de la défense navale, de la sécurité et de la sûreté maritime, Euronaval se tiendra du 27 au 31 octobre au Parc des expositions de Paris Le Bourget. Plus de 350 exposants, dont plus de la moitié sont étrangers, sont attendus cette année. Etat des lieux avant un rendez-vous plus international que jamais. « Nous sommes dans une époque de croissance bleue. La mer est au centre des enjeux stratégiques et économiques », assure Patrick Boissier, président du GICAN, qui présentait cette semaine à l’Hôtel de la marine, à Paris, la 24ème édition d’Euronaval. Cet évènement incontournable du secteur naval militaire est organisé par le Groupement des Industries Françaises de Construction et Activités Navales, qui fédère plus de 150 sociétés représentant 30.000 emplois directs en France pour un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros.

    Face aux enjeux maritimes, les marines s’équipent

    Lutte contre le terrorisme et la piraterie, surveillance des Zones Economiques Exclusives, protection des ressources, sécurité des activités économiques, sauvegarde de la vie humaine et défense des intérêts nationaux incitent l’ensemble des pays ayant accès à la mer « à se doter de marines réactives, puissantes, et polyvalentes » souligne le GICAN. Avec plus de 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, la construction navale militaire est l’un des moteurs de l’économie mondiale. D’où l’importance d’Euronaval, qui réunit tous les acteurs du secteur. Euronaval est certes une vitrine, « une exposition exceptionnelle de matériels innovants » souligne Patrick Boissier. Mais c’est en fait beaucoup plus que cela : « c’est le rendez-vous des décideurs politiques, des chefs militaires et des industriels du monde entier qui se côtoient et échangent pour préparer les marines militaires de demain ».

352 exposants provenant de 28 pays et plus de 90 délégations attendues

Cette 24 ème édition sera inaugurée par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian le mardi 28 octobre. 352 exposants sont attendus dont plus de 55% d’exposants étrangers, représentant 28 pays, sur plus de 15.000 mètres carrés détaille Jean-Marie Carnet, directeur général d’Euronaval. C’est la première fois que les Emirats Arabes Unis seront présents. La Belgique et la Turquie seront aussi du rendez-vous. Plus de 90 délégations officielles, en provenance de 65 pays feront le déplacement et trois organisations internationales (ONU, OTAN, UE) sont invitées cette année.

Un marché international en forte croissance

La demande internationale en équipements navals de défense explose selon le GICAN, et tout particulièrement en Asie et au Moyen-Orient. Dans le domaine des navires, le carnet de commandes mondial atteint 450 milliards de dollars, dont 150 pour le secteur militaire, qui représente 36 milliards de dollars en Europe (26% des commandes mondiales) soit autant que le civil, qui ne totalise plus que 12% des commandes mondiales. A elle seule, la France compte 15 milliards de dollars de contrats en portefeuille, dont 10 pour les navires militaires. L’Hexagone prend, selon les années, entre 5 et 15% du marché mondial. Dans ce secteur fortement concurrentiel, l’industrie navale française a « d’excellents arguments, notamment technologiques » comme le prouvent les contrats décrochés au Brésil, en Malaisie, en Inde, en Egypte, pour ne prendre que quelques exemples récents. Et à côté de ces contrats majeurs, bénéficiant aux grands groupes, comme DCNS, Thales et MBDA, les industriels français de plus petite taille ne sont pas en reste. CMN, Raidco Marine, Ocea, Socarenam, Couach ont eux aussi remporté de beaux succès à l’export. En fait, le secteur naval français a représenté au cours des cinq dernières années plus de 30% des exportations françaises d’armement.

Une technologie de pointe pour résister à la concurrence

La pression de la concurrence internationale est une réalité pour la France souligne le GICAN. Elle est principalement intra-européenne « même si la Chine, la Russie et la Corée du Sud dont les savoir-faire gagnent en qualité avec des coûts très compétitifs sont également de sérieux concurrents pour l’industrie navale française et européenne ». Pour résister, l’innovation demeure une carte maîtresse : « C’est le savoir-faire hautement technologique qui fait de l’industrie navale française un leader mondial dans le secteur des navires de combat ». Euronaval est et sera cette année encore la place idéale pour apprécier le marché. Et les défis à relever dans un environnement en constante évolution, marqué ces dernières années par une accentuation des demandes de transfert de technologie des pays acheteurs, qui veulent sur les gros programmes des retombées de plus en plus importantes sur l’économie locale.

Une tendance lourde que doivent gérer les industriels, en faisant en sorte de satisfaire leurs clients dans des contextes parfois compliqués et en évitant de se créer de futurs concurrents. D’où, une nouvelle fois, la nécessité d’investir dans la R&D pour développer des produits innovants et, ainsi, maintenir une longueur d’avance. Ce que Patrick Boissier résume ainsi : « Nous transférons la technologie d’aujourd’hui. Nous préparons la technologie de demain ».

Un partenariat gagnant-gagnant entre militaires et industriels

Pour la Marine nationale, Euronaval est aussi un rendez-vous capital. « Je veux parler non pas de modernité mais d’ultra- modernité!» lance le contre-amiral Hervé Bléjean, représentant du chef d’état-major de la marine à la présentation du salon. Selon lui, entre militaires et industriels, « c’est une association gagnant-gagnant ». « Chacun se nourrit de ses compétences. L’industriel utilise l’expertise de la marine. La marine bénéficie quant à elle de la compétence des industriels pour obtenir les meilleurs équipements ». L’amiral cite plusieurs programmes comme les BPC, les sous-marins nucléaires d’attaque du type Barracuda, les frégates FREMM « qui vont constituer la colonne vertébrale de la marine ». Il y a aussi les futurs programmes, comme les bâtiments de surveillance et d’intervention hauturiers, les BATSIMAR, appelés à remplacer une flotte patrouilleurs à bout de souffle. Pour l’état-major de la marine française, Euronaval c’est un lieu de rencontres : le grand patron, l’amiral Rogel, y rencontrera 30 de ses homologues. Dans leur partenariat gagnant- gagnant avec l’industrie, les militaires s’impliquent aussi fortement dans le soutien à l’export. «La marine veut faire gagner l’équipe France!», insiste l’amiral Bléjean, qui pense notamment aux emplois que les contrats à l’international représentent dans l’Hexagone. Et puis, ajoute-t-il, « lorsqu’on exporte du matériel, cela veut dire aussi que l’on entre dans des effets de série, ce qui fait baisser les coûts ». Ce qui est bien précieux en période de rigueur budgétaire. Industriels, DGA, marine: tout le monde y trouve son compte.

 

THEME 1 - 2 : Une cyberstratégie pour fédérer les acteurs publics et privés

Source, journal ou site Internet : ZDnet

Date : 4 octobre 2014

Auteur : Frédéric Charles

 

Prospective : Cette semaine se sont tenues les Assises de la Sécurité où l'ANSSI a appelé à la mise en oeuvre d'une collaboration plus large et plus opérationnelle entre le public et le privé. Le 1er et 2 octobre se sont tenues les Assises de la Sécurité, ouvertes par Guillaume Poupard le nouveau Directeur Général de l'ANSSI, l'Agence Nationale pour la Sécurité des SI. Ce qui a retenu l'attention de GreenSI c'est le renforcement d'une approche de plus en plus opérationnelle de la cybersécurité, incluant les entreprises. Une approche qui s'éloigne de lois inapplicables cherchant plus à identifier et pénaliser les coupables, plutôt que d'aider à mettre en oeuvre des moyens de prévention. Et puis la France est aussi un des leaders de l'industrie de la "confiance numérique" (40.000 emplois, 13 milliards d’euros). Alors pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coups? Développer une industrie en croissance et protéger toutes nos entreprises d'une menace qui est réelle et concerne en priorité les systèmes d'information. Pour se convaincre de la réalité de la menace, et ne pas en rester aubuzz sur les photos de stars nues, rien que ces deux dernières semaines ce n'est pas moins de 3 annonces de piratages qui ont touché l'activité d'entreprises. Et dans le cas de JP.Morgan, vu la sophistication des moyens employés, des Etats sont même suspectés d'avoir orchestré les opérations:

  •   JP Morgan: annonce officielle de l'attaque informatique qui a conduit a la compromission des données de 76 millions de foyers clients et de 7 millions de PME. Ces données ( noms, emails, ...) qui vont ensuite certainement servir a des attaques de type "phishing " (hameçonnage), qui seront rendues plus efficaces car les données déjà connues améliorent la crédibilité des messages envoyés pour obtenir des données non encore connues (les mots de passe généralement).

  •   Home Depot: Piratage de 56 millions de numéro de Carte Bancaire des clients de Home Depot. Ensuite il suffit pour le pirate de les revendre. Pour vous en convaincre voici par exemple une vidéo d'un pirate, publiée sur YouTube, qui présente "sa marchandise". En 2010, un numéro de CB se vendait 2,30€ sur le Net...

  •   Microsoft : quatre cybercriminels présumés ont été inculpés aux Etats-Unis pour avoir dérobé des secrets commerciaux sur la console de jeux Xbox One. La valeur des données piratées est évaluée entre 100 et 200 millions de dollars et concerne les jeux les plus en vus de Microsoft.

    Une menace réelle qui est parfois amplifiée par la DSI elle même, quand le RSSI n'a pas mis en place une sécurité adaptée aux différents cas de figure et s'entête a vouloir traiter tous les cas avec les mêmes règles de sécurité: celles du château fort et du déni du BYOD et de l'entreprise numérique. Si, si, ça existe encore! Une politique qui a de fortes chances de conduire a faire des salariés, autant de chevaux de Troie prêts, pour juste faire leur travail, a contourner ces règles avec des clefs USB, des équipements ou des applications personnelles en ligne. La communication sur les risques, qui commence par la prise de conscience et la compréhension des risques par tous les salariés, reste donc un incontournable et un fondamental. Les services de l'Etat veulent montrer l'exemple avec l'annonce, début septembre, de la politique nationale pour la sécurité de ses propres SI. Notamment la formation de tous les personnels des administrations.

    Le discours de l'ANSSI de cette semaine montre que nous passons de la phase "communication" à la phase "collaboration et opérationnel".

    La collaboration entre tous les acteurs : publics et privés, entre fournisseurs et clients, entre grandes entités, PME-PMI et citoyens. Autant de barrières (parfois imposées par la loi...) qui cloisonnent les efforts et seraient autant de freins en cas de réelles attaques par des pirates voulant s'enrichir. Mais aussi en cas de cyberguerre, avec l'hypothèse d'une attaque massive de la France, comme a pu le subir l'Estonie en 2007. Un Etat de l'ex URSS, qui une fois indépendant avait massivement investi dans le numérique et les services en ligne pour ses citoyens. Il a fait l'objet d'un bocage de tous ses sites par une attaque coordonnée d'un groupuscule "pro Russes" qui a bloqué l'internet du pays pendant plusieurs jours et déclenché une inquiétude certaine des citoyens. Une attaque qui a fait prendre conscience à l'OTAN qu'il fallait aller au delà de la protection de ses sites mais aussi protéger ceux de ses Etats membres. L'OTAN publie régulièrement des vidéos très intéressantes sur son activité. Cette collaboration s'appuiera sur une indispensable remontée des incidents pourt être en mesure de détecter des menaces multiples et coordonnées. Pour les PME-PMI qui n'auraient pas les équipes en interne, l'ANSSI envisage même de développer une offre "SaaS" de cybersurveillance qui leurs serait destinée, à l'instar de ce que font déjà certains hébergeurs qui intègrent des SOC (Security Operating Center). Ces centres qui supervisent et administrent la sécurité du système d'information qu'ils hébergent.

Et puis il est important de pouvoir s'appuyer sur des solutions et des prestataires reconnus, mieux, certifiés. Un service jusque là proposé uniquement aux OIV - Opérateurs d'Importance Vital - alors que les menaces d'aujourd'hui dépassent largement le périmètres de ces opérateurs. La création d’un « label France » (marque de confiance, de qualité et de performance) pour les offres nationales est l’une de ces mesures. Dans les entreprises, la sécurité du SI consomme déjà 4,1% du budget IT, un chiffre qui va donc certainement augmenter. Mais la sécurité ne doit pas rester un simple coût informatique et doit maintenant être comprise et abordée au plus haut niveau de l'entreprise, management et Direction Générale. C'est à ce niveau que les moyens de cette collaboration entre entreprises et avec l'Etat pourront être mobilisés et inscrits dans une stratégie opérationnelle et quitter la sphère règlementaire. C'est tout l'enjeu pour accompagner le développement de l'entreprise numérique dont GreenSI suit la transformation, mais aussi de la "République Numérique" que la Secrétaire d'Etat Axelle Lemaire appelle de ses voeux (Construisons ensemble la République Numérique).

La formation des dirigeants est donc devenue une priorité.

Le Centre des Hautes Etudes du Cyberespace

(CHECy), parrainé par le Cigref, est né de ce constat d’un déficit de compréhension des enjeux numériques et des risques associés. Le CHECy propose une formation de haut niveau sur le cyberespace pour les cadres et les dirigeants des secteurs public et privé. Espérons pour l'entreprise numérique que ces initiatives vont aussi se multiplier dans toutes les écoles de management.

 

2/ RELATIONS INTERNATIONALES - EUROPE

DE LA DEFENSE - OTAN :

 

THEME 2 - 1 : Ce qui attend Stoltenberg à la tête de l’OTAN

Source, journal ou site Internet : Euronews

Date : 4 octobre 2014

 

Quels sont les défis auxquels Jens Stoltenberg devra faire face ? Nous avons posé la question à Julian Lindley-French, chercheur à l’Institute for Statecraft.

euronews : “ Comment est-ce que Mr Stoltenberg va convaincre les pays européens de dépenser plus dans la défense alors qu’ils gèrent encore la crise ?

Julian Lindley-French : “ La crise de la zone euro, nous ne la gérons pas vraiment, nous la finançons plutôt, parce qu’aucune des réformes structurelles nécessaires pour résoudre cette crise n’a été menée dans de nombreux pays européens. Nous attendons simplement la croissance comme on attend Godot. Dans ce contexte, les budgets de la défense sont une cible facile. Ce que l’on a vu ces quatre dernières années, c’est que les budgets de la défense ont été kidnappés pour maintenir les systèmes d’Etat providence, de santé, d‘éducation en pleine austérité. Donc ce que Stoltenberg a à faire, c’est présenter les faits comme ils sont, le monde dans lequel les Européens vivent et le déclin américain. L‘âge d’or de la prédominance américaine est terminé. Et puis il y a un autre facteur. Les Américains vont devenir auto- suffisants en énergie dans quelques années. Etant donné le changement de génération sur la colline du capitole, au Congrès, il vaut mieux oublier l’idée que ces gens accepteront toujours de financer la sécurité européenne en utilisant la puissance militaire américaine comme bouclier pour l’Europe. Les Européens doivent comprendre qu’ils vont devoir se défendre eux-mêmes, avec les Américains, mais ils devront faire beaucoup plus que justifier l’investissement américain envers eux. “

euronews : “ Quelle devrait être la stratégie à long-terme envers la Russie ? “

Julian Lindley-French : “ D’un côté, il faut garder la communication ouverte pour bâtir la confiance et maintenir le lien. Mais en même temps, nous devons signaler à la Russie, à travers l’OTAN, que quoi qu’ils dépensent pour leur défense – et souvenez-vous qu’ils consacrent 700 milliards de dollars à la modernisation de leurs forces armées d’ici 2020, ce qui représente 20% de l’investissement public dans la défense – quoi qu’ils dépensent, nous dépenserons toujours plus et le dépenserons mieux au sein de l’alliance. On peut faire savoir cela à Moscou et souligner ainsi que l’investissement dans la défense à un tel niveau appauvrit la Russie au fil du temps, constitue une perte d’argent et menace la Russie elle-même bien plus que l’OTAN ne menace la Russie. En réalité, l’OTAN ne menace pas la Russie mais c’est ce qu’on entend à Moscou. Donc maintenir ouverte la communication, mais avec l’engagement ferme de faire en sorte que les alliés de l’OTAN demeurent la puissance militaire dominante sur le continent européen. “

euronews: “ Quel rôle devrait jouer l’OTAN dans la lutte contre le groupe Etat islamique ? “

Julian Lindley-French: “ Eh bien, l’OTAN ne va pas jouer de rôle direct. C’est une coalition emmenée par les Etats-Unis et on y voit une leçon des opérations en Afghanistan. Il y a bien une émergence des coalitions dirigées par les Etats-Unis en dehors du cadre de l’OTAN. Mais l’essentiel pour l’Alliance, c’est qu’elle est aujourd’hui tout autant un générateur de coalition qu’une alliance militaire. Il y a des normes d’inter-opérabilité entre ses membres et ses partenaires pour que lorsqu’une coalition est créée, les forces armées de l’Alliance puissent agir beaucoup plus efficacement que n’importe quel autre groupe de Nations. Donc l’OTAN a clairement un rôle à jouer dans la planification et la logistique mais pas sur le plan politique dans ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient. “

 

THEME 2 - 2 : Les deux Corées vont reprendre le dialogue

Source, journal ou site Internet : L’Express

Date : 4 octobre 2014

Auteur : avec AFP
 

La Corée du Nord et du Sud vont relancer les pourparlers, suspendus depuis février, a annoncé le gouvernement sud-coréen.

La venue en Corée du Sud de Hwang Pyong-So, vice-président de la Commission nationale de défense nord-coréenne, a débouché sur un accord entre les deux pays.

Les relations entre la Corée du Nord et du Sud sont peut-être sur le point de s'améliorer. Les deux pays ont en tout cas décidé ce samedi de relancer leurs pourparlers à haut niveau, suspendus en février, sur des sujets restant à définir, a annoncé le ministère sud-coréen chargé des affaires nord-coréennes. L'annonce de cet accord survient pendant la visite inattendue au Sud de trois hauts responsables du régime de Pyongyang, dont Hwang Pyong-So le vice- président de la Commission nationale de défense nord-coréenne, qui se sont entretenus avec le ministre de l'Unification et le conseiller national à la sécurité. "Les deux parties sont convenues de discuter des modalités de reprise du dialogue à haut niveau", a déclaré le ministère de l'Unification dans un communiqué. Les responsables nord-coréens ont exprimé la "disposition" du régime à reprendre officiellement les contacts entre la fin octobre et le début novembre.

Un rapprochement voulu par Séoul

Le dernier tour de table officiel remonte au mois de février. Il avait permis la réunion de familles séparées par la guerre (1950-53) mais le fil avait été ensuite rompu en raison d'un regain de tension militaire. Depuis, Séoul demandait en vain de reprendre les discussions avec Pyongyang. Le ministère de l'Unification a précisé que la présidente Park Geun-Hye aurait souhaité rencontrer les dirigeants nord-coréens au cours de leur visite au Sud mais que des questions d'organisation l'en avaient empêchée. Cette visite intervient alors que les rumeurs vont bon train en Asie quant au sort du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un qui n'a pas été vu en public depuis un mois. Le petit-fils de Kim Il-Sung, fondateur du régime communiste, qui serait âgé de 30 ou 31 ans, n'est pas apparu à la télévision d'Etat depuis le 3 septembre.

 

THEME 2 - 3 : L'UA et le Maroc examinent la situation sécuritaire au Sahel

Source, journal ou site Internet : Maghrebia

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Hassan Benmedhi

Le terrorisme au Sahel menace la sécurité et la politique de l'Afrique. Tel a été le sujet essentiel au menu d'un forum organisé la semaine dernière à Rabat. Des spécialistes marocains et africains se sont réunis le 25 septembre pour parler de cette menace et des moyens de la contrer. Devant un public composé de journalistes, de diplomates et d'universitaires, ils ont dressé un tableau détaillé de la fragilité chronique de la bande sahélo- saharienne, de la porosité de ses frontières et de l'instrumentalisation du désespoir de la jeunesse.

[www.cmes-maroc.com] Le directeur du CMES Mohammed Benhammou explique que les conflits régionaux permettent à la doctrine jihadiste de se propager au Sahel.

Cette région pourrait devenir un nouveau sanctuaire pour des groupes terroristes comme al- Qaida au Maghreb islamique (AQMI), tout comme elle devient un carrefour pour tous types d'activités de contrebande, a expliqué André Corneille Zannou, de l'Institut de recherche pour la paix et la sécurité internationale du Bénin. Mohamed Benhammou, directeur du Centre marocain d'études stratégiques (CMES), a poursuivi dans le même esprit, expliquant que le Maghreb ne pouvait plus se permettre de vivre avec une zone d'ombre et de tension. "Les jihadistes de tous bords chercheront à se nourrir de cette zone si les conflits de voisinage persistent", a-t-il expliqué. Les conflits frontaliers entre pays africains ne font que faciliter les déplacements et les manœuvres des terroristes d'AQMI, a reconnu Mallé Demba Mbow, de l'Institut de recherche et de sécurité du Sénégal. Pour les participants, la coopération en matière de sécurité est le remède le plus efficace pour endiguer un terrorisme qui continue de menacer la stabilité politique en Libye, au Nigeria, au Soudan et dans d'autres pays africains. Le jihadisme au Sahel se développe du fait de la situation en Syrie et en Irak, a expliqué à Magharebia le jeune politologue Saâddine L'mekouali. L'Etat islamique (EIIL) montre quant à lui que le jihadisme peut prendre des dimensions encore plus violentes, a-t-il expliqué. Les régions du Maghreb et du Sahel se trouvent désormais face à une double menace, a reconnu le journaliste et analyste Omar Badil. "Il est aujourd'hui absolument nécessaire d'aller au-delà des divergences et des conflits de voisinage pour faire face à la menace d'AQMI et de l'EIIL", a-t-il expliqué, soulignant l'importance d'une meilleure coopération entre les pays sahélo- sahariens. La réticence de certains Etats à partager leurs renseignements n'aidera pas à lutter efficacement contre le terrorisme, a-t-il rappelé. Ce forum de Rabat a également été l'occasion pour plusieurs intervenants de faire part de leur espoir de voir le Maroc rejoindre l'Union africaine. Ils ont souligné que le retour du Maroc au sein de l'UA était aujourd'hui plus que jamais nécessaire, compte tenu de l'engagement de longue date du royaume en faveur de la stabilité en Afrique.

 

3/ ARMEMENTS - INDUSTRIES ECONOMIE

 

THEME 3 - 1 : Traité transatlantique : le mythe des créations d’emplois

Source, journal ou site Internet : Marianne

Date : 4 octobre 2014

Auteur : propos recueillis par Alexandre Coste

 

Alors que le septième volet des négociations sur le traité transatlantique a débuté lundi près de Washington, "Marianne" s'est entretenu avec l'économiste Thomas Porcher, co- auteur avec Frédéric Farah de l'essai "TAFTA : L’accord du plus fort", sur la question de la création d'emplois.

Marianne : Le traité transatlantique vise à créer une vaste zone de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Europe. Karel de Gucht, le commissaire européen au Commerce, promet la création de « millions d’emplois ». Qu’en pensez-vous ?

Thomas Porcher : Je ne pense pas que cela soit possible. En 1994, l’Accord de libre-échange nord-américain (NAFTA), qui a donné lieu à la création d’une vaste zone de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, promettait déjà de la création d’emploi. Pourtant en la matière, on peut constater aujourd’hui que le bilan est mauvais : les Etats-Unis ont perdu plus d’un million d’emplois entre 1993 et 1999, quand le Mexique a également perdu à peu près un million d’emplois dans la culture du maïs. En ce qui concerne le traité transatlantique, quatre études ont été commandées par la Commission européenne afin d’évaluer l’impact économique de ce partenariat. Seule l’une d’entre elles prévoit la création de deux millions d’emplois de part et d’autre de l’Atlantique. Mais pour arriver à ce chiffre, l’étude part de l’hypothèse que les barrières non tarifaires, à savoir les normes qui protègent les consommateurs, seraient réduites de 25 %. Et ça, personne ne le dit. Les négociateurs ne parlent que de l’impact prétendument positif sur le marché du travail.

Et qu’en serait-il de l’impact sur la croissance ?

Dans les meilleurs scénarios, on arrive à une augmentation de 1,3 % du PIB européen... dans dix à vingt ans ! Autant dire que ça ne répond en rien à l’urgence que représente les 25 millions de chômeurs qu’il y a actuellement en Europe. La majorité des études estiment, quant à elles, que cette augmentation sera inférieure à 1%. Ces prévisions, en outre, se basent sur une évolution linéaire et constante du monde et qui font fi de tout changement politique ou économique. Mais des événements peuvent venir altérer ces prévisions, à l’image de la crise des subprimes à la fin des années 2000. Enfin, ces études partent également du principe que la baisse des prix induira forcément une augmentation de la consommation, comme si les consommateurs étaient des robots, des homo economicus. Hors, des études autrement plus concrètes sur le comportement des consommateurs montrent que ceux-ci ne sont pas forcément attirés par les produits à prix bradés, mais se réfugie plutôt vers les valeurs simples et le durable.

A qui profite ce double discours ?

Aux multinationales. C’est dans leur intérêt que la protection des consommateurs soit rognée. Quand il s’agit de rendre les législations moins contraignantes pour faciliter leur business, les firmes américaines et européennes oublient leur rivalité et parlent d’une même voix. Il y a aussi derrière ce traité un enjeu géopolitique majeur. Si les Etats-Unis convainquent l’Europede s’aligner à la baisse sur leurs normes, dans l’électronique notamment, les pays extérieurs au traité seront contraints, eux-aussi, de s’y mettre, sous peine de se faire distancer. La volonté d’endiguer la montée en puissance de l’Inde et de la Chine est clairement à l’œuvre dans cette histoire. Là encore, pourquoi le cacher ?

TAFTA : L’accord du plus fort, Thomas Porcher et Frédéric Farah, Ed. Max Milo, octobre 2014, 64 p., 6,90 €.

 

THEME 3 - 2 : Les États-Unis lèvent partiellement leur embargo sur la vente d’armes au Vietnam

Source, journal ou site Internet : Zone militaire

Date : 4 octobre 2014

Auteur : Laurent Lagneau

 

Près de 40 ans après la chute de Saïgon et la victoire du Viet Cong (soutenu par la Chine et le bloc de l’Est) sur le Sud, appuyé par les États-Unis, la Thaïlande, les Philippines et l’Australie, Washington a décidé, le 2 octobre, de lever partiellement son embargo sur les ventes d’armes au Vietnam. Il faut dire que, hormis pendant la guerre d’Indochine et l’intervention militaire américaine pour soutenir le Sud-Vietnam, les relations sino- vietnamiennes ont toujours été tendues, en raison du poids de l’Histoire, la Chine ayant, par le passé, occupé le Vietnam. Et cela, même si ces deux pays ont des liens économiques importants. En outre, Pékin et Hanoï ont des différends territoriaux qui sont loin d’être réglés, à commencer par celui qui concerne l’achipel des Paracels, qui, supposé receler d’importantes réserves pétrolières, dépendait autrefois de l’Indochine française. Or, la Chine y a établi sa souveraineté. Cette année, un incident naval a d’ailleurs provoqué de violentes manifestations anti-chinoises au Vietnam. Dans le même temps, les États-Unis cherchent à contenir la Chine dans la région Asie-Pacifique. Car Pékin n’est pas seulement en bisbilles avec le Vietnam dans cette partie du monde : les îles Senkaku ou encore les îles Spratleys font aussi l’objet de contentieux avec le Japon, les Philippines, la Malaisie, Taïwan ou encore Brunei. Et ces pays doivent faire face à la montée en puissance de la marine chinoise, qui ne cesse de se doter de nouvelles capacités depuis plusieurs années, avec notamment (et c’est la partie la plus visible) la mise en service d’un porte-avions, le Liaoning. D’où la décision de Washington de lever partiellement l’embargo sur les ventes d’armes à destination du Vietnam, afin de l’aider à assurer sa « sécurité maritime ». « Cette mesure vise à appuyer les efforts du Vietnam pour améliorer sa connaissance de son domaine maritime et de ses capacités en matière de sécurité maritime », a ainsi expliqué Jennifer Psaki, une porte-parole de la diplomatie américaine, sans pour autant citer la Chine. Cela étant, l’embargo restera en vigueur sur tout autre équipements militaires, tant qu’Hanoï n’aura pas fait de progrès en matière de droits de l’Homme. Jusqu’à présent, le Vietnam s’est surtout tourné vers la Russie pour équiper ses forces navales. En 2011, il a ainsi commandé 6 sous-marins de la classe Kilo pour 1,8 milliard de dollars. La plupart des navires mis en oeuvre par la marine populaire vietnamienne sont d’ailleurs d’origine russe. Cela étant, Hanoï compte acquérir des corvettes Sigma, du constructeur néerlandais Damen. La fin de l’embargo dans le domaine maritime permettra aux industriels américains de l’armement de mettre un pied sur ce marché. Il serait question de vendre au Vietnam des avions de patrouille maritime P-3 Orion d’occasion.

 

THEME 3 - 3 : Les armées françaises vont recourir à la location

Source, journal ou site Internet : Le Figaro

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Véronique Guillermard sur un article du Marin

 

Les matériels militaires loués appartiendront à des sociétés de projet aux capitaux mixtes, publics et privés.

Bercy et le ministère de la Défense y travaillent depuis un an. Comment trouver des recettes exceptionnelles, alors que celles prévues dans le cadre du budget 2015 sont très aléatoires? Sur les 31,4 milliards d'euros de crédits militaires prévus, 2,3 milliards sont censés provenir de la vente de fréquences militaires (à hauteur de 2,1 milliards) et d'actifs immobiliers (200 millions). «Compte tenu des fortes contraintes qui pèsent sur la vente des fréquences, il fallait sécuriser des ressources», explique-t-on à l'Hôtel de Brienne. Et rapidement. D'où le recours à une solution innovante afin de poursuivre la modernisation et l'équipement des armées. La solution imaginée passe par la création de «sociétés de projet» capitalisées en tout ou en partie avec le produit de cession de participations détenues par l'État dans des entreprises, mais aussi avec de l'argent privé. La société de projet utilisera ensuite cette rentrée d'argent immédiate pour acheter un matériel que l'armée détient déjà, puis lui concédera «un droit d'usage contre un loyer dont la durée et les modalités restent à définir», précise-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense. La société pourra aussi acheter un équipement encore en production. Et elle pourra aussi louer certains matériels - des avions ravitailleurs ou des bâtiments de la marine - à d'autres armées afin de mutualiser les coûts. Dans tous les cas, il s'agit de s'intégrer dans un schéma de location. «Cela nous permettra de lisser le coût d'acquisition de matériels à la durée de vie très longue qui coûtent très cher au début de leur mise en service», explique-t-on. Quels matériels seront concernés? Presque tous: du ravitailleur à la frégate multimission (Fremm) en passant par l'hélicoptère de transport NH90... «Nous pourrions aller un cran plus loin, avec par exemple des missiles, même si cela serait plus complexe», avance l'Hôtel de Brienne. L'État sera majoritaire au capital des sociétés de leasing en charge de matériels relevant de la souveraineté nationale. Ce ne sera pas le cas lorsqu'il s'agira d'équipements quasi civils comme des ravitailleurs qui sont des Airbus A 330 militarisés. Aux yeux de l'Hôtel de Brienne, les industriels de l'armement auront tout intérêt à entrer au capital de ces sociétés. «DCNS, par exemple, évitera ainsi un nouvel étalement des livraisons de Fremm et pourra offrir, via la société, un service de leasing à l'export. Certains pays clients le demandent», explique l'Hôtel de Brienne. Ces sociétés de projet assureront un plan de charge aux usines et du chiffre d'affaires. Leur capital sera ouvert à des industriels hors de la sphère de la défense, par exemple des spécialistes du fret aérien, à des fonds, même étrangers, qui pourraient se rémunérer sur les services générés. Les premières sociétés de projet devraient voir le jour d'ici à mi-2015.

 

THEME 3 - 4 : Le taux de chômage aux Etats-Unis passe sous la barre des 6%

Source, journal ou site Internet : l’Express

Date : 4 octobre 2014

Auteur : avec l’expansion

Alors que les créations d'emplois ont bondi à 248 000 en septembre, le taux de chômage américain a reculé de 0,2 point à 5,9%. Au plus bas depuis 6 ans.

Aux Etats-Unis, le taux de chômage a reculé de façon surprise en septembre atteignant son plus bas niveau en six ans La job machine semble repartie aux Etats-Unis. Quelque 248.000 emplois ont été créés en septembre et le taux de chômage a perdu 0,2 point de pourcentage pour tomber sous la barre symbolique des 6%, à 5,9%. selon les données publiées vendredi par le département du Travail. Le taux de chômage atteint donc son plus bas depuis juillet 2008, au tout début de la crise financière.

La population active est en baisse

Cela dit, si le nombre de chômeurs a reculé de 329.000 à 9,3 millions, les chômeurs de longue durée (sans emploi pendant plus de six mois) demeurent nombreux, représentant 31,9% des sans-emplois. Autre bémol à apporter à l'amélioration de cette statistique, la participation au marché du travail, qui compte les personnes ayant un emploi et celles qui en recherchent un activement, a très légèrement reculé à 62,7% contre 62,8%, ce qui a un peu aidé à faire glisser le taux de chômage.

Des créations d'emplois vigoureuses

La vraie bonne surprise, en revanche, se situe au niveau des créations d'emplois. Elle sont en

effet très supérieures aux 210.000 prévues par les analystes et aux 180.000 enregistrées en août, démontrant que la faiblesse du mois dernier n'était qu'une anomalie passagère. D'autant plus que les chiffres du dernier mois d'été ont été révisés en hausse de 38.000 à 180.000. Les secteurs qui ont créé le plus d'emplois en septembre sont les services aux entreprises (+81.000), les services de santé (+23.000) et le commerce de détail (+35.000). Les gains d'emplois dans ce dernier secteur s'expliquent surtout par un retour au travail de nombreux employés qui avaient observé une grève en août dans une grande chaîne de supermarchés du nord-est du pays. Sur douze mois, l'économie américaine a créé en moyenne 213.000 emplois par mois, a souligné Erica Groshen, commissaire au bureau des statistiques du Travail.

4/ Les forces armées- Air - Marine - Terre – Gendarmerie

 

THEME 4 - 1 : Incendie à bord de la frégate de surveillance Nivôse

Source, journal ou site Internet : zone militaire

Date : 4 octobre 2014

Auteur : Laurent Lagneau

 

Coup dur pour la Marine nationale. La fragate de surveillance Nivôse, affectée au port de la Pointe des Galets (La Réunion), a été victime d’un violent incendie au cours de la nuit du 29 au 30 septembre, alors qu’elle naviguait au nord de l’île Maurice. Le feu a pris sous le PC Propulsion et s’est ensuite propagé vers le local machine. Il a pu être maîtrisé au bout de plusieurs heures grâce à l’intervention immédiate de l’équipage, qui a dû agir dans des conditions difficiles (on imagine ce que doivent être des coursives enfumées...). Aucune victime n’est à déplorer parmi les marins du navire. Privé de propulsion et d’électricité, et donc, ne pouvant plus manoeuvrer, le navire endommagé a reçu l’appui d’une autre frégate de surveillance le Floréal qui croisait dans le même secteur. Cette dernière a fait décoller son hélicoptère Panther pour livrer à l’équipage en difficulté du matériel, dont des bouteilles d’oxygène Le Nivôse a ensuite été remorqué par son « sister ship », puis par le remorqueur portuaire Bougaiville jusqu’à son port d’attache. Désormais à quai depuis le 3 octobre au matin, des expertises sont en cours pour évaluer l’étendue des dégâts et déterminer la cause du sinistre. Entré en service le 16 octobre 1992, le Nivôse a d’abord été affecté à Nouméa avant de rejoindre La Réunion en 2001. Ses missions, comme le Floréal, sont la contrôle des espaces maritimes (et la zone économique exclusive française dans la région, qui va des terres australes jusqu’au canal du Mozambique, est aussi importante que stratégique), la police des pêches ou encore la lutte contre la piraterie maritime. En cette période de contrainte budgétaire, l’immobilisation du Nivôse pour une durée indéterminée (du moins dans l’attente des conclusions des expertises) est donc un coup dur pour la Marine nationale, d’autant plus que ses moyens dans la région sont déjà très limités. Outre le Floréal, elle dispose avec notamment deux anciens navires reconvertis en patrouilleurs (le Malin, un ex-palangrier saisi lors d’une opération de police des pêches et l’Albatros, un ex-chalutier lancé en 1966). On en conviendra, ce n’est pas digne d’une puissance maritime.

 

THEME 4 - 2 : Les paras ouvrent leurs portes

Source, journal ou site Internet : defense.gouv.fr

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Victor Poulain

Les journées portes ouvertes du 1er régiment du train parachutiste de la 11e brigade parachutiste auront lieu les 4 et 5 octobre à Cugneaux, en Haute-Garonne.

Pendant ces deux jours, les bérets rouges partageront leurs savoir-faire techniques et tactiques ainsi que leur expérience avec les curieux et les passionnés. Démonstrations de largage de personnel et de matériel, démonstrations de combat au corps à corps et baptêmes en véhicules blindés sont au programme de cette opération de relations publiques, destinée à renforcer le lien Armée-Nation

 

THEME 4 - 3 : historique du 13ème RDP nouveau livre

Source, journal ou site Internet : intranet

Date : 4 octobre 2014

 

Pour commander : « amis de l’Impératrice – 41, rue du 57ème régiment d’infanterie – BP 39 33127 Martignas sur Jalle

Prix : 29,90 euros jusqu’au 31 octobre 2014.

 

THEME 4 - 3 : Le général de Villiers rencontre son homologue nigérien

Source, journal ou site Internet : defense.gouv.fr

Date : 4 octobre 2014

Auteur : EMA
 

Le 2 octobre 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA) s’est entretenu avec son homologue nigérien, le général de division Seyni Garba, en visite officielle à Paris. Membre du « G5 Sahel », le Niger constitue, avec le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie et le Tchad l'un des principaux partenaires auprès desquels la France est engagée dans la lutte contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne (BSS)

Lors de leur entretien, les deux chefs d'état-major ont de fait consacré une large place à un point de situation sur l’évolution de cette menace dans l'ensemble de la région. Cette rencontre s’inscrivait également dans le cadre du dialogue militaire bilatéral entre la France et le Niger. Cette coopération opérationnelle traduit la volonté de la France d’appuyer les États africains dans le développement de leur capacité à exercer leur sécurité et à participer aux opérations de maintien de la paix. Essentiellement mise en œuvre par les Éléments français au Sénégal (EFS), cette coopération militaire s’appuie en majeure partie sur les échanges d’officiers, la formation et des exercices conjoints avec les forces armées nigériennes (FAN). Les EFS participent ainsi à la préparation opérationnelle des FAN à travers l’organisation régulière de détachements d’instruction opérationnels (DIO) et techniques (DIT). Ces formations ont notamment contribué à la montée en puissance de la MINUSMA, avec la réalisation de DIO spécifiques au profit des militaires qui arment le bataillon nigérien. L’entretien des deux CEMA a donc été l’occasion de faire le point sur cette coopération et sur ses développements.

 

5/ ZONES DE CONFLITS

 

THEME 5 - 1 : Après une journée de violents bombardements, la coalition vise l'EI à Aïn al-Arab

Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour

Date :4 octobre 2014

Auteur : Agences 

 

L'exécution de Henning par les jihadistes suscite l'indignation de la communauté internationale.

Des frappes de la coalition ont visé dans la nuit de vendredi à samedi des secteurs au sud d'une ville kurde assiégée dans le nord de la Syrie par le groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué la décapitation d'un otage britannique. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les coalisés ont frappé au moins quatre zones sur les fronts sud et sud-est à l'extérieur de Aïn al-Arab (Kobané en kurde), la troisième ville kurde de Syrie, frontalière de la Turquie. Ces frappes sont intervenues après la pire journée de bombardement sur Aïn al- Arab depuis le début de l'assaut jihadiste sur la région le 16 septembre, selon l'OSDH, qui a parlé d'au moins 80 obus de mortier tirés sur la ville. "Les bombardements se calment habituellement avec la nuit car (l'Etat islamique) craint d'être repéré par les avions de chasse mais la nuit dernière, ils ont continué leurs bombardements intensifs et ont tenté d'entrer" dans la ville, a indiqué à Reuters Parwer Mohammed Ali, un traducteur de l'Union démocratique du Kurdistan (UDK) présent à l'intérieur de la ville. Un certain calme était revenu samedi, même si des tirs sporadiques à l'arme lourde retentissaient encore à l'est de Aïn al-Arab, a rapporté un journaliste de Reuters. Du poste-frontière turc de Mursitpinar tout proche, une journaliste de l'AFP pouvait voir de nouveaux bombardements sur la ville. La prise de la ville permettrait au groupe extrémiste de contrôler sans discontinuité une longue bande de territoire frontalière de la Turquie. Environ 180.000 personnes ont gagné la Turquie pour fuir cette offensive alors que les combattants de l'EI ont juré de prier dans les mosquées de la ville à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd el-Adha, qui a débuté ce samedi.

Aïn al-Arab sous les bombes

La gendarmerie turque a fait partir des civils qui observaient la situation à Aïn al-Arab depuis une colline. Des soldats se sont déployés sur les collines, certains dirigeant leur fusil vers la ville syrienne, d'autres scrutant l'horizon avec des jumelles. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a par ailleurs menacé de représailles si l'EI attaquait le tombeau d'un dignitaire ottoman situé à 25 kilomètres à l'intérieur du territoire syrien, sous souveraineté turque. Le Parlement turc a voté jeudi une motion du gouvernement d'Ankara qui autorise son armée à intervenir en Syrie et en Irak contre l'EI et à accueillir sur son territoire des troupes étrangères qui participeraient à une opération militaire. Les autorités turques n'ont toutefois jamais clairement dévoilé leurs intentions, notamment sur leur éventuelle participation à des opérations militaires.

'Nouveau message à l'Amérique'

L'EI, qui sème la terreur dans les zones sous son contrôle, a par ailleurs annoncé vendredi dans une vidéo la décapitation du travailleur humanitaire Alan Henning en riposte aux frappes britanniques en Irak. Ce chauffeur de taxi volontaire pour transporter de l'aide en Syrie est le quatrième d'un otage occidental exécuté par le groupe ultra-radical en moins de deux mois. La vidéo de l'exécution, intitulée "un nouveau message à l'Amérique et à ses alliés", a été réalisée selon le même scénario que lors des exécutions de deux Américains et d'un Britannique. A la fin de cette courte séquence, l'EI présente un autre otage américain, Peter Kassig, et menace d'en faire sa prochaine victime. Les Etats-Unis, qui ont lancé des frappes en Syrie le 23 septembre, mènent également des raids aériens en Irak contre le groupe radical depuis le 8 août. Outre la Grande-Bretagne, la France participe aux raids dans ce pays, et des avions de combat néerlandais pourraient commencer leurs opérations "dès ce week-end" selon La Haye. L'exécution de Henning a suscité l'indignation de la communauté internationale, Londres qualifiant l'EI de groupe "barbare". Condamnant un meurtre "brutal", Washington a promis "de continuer à prendre des actions décisives pour affaiblir et à terme détruire l'EI", aux côtés des pays de la coalition qui mène des raids aériens contre ses positions en Syrie et en Irak.

En Syrie et en Irak

La montée en puissance de l'EI en Syrie, où le groupe contrôle de larges secteurs dans le nord et l'est, a éclipsé la guerre entre le régime de Bachar el-Assad et les rebelles, qui se battent par ailleurs tous deux contre les jihadistes. Au premier jour de l'Aïd al-Adha, la grande fête des musulmans, le président Assad, dont les apparitions publiques sont rares, a participé à la prière à la mosquée Nouaman ben Bachir, à Damas, selon l'agence officielle Sana. Le compte Twitter de la présidence a publié des photos de Bachar el-Assad priant aux côtés de dignitaires religieux et de membres de son gouvernement. Dans son sermon, Adnan Afyouni, le plus haut responsable religieux de Damas, a critiqué "l'Ouest et ses collaborateurs arabes" pour avoir "décidé de faire de notre pays un champ de bataille". En Irak, les forces fédérales irakiennes, des tribus sunnites et des milices chiites ont repris vendredi une grande partie de Dhoulouiya, au nord de Bagdad, à l'EI, dans l'un des succès les plus significatifs dans la guerre contre les jihadistes. La tribu sunnite Joubour, alliée du gouvernement, résistait depuis juin aux attaques incessantes des jihadistes. "Il y a encore de petits affrontements (...) Nous porterons le dernier coup demain", avait indiqué vendredi soir à l'AFP Moustafa Nadhom, un combattant qui parlait au téléphone depuis la ligne de front. Selon un officier de police local, environ 80% de la ville est aux mains des forces pro-gouvernementales.

 

THEME 5 - 2 : Ukraine: les combats font rage autour de l'aéroport de Donetsk

Source, journal ou site Internet : RFI

Date : 4 octobre 2014

Auteur : Sébastien Gobert

 

Les combats font rage à l'aéroport de Donetsk, avec des pertes humaines des deux côtés, dont des civils. Au vu de la structure du terrain, c'est une offensive de longue haleine qui se déroule dans cette région.

C'est du mètre par mètre. Les troupes rebelles sont déterminées à reprendre l'aéroport de Donetsk et semblent avoir pris un avantage déterminant. Mais les forces ukrainiennes, qui contrôlent l'aérogare depuis des mois, se sont solidement retranchées et ont construit un réseau de bunkers et d'abris souterrains.

Artillerie lourde

Si le fracas de l'artillerie lourde résonne jusque dans le centre-ville à longueur de journée, les détonations de grenades et de fusils-mitrailleurs indiquent que les combats rapprochés font aussi rage. Les assauts des séparatistes sont menées depuis les étages de bâtiments environnants, qui sont visés en retour par l'artillerie ukrainienne.

Tenir, mais à quel prix ?

 

 

Malgré le danger, quelques civils résident toujours près des combats. Selon un porte-parole de l'armée ukrainienne, les troupes loyalistes tiennent bon et viennent de recevoir des ravitaillements samedi matin. Mais nul ne sait combien de temps les soldats ukrainiens peuvent tenir leurs positions dans ces conditions, et à quel prix.

 

THEME 5 - 3 : Des dizaines de morts dans des attentats suicides à Benghazi

Source, journal ou site Internet : Magharebia

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Aya Elbrqawi
 

Plus de trente soldats libyens ont été tués jeudi 2 octobre lors de plusieurs attentats suicides à la voiture piégée et de heurts avec des islamistes à Benghazi. Ansar Al-Sharia et ses alliés sont responsables des trois explosions survenues près de l'aéroport de Benina, a indiqué le Libya Herald . Ces derniers affrontements en date ont éclaté mercredi, lorsque Ansar al- Sharia et d'autres islamistes armés ont lancé une nouvelle offensive pour s'emparer de la zone de Benina située autour de l'aéroport de la ville.

Deux voitures piégées ont explosé au passage d'un convoi militaire qui se dirigeait vers l'aéroport, a indiqué un porte-parole de l'armée à l'AFP. Un troisième engin a explosé ensuite non loin du lieu du premier attentat. Ces explosions ont été suivies par des combats féroces dans le quartier de Benina. Les explosions consécutives aux affrontements ont détruit des postes électriques dans les quartiers de Sidi Faraj, Quarshah et Buatni, en périphérie de Benghazi. Des bombes ont également visé deux tours de transmission électrique, selon Awad Qutaish, responsable des installations de transfert dans l'est de la Libye. "Trois bombes ont explosé et une autre a fait long-feu. Ces explosions ont déstabilisé les tours, ce qui pourrait entraîner un blackout total dans la région de l'est si elles venaient à tomber", a-t-il ajouté. "Le poste de Sidi Faraj Quarshah est hors service, celui de Mrawah Quarshah est toujours en service mais la tour a tendance à basculer à cause de l'explosion", a-t-il ajouté. "Les équipes de maintenance de la Compagnie générale d'électricité ont maintenu l'unique source d'énergie pour les pompes des puits d'eau de Quarshah, Alfaakat, Hawari du service de distribution situé au sud de Benghazi." Jibreel Ali, ingénieur de 43 ans dans une compagnie pétrolière, a indiqué que les combattants "cherchent tous, sous des noms différents, à détruire la Libye". "Tout est détruit, des aéroports aux tours d'électricité", a-t-il ajouté. "Ils nous ramènent au Moyen-Âge, sans électricité, sans nourriture, sans écoles et sans installations de santé", a-t-il poursuivi. Une source officielle au Centre médical de Benghazi a expliqué que la morgue avait reçu 265 corps durant le seul mois de septembre, parmi lesquels 127 liés à des affaires de meurtres, dont vingt par assassinats directs. Pour sa part, Masood Omran Tajouri, avocat de 53 ans, estime que "toutes nos souffrances en Libye sont le fait des Frères musulmans. Ce sont eux qui financent et endoctrinent les jeunes, qu'il s'agisse d'organisations connues ou secrètes."

 

THEME 5 - 4 : Mission canadienne de combat en Irak: les détails du déploiement

Source, journal ou site Internet : 45°Nord CA

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Jacques N Godbout

 

Après avoir déposé la motion ouvrant la voie à une mission de combat et pavant la voie au déploiement de chasseurs CF-188 Hornet en Irak, le gouvernement Harper a dévoilé ce vendredi plus de détails dans une note d’information sur l’engagement canadien en Irak. Stephen Harper a déposé ce matin une motion ouvrant la voie à l’envoi d’avions de chasse et d’avions de ravitaillement pour participer aux frappes aériennes menées par les pays de la coalition internationale assemblée par les États-Unis contre les cibles du groupe armé État islamique, en Irak seulement pour l’instant, tout en entrouvrant la porte à des frappes en Syrie. Un débat et un vote auront lieu lundi à ce sujet, mais le débat sera toutefois limité à cinq heures et, bien sûr, le vote est déjà acquis au gouvernement qui dispose de la majorité des sièges à la Chambre.

Le déploiement

La mission des avions de transport Hercules CC-130J et un CC-177 Globemaster de l’Aviation royale du Canada et leurs équipages déployés pour aider à l’envoi de ressources militaires essentielles aux alliés qui apportent leur contribution aux forces kurdes qui combattent l’EIIL est maintenu. La mission des jusqu’à 69 militaires canadiens qui peuvent être déployés en Irak pour conseiller les forces de sécurité irakiennes sur le plan stratégique et tactique est prolongée de 6 mois, ce qui correspond aussi à la durée initiale de la nouvelle mission de combat. Plus particulièrement, au cours de la mission qui durera au plus 6 mois, le Canada fera ce qui suit, précise la note d’information du gouvernement canadien:

Il fournira un CC150 Polaris, deux CP140 Aurora et un avion de transport pour améliorer les capacités de ravitaillement, de surveillance aérienne et de transport des membres de la coalition menant des frappes aériennes contre le groupe terroriste EIIL

et ses alliés en Irak, y compris environ 280 membres d’équipage et autres membres du

personnel;
Il fournira jusqu’à six chasseurs de combat CF188 Hornet dans le cadre d’une force de

frappe visant à appuyer les forces irakiennes dans le combat contre le groupe terroriste EIIL et ses alliés en Irak, y compris environ 320 membres d’équipage et autres membres du personnel.

Les membres du personnel et les ressources aériennes de l’ARC dans leur ensemble demeureront sous commandement canadien, mais pourraient se voir attribuer des tâches quotidiennes à accomplir pour la mission de la part de commandants de la coalition.

La pertinence de la flotte de CF-188

Les CF188 ont fait preuve de puissance aérienne moderne en 2011 au-dessus de la Lybie et le lieutenant-général Yvan Blondin, commandant de l’Aviation royale canadienne, déclarait justement aux parlementaires récemment à propos sur la pertinence de la flotte de CF-18, «qu’il avait une confiance totale en la capacité des aéronefs et du personnel de déployer la puissance aérienne du Canada partout dans le monde, afin d’appuyer les opérations aériennes en cours en Irak». «Les aéronefs que nous pilotons aujourd’hui ont continuellement fait l’objet de travaux de modernisation tout au long de leur durée de vie utile, afin de s’assurer que nos équipages peuvent se diriger dans des zones dangereuses en ayant la confiance qu’ils possèdent le matériel dont ils ont besoin pour réaliser leurs missions de manière sécuritaire», expliquait le le Lieutenant=général Blondin. «Les membres de notre Aviation royale canadienne et les aéronefs ont démontré qu’ils peuvent combattre aux côtés de nos alliés : ils sont aptes au combat, et les capacités de nos CF188 aujourd’hui font en sorte qu’ils puissent servir aux côtés des aéronefs de chasse pilotés par nos alliés dans la lutte contre l’EIIL[ le groupe l'État islamique].

Les objectifs de la mission

Le gouvernement déploiera donc des membres des Forces armées canadiennes, des aéronefs et d’autre équipement afin, dit le document d’information:

de soutenir et effectuer des frappes aériennes contre le groupe terroriste EIIL et ses alliés en Irak;

de fournir des conseils et de l’aide aux forces irakiennes dans leur lutte contre l’EIIL et ses alliés en Irak;

de fournir des services de renseignement, de surveillance et de reconnaissance;
de fournir du personnel de planification et de liaison pour travailler avec les É.-U. et

les autres alliés.

Sur les objectifs de la mission, le premier ministre avait déjà déclaré ce matin qu’ils étaient de réduire de façon importante les capacités à mener des actions militaires d’ampleur et d’avoir des bases dans la région. Les frappes devraient aussi diminuer la capacité du groupe islamiste radical à mener des actions à l’extérieur. Stephen Harper a aussi admis que l’action militaire n’éradiquera pas l’«État islamique» mais, dit-il, faisant valoir que cette action diminuera plutôt un conflit dans la région qui devenait de plus en plus dangereux, donnant le temps de trouver d’autres solutions. Par ailleurs, «Nous allons attaquer l’État islamique uniquement là ou le Canada a le soutien clair du gouvernement de ce pays», a dit le chef du gouvernement canadien,expliquant qu’il ne voulait faire la guerre ;a aucun gouvernement de la région, mais ajoutant ajoutant toutefois que, si cela devenait possible, il étendrait les frappes à la Syrie.

Une coalition renforcée

Les Américains ont commencé les frappes en Irak le 8 août dernier, rejoint par la France, puis le Royaume uni. De plus, les .États-Unis effectuent également des frappes en Syrie de façon quasi-continu depuis le 23 septembre avec l.aide de cinq pays arabes qui se sont joints à la coalition, le Royaume de Bahreïn, le Royaume hachémite de Jordanie, le Royaume d’Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis. La coalition engagée en Irak, et pour certains pays en Syrie, s’était déjà renforcée vendredi avec l’envoi par l’Australie d’avions de combats et de 200 militaires. La Belgique, le Danemark, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni mènent également des frappes aériennes contre le groupe l’État islamique aux côtés des États- Unis et de cinq alliés arabes Jordanie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar et Bahreïn. Le Canada renforcera donc encore la coalition qui lutte le groupe armé ultra-radical et ultra violent qu’est l’État islamique qui vient de décapiter aujourd’hui même son quatrième otage occidental. Le groupe l’État islamique s’est emparé de pans entiers du territoire irakien dans une offensive fulgurante en juin dernier, a proclamé sur les territoires qu’il contrôlait en Irak et en Syrie un «califat» islamique où il exige l’obéissance absolue de tous les musulmans et fait régner depuis la terreur, persécutant les minorités, violant et assassinant.

6/ RENSEIGNEMENTS ET MENACES :

 

THEME 6 - 1 : Le terroriste Saïd Arif refait surface en Syrie

Source, journal ou site Internet : Le Point

Date : 4 octobre 2014

Auteur : Geneviève Colonna d‘Istria
 

Condamné à dix ans de prison en 2007, ce terroriste algérien était parvenu à s'échapper de sa résidence surveillée en 2013. Il aurait été localisé en Syrie.

Alors qu'un nouvel otage occidental vient d'être décapité par les djihadistes de l'État islamique, l'humanitaire Britannique Alan Henning, les organisations antiterroristes internationales auraient localisé avec certitude l'islamiste Saïd Arif, en première ligne en Syrie. Il s'était enfui en 2013 de sa surveillance surveillée en Auvergne. Les dernières nouvelles le concernant remontaient à février 2014. Les services du renseignement français soupçonnaient cet islamiste algérien d'avoir rejoint la Syrie, auprès de groupes terroristes. Désormais, le doute ne semble plus permis. Selon le journal L'Éveil, ce dangereux activiste serait en première ligne parmi des groupes de combattants affiliés au mouvement État Islamiste, devenu tristement célèbre depuis les décapitations de plusieurs Occidentaux, dont le Français Hervé Gourdel. Il aurait rejoint la Syrie dès octobre 2013, soit seulement six mois après une évasion rocambolesque de sa résidence surveillée à Brioude (Haute-Loire), en Auvergne. Le samedi 11 mai 2013, sa fuite avait ridiculisé la Direction centrale du renseignement intérieur et mis en évidence les limites des méthodes de surveillance de ce dangereux terroriste. Saïd Arif, alors assigné dans un hôtel de la sous-préfecture auvergnate depuis octobre 2012, s'était tout simplement fait la belle à bord de la voiture de la fille du tenancier de l'établissement qui l'hébergeait. Une incroyable bévue lorsqu'on sait que quelques mois auparavant, alors qu'il se trouvait en résidence surveillée à Millau, dans l'Aveyron, il était déjà parvenu à s'enfuir, avant d'être rattrapé en Suède et ramené en France.

Cynique et provocateur

Condamné à dix ans de prison en 2007 pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, cet islamiste radical algérien, ex-membre du GIA, cynique et provocateur, avait même accordé avant son évasion une interview dans le journal local Le Renouveau. Il y déclarait froidement que "les attentats-suicides ayant une dimension économique étaient le meilleur moyen de lutte pour les islamistes", avant d'ajouter : "Avec une voiture piégée, vous tuez 150 à 200 personnes." Avant sa condamnation de 2007, Saïd Arif avait déjà été mis en examen puis condamné en 2004 pour "appartenance à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière dans le dossier des filières de recrutement de combattants en Tchétchénie. Il faisait partie de la nébuleuse islamiste qui projetait des attentats contre la tour Eiffel, un grand magasin du Forum des Halles, des commissariats ou des établissements abritant des intérêts israéliens.

Formé dans les camps d'al-Qaida

À sa sortie de prison, l'homme, qui devait être extradé vers l'Algérie, avait été assigné à résidence en France, car la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) avait décidé de suspendre son extradition. Elle craignait des représailles contre lui, car Saïd Arif faisait l'objet de menaces dans son propre pays d'origine. La France s'était alors retrouvée dans l'obligation de le retenir sur son territoire... Formé dans les camps d'entraînement d'al-Qaida en Afghanistan, il y a notamment appris le maniement des armes, des explosifs mais aussi des armes chimiques et y a côtoyé Ben Laden et ses plus fidèles lieutenants. Pas étonnant de retrouver ce fanatique en haut de l'affiche dans le nord de la Syrie. Reste désormais à connaître son niveau d'implication dans les réseaux fondamentalistes comme le groupe État islamique (EI), qui a revendiqué vendredi la décapitation d'un quatrième otage occidental, et menace d'en tuer un cinquième, en représailles aux frappes aériennes contre l'EI en Irak et en Syrie.

 

THEME 6 - 2 : Le nord du Maroc perd des jeunes aux mains de l'EIIL

Source, journal ou site Internet : Magharebia

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Imrane Binoual

Parmi les milliers de jeunes Marocains ayant pris les armes dans les rangs de l'Etat islamique (EIIL), nombre sont issus des villes défavorisées du nord du pays. Les derniers aspirants jihadistes arrêtés la semaine dernière à Melilla et Nador avaient baptisé leur cellule inspirée de l'EIIL "Ansar l'Etat islamique au Maghreb Al-Aqsa", a indiqué le ministère espagnol de l'Intérieur, dimanche 28 septembre. Il y a moins de quinze jours, une autre cellule marocaine de recrutement de l'EIIL avait été démantelée à Fès, Outat El Haj et Nador. Elle était dirigée par un professeur d'école.

Nombre de jeunes, à l'instar de ceux-ci, ont choisi de renoncer à la vie dans leurs foyers pour aller rejoindre les rangs de l'organisation terroriste la plus brutale qui soit depuis l'apparition d'al-Qaida. Mais on sait en revanche peu de choses sur ce que ce choix implique pour leurs familles et leurs proches. Magharebia a donc décidé de se rendre dans le nord pour rencontrer ces familles désespérées.

De technicien à terroriste

A Fnideq, une ville qui surplombe la banlieue de Ceuta, la famille d'un jeune jihadiste vit dans le quartier de Sabila. Ahmed Sbihi, 22 ans, a quitté la maison un soir, et n'est jamais revenu. Il est parti combattre dans les rangs de l'EIIL. Après plusieurs coups frappés à une porte en bois de couleur marron foncé, une femme nous répond avec hésitation. Après l'avoir persuadée de nous recevoir, elle accepte de nous parler du départ de son fils unique. Latifa Shiiri Slimani, la mère d'Ahmed, refoule ses larmes en nous expliquant : "Mon fils n'était pas un extrémiste." Ahmed affichait une attitude normale avant de disparaître, et n'entretenait aucun lien avec l'EIIL, insiste-t-elle. "Il avait obtenu son diplôme et travaillait comme technicien spécialisé dans l'aluminium", poursuit-elle. "Il ne savait rien de l'EIIL, nous non plus. Tout ce que je sais, c'est que je suis rentrée un jour et ai remarqué que mon fils était absent. Je l'ai cherché, mais ne l'ai pas vu. Je l'ai appelé au téléphone, mais il n'a pas répondu." "Il m'a par la suite contactée pour me dire qu'il se trouvait en Syrie", indique-t-elle, des sanglots dans la voix. "Lors d'un autre appel, il m'a dit qu'ils l'avaient battu et qu'il avait tenté de rentrer au Maroc." Sa tante intervient alors pour nous en dire plus sur Ahmed. "Je l'ai élevé avec ma sœur dans le respect d'Allah et de Son messager. C'était un garçon bon et pacifique. Il avait l'habitude de jeûner avec moi les lundis et les jeudis. Nous ne comprenons pas comment il a pu changer ainsi", explique-t-elle. Latifa confesse avec douleur qu'elle s'accroche encore à l'espoir de voir son fils lui revenir. "Si j'avais su, je l'aurais enfermé à la maison", conclut-elle. Le père d'Ahmed, Mohamed Sbihi, chauffeur de taxi de son état, explique que lorsque son fils est parti il y a des mois, personne ne savait ce qu'il était advenu de lui. Une fois les autorités informées, les enquêteurs conclurent qu'Ahmed avait rejoint l'EIIL. Depuis, Mohamed se bat pour faire revenir son fils.

"'Mon frère à rejoint l'EIIL"

"Ne sois pas triste pour moi, ô ma sœur, nous nous retrouverons au paradis, si Dieu le veut." Tels furent les mots prononcés à voix basse par Abdellatif à sa sœur Assia Alban lors de leur dernier appel. Ce jeune homme de 25 ans a quitté Fnideq pour aller combattre avec l'EIIL en Syrie. "Mon frère Abdellatif était un beau jeune homme", explique Assia. "Il était né à Al Hoceima et avait déménagé pour venir vivre avec moi lorsqu'il avait environ dix ans. C'est moi qui l'ai élevé. Après avoir passé son baccalauréat, il a décidé de ne pas poursuivre ses études, et a travaillé aux douanes pendant un an. Il est ensuite parti travailler dans un cybercafé pendant un an et demi, jusqu'à ce que mon père lui donne l'argent pour ouvrir sa propre boutique." Et Assia de poursuivre : "Il priait normalement, mais s'était lié d'amitié avec un jeune salafiste. Nous avons découvert que c'était ce salafiste qui lui avait demandé de partir pour le jihad avec l'EIIL." "L'année dernière, il a commencé à dire que la vie que nous menions n'était pas la vraie vie ; que la vraie vie était en Syrie. Il a expliqué à mon cousin qu'il avait l'intention de rejoindre l'EIIL, et celui-ci m'a alors informée de ses intentions", explique-t-elle. "Je l'ai accompagné voir l'imam de la mosquée, qui lui a montré que le jihad est dans le cœur, pas dans les armes, et que sa famille avait besoin de lui. Il a été convaincu par ces paroles", ajoute Assia. Elle marque une pause avant de poursuivre : "Mon frère a alors recommencé à parler du jihad avec l'EIIL après avoir communiqué avec des jihadistes salafistes sur l'internet. Nous ne l'avons pas pris au sérieux, parce qu'il était d'un esprit ouvert, aimait la musique et faire de l'exercice. Ce n'était pas ses idées, seulement des idées que quelqu'un d'autre lui avait inculquées." "Mais plus le temps passait, plus je ressentais que mon frère était en train de changer", explique-t-elle à Magharebia. Assia continue de nous raconter. "Il a commencé à me conseiller d'arrêter de travailler comme couturière, me disant qu'il travaillerait, veillerait à assurer mes besoins, et que la place des femmes était à la maison. Il s'est ensuite laissé pousser une longue barbe, et j'ai alors su que quelque chose était en train de changer. J'ai appelé ma mère à la campagne, et elle l'a menacé, lui disant que s'il partait en Syrie, elle ne lui pardonnerait pas, ni dans ce monde, ni dans l'au-delà." "Il lui a assuré qu'il allait se raser la barbe et se sortir ces idées de la tête", explique-t-elle.

C'est alors qu'elle a découvert qu'il avait revendu son cybercafé.

Les yeux en pleurs, Assia ajoute : "C'était un vendredi, le jour où je n'ai pas trouvé mon frère à sa place. J'ai été surprise, parce qu'il était impensable pour lui de manquer la prière du vendredi. Après l'avoir attendu longtemps, je suis allée voir les autorités locales et leur ai dit que je soupçonnais mon frère d'être parti en Syrie." "Le lendemain, il m'a appelé pour me dire qu'il se trouvait en Turquie, et qu'il partait faire le jihad au nom de Dieu", poursuit-elle. "J'ai pleuré, et comme il ne pouvait pas le supporter, il a raccroché." Assia explique que son frère l'a une nouvelle fois contactée le jour de l'aïd al-Fitr pour lui dire qu'elle ne devait pas être triste pour lui. Elle n'a plus jamais entendu parler de lui.

Combattre le feu par le feu

Comme l'explique Abdullah Rami, grand spécialiste des mouvements islamiques au Maroc, plusieurs facteurs poussent les jeunes à rejoindre l'EIIL. Le "passage de ces jeunes Marocains, en particulier dans les villes de Fnideq et de M'diq, d'un statut de jeunes pacifiques à celui de combattants dans les rangs de l'EIIL est le résultat de facteurs sociaux comme le chômage", laisse-t-il entendre. "De plus, les cellules actives dans les quartiers marginalisés du nord du Maroc considèrent ces quartiers comme des terreaux fertiles pour le recrutement et la mobilisation de partisans. Elles exploitent la naïveté de certains jeunes et les conditions sociales déplorables dans lesquelles ils vivent", ajoute cet analyste. Un autre facteur est "la communication via les réseaux sociaux ou des sites web avec les partisans du jihadisme salafiste dans plusieurs pays dans le monde". "Nous devrions réformer le champ religieux, créer des emplois, renforcer la sensibilisation politique et lutter contre l'extrémisme religieux, pour élaborer une véritable stratégie de lutte contre l'Etat islamique", ajoute-t-il.

Plusieurs spécialistes estiment que le champ de bataille est numérique.

Pour l'analyste stratégique Mountacir Zian, le combat contre la propagation de l'extrémisme commence par "un mécanisme de cyber-surveillance et de cyber-défense approprié, en particulier dans les pays du Maghreb". Au cours des derniers mois, l'EIIL a littéralement pris d'assaut le cyber-espace avec des vidéos, des photos et des messages jihadistes. "Les islamistes radicaux ont des méthodes de recrutement très dangereuses sur l'internet", confirme Idriss Raouah, expert en cybercriminalité à la Cour pénale internationale (CPI). "Nous devons mieux sensibiliser, dans les écoles et dans les médias, et expliquer aux gens que cette technologie est à double tranchant", explique-t-il à Magharebia. Selon Wahid Moubarak, secrétaire national de l'Espace moderniste pour le développement et la coopération (EMDC) de Casablanca, l'accent doit être mis sur la promotion d'un Islam pur et modéré, exempt de toute pratique terroriste et d'expressions d'extrémisme religieux. "Nous devons utiliser le même mécanisme, la toile, pour lutter contre cet endoctrinement", conclut-il.

 

THEME 6 - 3 : À Hong Kong, les Triades entrent dans la bataille

Source, journal ou site Internet : Le Point

Date : 4 septembre 2014

Auteur Sébastien Falletti

La situation se tend dans certains quartiers, où les mafieux des Triades sèment le trouble, et les partisans du retour à l'ordre commencent à se faire entendre.

Scènes de chaos dans la nuit chaude de Mongkok. Sous les néons clignotants des devantures, Nathan Road s'est transformée en arène de corrida. "Lâchez-le ! Lâchez-le !" hurle la foule massée sur les trottoirs et le toit des stations de métro, comme au spectacle. Sur la chaussée, l'homme débraillé est poursuivi par des policiers débordés et des dizaines de caméras de télévision. L'officier tente de le calmer, sous les huées des milliers de spectateurs agglutinés derrière un cordon installé par les forces de l'ordre. La confusion s'installe dans ce quartier populaire, au nord de la presqu'île de Kowloon, devenu le point chaud de la crise hongkongaise depuis vendredi. Et l'ombre mafieuse des "Triades" chinoises plane désormais sur la bataille. Dans la soirée, une bande d'une vingtaine d'hommes masqués a violemment pris à partie des jeunes manifestants qui occupent ce fief traditionnel des organisations criminelles. L'affrontement dégénère et la police tarde à intervenir. Un homme quitte la scène le visage en sang. Sous le choc, les leaders de la contestation dénoncent l'inaction de la police et suspendent les négociations proposées par le chef de l'exécutif Leung Chin-ying la veille. Elles accusent les autorités de pactiser avec les Triades pour semer le trouble et faire dérailler la contestation pacifique. "La police n'ose plus utiliser les gaz lacrymogènes à cause de la présence de la presse internationale. Alors elle a recours aux membres des Triades pour créer des incidents et menacer la population", affirme Martin Lee, le président du Parti démocrate, devant la foule rassemblée à Admiralty, face au siège du gouvernement.

Contre-manifestation

Alertés, certains se ruent à Mongkok, pour prêter main forte aux manifestants. "Je ne suis pas un fervent supporteur de la cause, mais j'ai décidé de venir ce soir car je veux soutenir les étudiants agressés", explique Alex Choi, 26 ans, jeune architecte propre sur lui. "Tout le monde est excité, c'est difficile pour nous de garder le calme", confie un officier de police transpirant, au coeur de la nuit, rejetant les accusations d'inaction. Au petit matin, les forces de l'ordre ont arrêté dix-neuf personnes, dont plusieurs membres des fameuses Triades, confirmant en partie les accusations des leaders de la cause démocratique. Mais l'irruption de ces hommes de main illustre également le "ras-le-bol" réel d'une partie du petit peuple de Hong Kong, dont le gagne-pain est menacé par l'occupation de la jeunesse de plusieurs points névralgiques de la cité de 7 millions d'habitants. Commerçants ou chauffeurs de taxi, souvent payés à la journée, dénoncent le blocage de la ville par une génération qu'ils voient comme des "enfants gâtés". Dans ce contexte, le week-end s'annonce brûlant, avec de nouveaux risques de dérapage. Samedi, la tension est de nouveau palpable sur les avenues de Mongkok, où une contre-manifestation des partisans du retour à l'ordre est prévue. Un nouveau mouvement arborant un "ruban bleu", en réplique au "ruban jaune" de la "génération parapluie". La bataille pour le contrôle de Hong Kong fait rage.

 

THEME 6 - 4 : Syrie: la Turquie très réticente à s'impliquer dans le conflit

Source, journal ou site Internet : RFI

Date : 4 octobre 2014

Auteur : Jérôme Bastion

 

En Syrie, un site semble menacé par les combattants du groupe Etat islamique et préoccupe au premier chef la Turquie. C’est le tombeau d'un dignitaire ottoman, Suleiman Chah, localisé en Syrie mais sous souveraineté d’Ankara et, à ce titre, placé sous la protection d'une quarantaine de soldats turcs. Le président Recep Tayyip Erdogan a ouvertement menacé les jihadistes de représailles en cas d'attaque de ce lieu. Pour la première fois, le président turc a expliqué quel pourrait être, selon lui, le prétexte à des frappes ou une intervention sans hésiter « contre la présence de l’Etat islamique » ; ce serait selon Recep Tayyip Erdogan, « si et seulement si les jihadistes violaient le statut d’extraterritorialité du mausolée Suleiman Chah », père du fondateur de la dynastie ottomane, une minuscule portion de territoire turc sur les rives de l’Euphrate, au dessus de Raqqa.

Provocation ouverte

Hormis cela, il faudrait au moins une provocation ouverte des islamistes pour imaginer une riposte d’artillerie de la Turquie, en cas, par exemple, de chute de projectiles sur le territoire turc, sinon, et le ministre de la Défense Ismet Yilmaz l’a bien précisé lors de son argumentation de la résolution devant le Parlement : elle n’a pas vocation à être appliquée immédiatement.

Ankara n'a aucune envie de voler au secours des Kurdes

La Turquie veut pouvoir instaurer et assurer la sécurité d’une zone tampon en Syrie du nord, qui permettrait de gérer le flot des réfugiés, de protéger sa frontière et fournir une assistance militaire et logistique aux combattants de l’Armée syrienne libre, un point c’est tout. Or, même ces simples missions, bien éloignées des buts de la coalition, semblent irréalisables en l’état actuel des choses. Et surtout, Ankara n’a aucune envie de voler au secours des Kurdes en ouvrant les hostilités contre le groupe Etat islamique, son ancien allié objectif et qui le reste toujours dans sa lutte contre le pouvoir de Bachar el-Assad.

 

7/ SECURITE INTERIEURE

 

THEME 7 - 1 : Qu’est-ce que la contrainte pénale ?

Source, journal ou site Internet : MSN infos
Date : 4 octobre 2014

Auteur : direction de l’information légale et administrative du Premier ministre
 

En vigueur depuis le 1er octobre 2014, la contrainte pénale est une sanction pénale alternative à la prison, le condamné étant soumis à certaines obligations. Seuls les auteurs d’un délit punissable d’une peine de 5ans de prison maximum (vols , dégradations, usage de stupéfiant, délits routiers, violences...) peuvent être mis sous contrainte pénale, cette contrainte dépendant aussi de l’état de la personne (dangerosité, situation familiale, matérielle et sociale...). D’une durée de 6 mois à 5 ans, la contrainte consiste par exemple à :

  •   répondre aux convocations du juge de l’application des peines ou du travailleur social désigné pour le suivi,

  •   recevoir les visites du travailleur social et lui communiquer les renseignements nécessaires à son suivi,

  •   prévenir le travailleur social de ses changements d’emploi,

  •   prévenir le travailleur social de tout changement de résidence ou de tout déplacement

    dont la durée excéderait 15 jours et rendre compte de son retour.

    Sur décision du tribunal, le condamné peut être soumis à des mesures supplémentaires (travail d’intérêt général, injonction de soins...). La situation du condamné est réévaluée chaque fois que nécessaire et, au moins, une fois par an. En cas de non-respect de l’ensemble de ses obligations, le condamné risque l’application de la peine de prison fixée au moment du procès initial. Cette mesure fait suite à la loi du 17 août 2014 concernant l’individualisation des peines et le renforcement de l’efficacité des sanctions pénales.

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    8/ ENERGIE - ENVIRONNEMENT CLIMAT
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    THEME 8 - 1 : Loi de 1992 : le député Arnaud Leroy a déposé un texte à l’Assemblée nationale

    Source, journal ou site Internet : Le Marin

    Date : 2 octobre 2014

     

    Si l'amendement d'Arnaud Leroy est adopté, la loi de 1992 sur la protection du pavillon pétrolier pourrait être étendue du brut aux produits pétroliers.

    A l’occasion du projet de loi sur la transition énergétique, le député PS Arnaud Leroy a déposé le 1er octobre à l’Assemblée nationale un amendement qui modifie deux articles de la loi du 31 décembre 1992 sur la protection du pavillon dans le transport pétrolier. Le but :

étendre du seul pétrole brut aux produits pétroliers l’obligation d’avoir une flotte minimale sous pavillon français. Son texte propose que « toute personne qui réalise, en France métropolitaine, une opération entraînant l’exigibilité des taxes intérieures de consommation sur un produit pétrolier (...) ou livre à l'avitaillement des aéronefs un produit pétrolier (...) est tenue de justifier d’une capacité de transport maritime sous pavillon français proportionnelle aux quantités mises à la consommation au cours de la dernière année civile ». Tout cela « en disposant de navires par la propriété ou par l’affrètement à long terme » ou « en constituant avec d’autres assujettis une société commerciale, ou une association ou un GIE dans la finalité de souscrire avec des armateurs des contrats de couverture d’obligation de capacité conformes aux contrats- types reconnus par le ministre chargé de la marine marchande ». Ce texte a fait l’objet d’un consensus des armateurs et de l’industrie pétrolière lors d’une ultime réunion organisée le matin du 1er octobre par le cabinet du secrétaire d’Etat aux Transports. Il doit être examiné par l’Assemblée nationale à l’occasion du débat parlementaire sur la loi de transition énergétique, peut-être le 8 octobre. Si une majorité de députés l’adopte, il ira ensuite au Sénat. La modification de la loi de 1992 devra ensuite être complétée par des décrets d’application qui sont déjà bien finalisés dans le cadre des réunions de travail entre armateurs et pétroliers qui se sont déroulées cette année. Eric Banel, délégué général d’Armateurs de France, salue le « rôle majeur » d’Arnaud Leroy sur ce dossier. « Le texte satisfait les professionnels, et notamment l’industrie, et reprend les préoccupations du rapport que M. Leroy a lui même écrit. » Sur la forme, la solution de l’amendement parlementaire permet d’éviter de passer par une - longue - procédure d’ordonnance envisagée par le gouvernement encore il y a quelques jours. « Si cette réforme se fait, c’est un signal formidable qui est adressé à la profession », souligne Eric Banel.

 

THEME 8 - 2 : Nouvelle centrale photovoltaïque à Fukushima, dans la zone prête à lever l’ordre d’évacuation

Source, journal ou site Internet : BE Japon 702

Date : 3 octobre 2014

 

Energia et la municipalité de Kawauchi-mura ont conclu un accord d'installation de la première centrale photovoltaïque de 2MW dans la zone "en préparation de la levée d'ordre d'évacuation" suite à l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima.

 

Energia louera 4,5 hectares de terrain à la municipalité ayant une radiation annuelle maximum de 20 milli sievert pour y installer environ 8600 panneaux solaire . La centrale devrait être finalisée en décembre 2015 et l'électricité produite sera revendu à Tohoku Electric Power.

Environ 200 millions de yens (1,5 millions d'euros [1]) seront attribués par le ministère de l'économie dans le cadre du programme "Subsidy for the Promotion of the Introduction of Renewable Energy-based Power Generation Facilities, Etc for Reconstruction Support" et 50 millions de yens (365.000 euros [1]) proviendront du "Toho's Fund for Supporting Next- generation Start-ups" de la banque Toho Bank. Sur les profits réalisés lors de la revente de l'électricité, environ 100 millions de yens (793.000 euros [1]) seront donnés à "Kaeru Kawauchi Bus Service Project for Reconstruction Support", ayant mis en place un bus entre Kawauchi-mura et Koriyama, ville refuge temporaire des habitants de Kawauchi-mura.

1] taux à 1 euros = 137¥

 

THEME 8 - 3 : Le frelon asiatique bientôt éradiqué grâce à un parasite ?

Source, journal ou site Internet : TF1news

Date : 4 octobre 2014

Auteur : avec AFP

Le frelon asiatique, une espèce invasive qui menace les ruchers européens, pourrait bientôt être éradiqué grâce aux travaux de chercheurs tourangeaux, un espoir pour les apiculteurs français qui tiendront leur 20e congrès du 10 au 12 octobre à Colmar (Haut-Rhin).

Éric Darrouzet, enseignant-chercheur à l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte (IRBI) de l'Université de Tours, observe grâce à une loupe binoculaire un cadavre de l'ennemi. A l'aide de micro-pinces de dissection, il extrait un parasite qu'il plonge immédiatement dans un tube rempli d'éthanol. "L'éthanol permet de conserver son  ADN",explique le chercheur. C'est en procédant de la sorte qu'il a découvert avec son équipe le Conops vesicularis, une espèce parasitoïde, sorte de petite mouche qui pond son oeuf au printemps sur des reines frelons. "L'oeuf éclôt, et la larve, comme l'Alien du film, va se développer dans l'abdomen de son hôte, ce qui va entraîner au bout de dix ou quinze jours la mort de la reine". Cette découverte est essentielle car si ce parasite tue la reine, la colonie entière ne lui survit pas.

Un traitement sans danger pour les abeilles, les bourdons et les guêpes ?

Les chercheurs peuvent désormais imaginer mettre au point un système de lutte biologique contre le frelon asiatique. "Il faudra des années pour démontrer que ce parasitoïde a une préférence pour le frelon asiatique et qu'il n'entraînera pas de dégâts collatéraux sur les abeilles, les bourdons et les guêpes", tempère néanmoins Éric Darrouzet qui travaille aussi sur plusieurs types de pièges. "Un des buts de notre projet est la fabrication d'un piège sélectif. Il pourrait être mis à la disposition des professionnels de l'apiculture et des amateurs pour protéger leurs ruchers", explique-t-il. Éric Darrouzet reste discret sur les avancées de ses recherches. Avec son équipe, il travaille sur l'architecture d'un piège pour qu'il soit plus sélectif, malgré l'utilisation d'un appât non sélectif. "Un prototype est déjà à 99% sélectif. Fin 2015, nous devrions avoir un piège sélectif disponible", prédit-il. Un appât lui-aussi sélectif pourrait également voir le jour. "On veut remplacer les appâts alimentaires à base de sucre et de protéines par un appât phéromonal (ndlr: issu d'une sécrétion externe produite par un organisme) à base de molécules volatiles émises par les frelons. On teste actuellement ces molécules isolées en laboratoire. On le fera dès l'année prochaine sur le terrain. L'objectif est de labelliser et de faire breveter ces pièges. Mais il nous faudra pour ça des finances",  prévient le chercheur. La vespa velutina, communément appelée frelon asiatique, est arrivée en France il y a une dizaine d'années.

Plus de 70% du territoire français

"Cette espèce pose de gros soucis car elle se nourrit de nombreux insectes, dont les abeilles. C'est une catastrophe pour les apiculteurs. Mais aussi pour la biodiversité, car ce prédateur généraliste chasse divers insectes. De plus, sa piqûre peut être mortelle", expose le scientifique. Selon lui, cette espèce invasive se répand de plus en plus en Europe, et même en Europe de l'Est, épargnée jusqu'ici. Plus de 70% du territoire français sont colonisés: c'est dire si les apiculteurs français seront intéressés par l'exposé que fera Éric Darrouzet à leur 20e congrès à Colmar. Sur le seul département d'Indre-et-Loire, l'augmentation du nombre des colonies de frelons est exponentielle. L'espèce est arrivée près de Tours en 2009. Les chercheurs avaient relevé trois colonies. En 2011, il y en avait quarante et le recensement de 2013 fait état de 400 à 600 colonies. Et les surprises ne manquent pas, car le frelon asiatique construit son nid un peu partout. On peut en trouver dans des cavités souterraines, sous des toits, dans des greniers, dans des buissons à hauteur d'homme, sur des façades de maisons, ou encore dans des arbres jusqu'à plus de vingt mètres de hauteur. Eric Darrouzet possède aussi une collection exceptionnelle de nids qu'il analyse aux rayons X pour percer les secrets de leur architecture sans les détruire.

 

9/ GEOPOLITIQUE DE LA CULTURE :

 

THEME 9 - 1 : L’incroyable Scud anglais contre l’armée de l’air française

Source, journal ou site Internet : Challenges

Date : 4 octobre 2014

 

Il aurait pu venir d’Iran, de Russie, de Corée du Nord. Mais il est venu de l’allié britannique, celui avec lequel la France a signé en grande pompe les traités de collaboration de défense dits de Lancaster House en 2010. Lui ? Un Scud incroyable, inattendu, tellement grossier qu’on se demande si c’est bien un ministre des affaires étrangères britannique qui l’a dégainé. Interrogé par la BBC qui évoquait l’engagement britannique en Irak et le nombre supérieur d’escadrons de chasse en France par rapport à au Royaume-Uni, Philip Hammond a répondu hier d’un tacle dénué de toute subtilité diplomatique : « Vous ne trouverez personne qui s'y connaît dans ce domaine qui dira que l'armée de l'air française constitue une force plus redoutable que la Royal Air Force ». Quelle mouche a donc piqué Hammond ? Difficile à dire, tant l’attaque relève plus du coup de menton de cour de récré que d’une analyse argumentée. Le constat qu’il dresse, même en excluant toute fierté cocardière, est éminemment contestable. Si l’armée de l’air britannique reste un acteur de premier plan, au savoir-faire et à l’expérience redoutables, elle traîne avec elle un boulet redoutable : l’incapacité latente de l’Eurofighter Typhoon, commandé à 160 exemplaires, de mener des frappes au sol. La meilleure illustration est le fait que les appareils envoyés par la RAF en Irak sont de bons vieux Tornado, des appareils dont la version initiale a volé pour la première fois il y a 40 ans (14 août 1974), et dont les premières livraisons à la RAF datent de 1979. Le rapport du NAO, la Cour des Comptes britanniques, sur l’Eurofighter en 2011 soulignait que les véritables capacités multi-rôles de l’Eurofighter attendraient 2018... soit la possible fin de production de l’avion au rythme de production actuel. L'autre différence, et de taille, entre les deux armées de l'air est que l'une a la capacité nucléaire, pas l'autre. La France dispose des Rafale et Mirage 2000N, équipés de missiles ASMPA, qui complètent la Force océanique stratégique de quatre sous-marins lanceurs d'engins (SNLE) équipés de missiles M51 (et les six sous-matins nucléaires d'attaque). Le Royaume-Uni, lui, n'a plus de composante aéroportée de sa force de dissuasion depuis 1993, se reposant uniquement sur les sous-marins de classe Vanguard équipés de missiles Trident. Cela n’empêche évidemment pas la RAF d’afficher des équipements qui font saliver l’armée de l’air française : une dizaine de ravitailleurs A330 MRTT sur les quatorze commandés ont déjà été livrés, quand la France se débat encore avec des antiques C-135 dont certains datent d’Eisenhower et tarde toujours à commander ses nouveaux appareils ; une dizaine de Reaper (General Atomics), capables de tirer de l’armement (459 tirs effectués à fin décembre 2013) quand la France se contente de deux Reaper non armés et d’une poignée de vieux Harfang. Mais on comprend mal l’intérêt d’une telle saillie télévisée, à l’heure où les deux pays tentent de collaborer ensemble sur les drones ou les missiles. A moins que la sortie ne soit une énième tentative de disqualifier le Rafale à l’export, en Inde ou au Qatar par exemple. Comme se demandent judicieusement certains sur la twittosphère, les Anglais auraient-ils inventé le fair-play pour les autres ?

 

THEME 9 - 2 : Poussée du parti russophone en vue aux législatives lettones

Source, journal ou site Internet : RFI

Date : 4 octobre 2014

Auteur : Marielle Vitureau 

 

Les Lettons votent ce samedi pour renouveler la Saeima, leur Parlement. Ces législatives se déroulent dans un contexte très particulier alors que les tensions entre Kiev et Moscou ne sont pas retombées depuis des semaines. La sécurité régionale a été l’un des thèmes principaux de la campagne électorale dans ce pays limitrophe de la Russie et de la Biélorussie. Il y a encore 25 ans, la Lettonie faisait encore partie de l’Union soviétique. Cela ne fait pas donc si longtemps que tout cela - la mémoire des répressions et des déportations - est encore très vivant en Lettonie, comme d’ailleurs dans le reste de la région baltique. Les populations de ces pays prennent donc les menaces de Moscou très au sérieux et craignent que la Russie ne cherche à déstabiliser la région. Il y a déjà des signes. En septembre, c’est un officier estonien des renseignements qui a été kidnappé par les Russes ou encore un bateau lituanien qui a été arraisonné, toujours par les Russes, dans les eaux internationales près de Mourmansk. Dans ce contexte, la coalition de trois partis de centre droit au pouvoir devrait être reconduite, mais leparti Harmonie, russophone, devrait faire un très bon score. Plus encore, selon certains sondages, c’est même Harmonie qui devrait remporter le plus grand nombre des cent sièges du Parlement. Alors comment l’expliquer ? La Lettonie compte une importante minorité russophone, un tiers des deux millions d’habitants. La crise en Ukraine a renforcé la polarisation de l’électorat. Les Russophones votent pour un parti russophone. Mais Harmonie se présente aussi désormais comme un parti social-démocrate. Il est dans l’opposition depuis plusieurs années et attire les plus démunis, puisque ce n’est pas lui qui a décidé des mesures d’austérité pour sortir de la terrible récession de 2009.

Symbole de l'influence russe

Lors de précédentes élections en 2011, Harmonie avait remporté 31 sièges, mais était resté dans l’opposition. Or, cette année aussi, le même scénario devrait se répéter. Ce sont les partis lettons qui gouvernent ; c’est une tendance depuis le retour de la Lettonie à l’indépendance, et encore plus dans le contexte actuel, puisque le parti Harmonie est le symbole de cette influence russe en Lettonie. Harmonie est mené par le maire de Riga, Nils Usakovs. Pendant la campagne électorale, ce jeune loup de la politique s’est montré aux côtés de Dmitri Medvedev et affiche ses liens avec Russie unie de Vladimir Poutine. Il n’a d’ailleurs pas condamné catégoriquement l’agression russe en Ukraine. Quant au programme de la coalition, il sera surtout très économique. Il faut poursuivre les efforts pour soutenir la croissance, très bonne actuellement. La sécurité économique est aussi très importante dans ce pays qui dépend beaucoup de la Russie pour son commerce.

 

10/ GEOPOLITIQUE DE L’INFORMATION :

 

THEME 10 - 1 : Messagerie, présentations : Evernote fait sa mue

Source, journal ou site Internet : ZDnet

Date : 3 octobre 2014

Auteur : La rédaction

Application : La célèbre application de productivité s'offre un nouveau client Web et de nouvelles fonctions misant sur le collaboratif.Evernote entend bien devenir au plus vite l'outil incontournable des pros. Fort de son succès, cette appli de prise et de partage de notes (texte, photo, mémo, enregistrement vocal...) n'a cessé de s'enrichir avec le temps mais cette fois, son éditeur frappe un grand coup avec une série de nouveautés qui risquent de faire mal à la concurrence.

 

Outre un nouveau client Web qui se veut beaucoup plus ergonomique, Phil Libin, p-dg de l'éditeur a dévoilé un mode Présentation visant clairement l'hégémonie de Powerpoint de Microsoft. Evernote se fait par ailleurs toujours plus collaboratif : ces présentations pourront être partagées et une messagerie instantanée baptisée Work Chat fait son apparition sur Windows, OS X, iOS et Android. Elle sera lancée vers la fin de l'année et permettra évidemment de travailler à plusieurs sur une note. Cette fois, c'est Google qui est visé... Enfin, l'éditeur a évoqué Context, une fonction de recommandation qui permettra à l'application de suggérer à l'utilisateur du contenu passé ou tiers lié à une note (qu'il s'agisse d'un texte, d'une photo, d'un graphique...).

 

THEME 10 - 2 : Facebook lorgne aussi la santé

Source, journal ou site Internet : ZDnet

Date : 3 octobre 2014

Auteur : La rédaction

Business : Le réseau social entend lancer des communautés afin de mettre en relation les patients atteints d'une même maladie. Mais pas seulement...

Après Google qui veut combattre la vieillesse et la maladie avec Calico, ou Apple qui mise sur le bien-être avec iOS 8, c'est au tour de Facebook de s'intéresser de près à la santé de ses utilisateurs. Selon Reuters, le géant américain planche actuellement sur des communautés en ligne permettant de mettre en relation les personnes atteintes de la même pathologie et des groupes de soutien mais aussi de créer des applications de préventions liées à telle ou telle maladie. L'idée est louable mais elle n'est évidemment pas dénuée d'intérêts commerciaux.

Profils

On imagine ainsi bien ces communautés visées par des publicités contextuelles, même si aux Etats-Unis, les laboratoires n'ont pas le droit de faire de la pub sur le réseau social. Mais d'autres annonceurs pourraient être intéressés. La question est également de savoir si Facebook monétisera les données collectées des membres de ces communautés, sous forme de profils, comme il le fait pour le reste des membres... Au risque de flirter avec la violation des règles de protection de la vie privée.

 

THEME 10 - 3 : Le spectre de la redevance TV appliquée aux appareils connectés refait surface

Source, journal ou site Internet : ZDnet

Date : 3 octobre 2014

Auteur : la rédaction

 

Société : François Hollande indique qu'il faut réfléchir à l'élargissement de l'assiette de la redevance, expliquant qu'il faut être plus juste. Le sujet de l'élargissement du champ d'application de la redevance TV revient régulièrement sur le tapis (depuis 2009 en fait).

Notamment en période de rentrées fiscales en baisse. Pourtant, si beaucoup de gouvernements ont envisagé de taxer d'autres appareils

qui permettent de recevoir la télévision, comme les ordinateurs, les smartphones, les tablettes, aucun d'entre eux n'a osé franchir le cap. Cette fois encore, la réflexion est entamée. Lors d'une prise de parole au CSA, le président de la République François Hollande a ainsi prôné, "une assiette plus large et plus juste" de la contribution , estimant que l'"on peut regarder les chaînes du service public sur d'autres instruments que la télévision". "La seule détention du poste de télévision ne peut pas être exclue de cette réflexion", a-t-il souligné.

Taxer ceux qui déclarent ne pas posséder de téléviseur mais qui regardent la TV par ailleurs

Et de préciser : "L'objectif est qu'à rendement constant, sans que ça ne coûte rien de plus à personne, il puisse y avoir une assiette plus large et plus juste". L'idée serait d'appliquer cet élargissement aux 3 à 5 % de foyers français qui déclarent ne pas posséder de téléviseur mais qui remplissent les conditions d'assujettissement à cette contribution. Preuve d'une certaine schizophrénie en la matière, la ministre de la culture, Fleur Pellerin, a récemment exclu

d'élargir la redevance à ces appareils connectés tout en reconnaissait qu'une réflexion était en cours. "On est en droit de se demander pourquoi, à terme, la redevance ne pèserait que sur les détenteurs de télévisions", a-t-elle ainsi déclaré. La contribution à l'audiovisuel public, actuellement de 133 euros par foyer fiscal déclarant un poste de télévision, augmentera de 3 euros en métropole l'an prochain.

THEME 10 - 4 : SFR distribue les tablettes Lenovo aux entreprises

Source, journal ou site Internet : silicon

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Christope Lagane

 

SFR s’associe à Lenovo pour fournir en tablettes et forfaits mobiles les entreprises qui mettent en œuvre leur stratégie mobile.Supports clients interactifs, solutions pédagogiques pour l’enseignement, développement d’applications métiers... Les besoins en mobilité se multiplient dans les entreprises et collectivités d’autant plus rapidement qu’ils sont portés par le très haut débit mobile soutenu par l’essor de la 4G. C’est dans cet esprit que SFR Business Team veut s’inscrire comme un partenaire de choix pour les entreprises qui s’appuient sur les tablettes pour développer leurs usages mobiles. Pour y répondre, la branche entreprise de l’opérateur s’est tourné vers Lenovo «qui propose des produits pensés pour les professionnels et occupe ainsi la place de leader sur le marché des ordinateurs en entreprise », indique Vincent Poulbère, directeur marketing de la branche entreprise de l’opérateur. Le constructeur chinois, qui présentait ce jour même sa stratégie serveurs sur la France dans la foulée de l’intégration de la division System x d’IBM, va fournir SFR avec plusieurs modèles de tablettes dont les ThinkPad Tablet, Helix et Yoga. D’autres modèles sont attendus d’ici la fin de l’année.

S’intégrer à l’environnement de l’entreprise

Une variété visant à répondre aux multiples usages allant des équipements pour travailleurs nomades aux solutions alternatives au PC de bureau avec des solutions hybrides. Livrées sous Windows 8.1 Pro, les machines sont appelées à s’intégrer facilement dans l’environnement informatique de l’entreprise... bien que la plate-forme de Microsoft n’ait pas déclenché un enthousiasme débordant du côté des professionnels. Côté connectivité, les tablettes ne supportant pas les réseaux mobiles pourront s’y connecter par l’intermédiaire d’une « clé » 4G (un modem routeur Wifi) proposée avec les forfaits data de l’opérateur (de 6 à 41 euros par mois pour 15 Mo à 12 Go). Dans ce cadre, SFR annonce étendre à 2 Go par jour (au lieu de 1 Go précédemment) le volume de son forfait data à l’international (Europe et DOM).

Une alternative à l’iPad

Quant au contrôle des flottes, il pourra être opéré depuis la solution Gestion et Sécurité des terminaux de SFR Business Team qui apporte la gestion du déploiement et l’évolution des tablettes en masse, notamment l’installation d’applications, ainsi qu’un accès aux données de l’entreprise et aux outils métier. Les tablettes Lenovo viendront ainsi diversifier le catalogue de SFR aujourd’hui essentiellement constitué d’iPad d’Apple si l’on se fie au site de l’opérateur.

 

THEME 10 - 5 : Twitter finance des travaux pour comprendre son impact

Source, journal ou site Internet : numerama

Date : 4 octobre 2014

Auteur : Julien L

Twitter s'est rapproché du Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour la mise au point d'un laboratoire de recherche sur la communication à l'heure des réseaux sociaux. Twitter financera ce projet à hauteur de 10 millions de dollars pendant cinq ans.

Dans le cadre d'un partenariat avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT), Twitter va financer pendant cinq ans un nouveau laboratoire de recherche, à hauteur de 10 millions de dollars. Cette nouvelle structure, baptisée "Laboratory for Social Machines", aura notamment accès aux entrailles du réseau social (dont le flux en temps réel des messages publics et les archives du site). Cette "nouvelle initiative se concentrera sur le développement de nouvelles technologies pour donner un sens à des modèles sémantiques et sociaux à travers le large éventail des médias publics de masse, des médias sociaux, des flux de données et des contenus numériques", explique le communiqué. Le champ de recherche ne se limitera pas à Twitter.

Les universitaires pourront travailler sur d'autres sites. "Les médias sociaux nous amènent à l'émergence d'une nouvelle ère de communication et d'engagement", a commenté pour sa part Joi Ito, le directeur du MIT Media Lab. L'objectif affiché de Twitter est d'accentuer sa compréhension du rôle de sa plateforme et des autres réseaux sociaux dans la manière dont les gens communiquent et de l'effet que peut avoir une communication rapide et fluide. Le réseau social veut ensuite appliquer les conclusions qu'il tirera de cette expérience sur des "problématiques sociétales complexes".

Lumières & Liberté (L&L) Au bout du Monde !!

Lumières & Liberté (L&L) Au bout du Monde !!

12/ REVUE de PRESSE INTERNATIONALE en langue étrangère

 

THEME 12 - 1 : Hong Kong Protests: Why you should be paying attention

Source, journal ou site Internet : Prospect magazin

Date : 1er octobre 2014

Auteur : Geroges Magnus 

 

Whether or not he actually said it, Harold MacMillan is credited with answering a question about what he feared most about being Prime Minister with the phrase “Events, my dear boy, events.” Chinese President Xi Jinping may now be feeling much the same as civil disobedience in Hong Kong turns into something approximating a popular rebellion. It is impossible to foretell the course of events on the streets over the next few days, let alone weeks. But the trouble in Hong Kong represents the first serious and mass challenge to the authority of the President since he was installed at the end of 2012. It seems probable that the “one country, two systems” principle under which Hong Kong has existed as a special region of the Chinese mainland since British rule over the island ended is quickly morphing from a motif to an epitaph. The Occupy Central movement, launched in Hong Kong last year, had already planned to use the Chinese national holiday on Wednesday 1st October as an opportunity to rally people to protest Beijing’s plans for universal suffrage for the election of the island’s ruling Chief Executive in 2017, and Legislative Council in 2020. Beijing wants to nominate the candidates for the former, for example, and regards Occupy’s demands for civic nomination of candidates as outside the Basic Law. But the catalyst for the current outbreak of unrest were Hong Kong students who began a strike a week or so ago in protest against Beijing’s political reform plans for Hong Kong. Occupy brought forward its own protest plans, and it all kicked off, so to speak, over the weekend just gone. There are a few reasons why this protest in Hong Kong, which has one of the highest levels of income per head in the world, is important. First, China’s President is waging a protracted and powerful campaign to “purify” the Communist Party, shaming or imprisoning those found guilty of corruption and purging political rivals or enemies. This is no ordinary clear-out, but one which is deemed essential to improve the Party’s compliance and authority in implementing reforms, and respect among citizens as China navigates a difficult economic transition to slower growth. President Xi has insisted that the Communist Party must not go the way of its Soviet predecessor, lacking political or ideological bottle. While professing the need for economic reforms, Xi has ruled out political reform and specifically spoken out against the type of freedoms and rights that HK protestors have, and want preserved. Xi’s government also has a serious terrorism problem in the western province of Xinjiang, which shares borders with both Afghanistan and Pakistan. Domestic unity and stability, therefore, comprise a top priority in Beijing, and there is a serious risk that the situation in Hong Kong will be seen as a test of wills, to which there can be no compromise. If the local police were unable to manage the situation away, the PLA garrison in Hong Kong would doubtless be deployed. It has, after all, happened before in response to another episode of student-led protest.

 

THEME 12 - 2 : Hong Kong protests: Confrontation is built into the Chinese model

Source, journal ou site Internet : Prospect magazine

Date : 2 octobre 2014

 

The Chinese communist party has no idea how to deal with dissent while still embracing modernity

The protestors gathering in Hong Kong have delivered a severe shock to the Chinese establishment. © Pasu Au Yeung Talking to young people in Hong Kong this summer, I was surprised to discover how few speak decent Mandarin. Arriving after a 16 year gap, I expected that the young would by now all have learnt putong hua (“common speech,” or Mandarin). They live in a tiny corner of China. Across the border, the Chinese economy has been booming for the last three decades. The future of the former colony will inevitably be decided by Beijing. You’d have thought it would make sense for them to learn the national lingua franca. Very many haven’t. Their native language is Cantonese. Their second language, if they have one, is usually English. If you speak Cantonese, converting to Mandarin isn’t that hard. The pronunciation of the two dialects is entirely different, but the grammar and characters are the same. Cantonese-speakers attending the Beijing Language University, where I studied Mandarin for a number of years, took about six months to achieve complete fluency. If young people in Hong Kong don’t speak Mandarin, this indicates a widely-shared, profound aversion to engagement with the mainland. The history of this aversion is long and complex. Economic factors have played a role, but it is about far more than cash. Before 1st July, 1997, when Britain handed back the colony to China, locals tended to look upon their compatriots across the border as poor and ignorant. They sometimes referred to them as tuqi (“rustic”, “uncouth”, “bumpkin”) or by an even more derogatory term, tu baozi (“hicks” or “rednecks”). For Hong Kong’s people, many of whom were refugees, the mainland was a vast, threatening force to be both feared and despised. They were proud of the vibrant economy and society they were creating in an archipelago of islands and a patch of land on China’s southern tip. Industrious, enterprising, lively, open to the world, their tiny colony was a standing rebuke to the savage, impoverished dictatorship to the north. Then came the handover. In the very month that Hong Kong huigui—“returned”—the Asian financial crisis struck. Grateful for Beijing’s economic support, the people of Hong Kong began to look upon the motherland with greater warmth. They started to brush up their Mandarin skills. The optimistic mood was reinforced in 2003, when the local government introduced an “Admission Scheme for Mainland Talents and Professionals.” A trickle of wealthy Chinese began to settle in Hong Kong. Beijing also sought to stimulate the local economy by creating ziyou xing—a travel scheme piloted in a handful of China’s biggest cities, granting their inhabitants the right to visit the former colony on short-term visas . By 2007, the scheme had been extended to 49 cities. Visitor numbers were accelerating sharply. Pregnant mothers came to give birth so that their children could get Hong Kong citizenship. Successful Chinese paid substantial fees for the right of settlementtaking advantage of a better quality of life, including lower taxes, cleaner air, healthier food, greater educational opportunities for their children and a higher standard of public services. Hong Kong was a good place to bring up your family, if you had the cash. From 2009 on, mainlanders could get a visa in a couple of hours. Most came for short trips but the numbers mounted up. In 2013, 40.7m visitors arrived in Hong Kong from the mainland, nearly six times Hong Kong’s population. The visitors and incomers boosted Hong Kong’s economy, but property prices were shooting up, reaching levels comparable with London. Public spacealways at a premiumbecame unbearably crowded. Locals complained that the incomers were rude, dirty and noisy. They called them huangchong, “locusts.” The dislike was mutual. Mainlanders called Hong Kongers Gangsong. The first charactergang—means “harbour,” and comes from Hong Kong’s Chinese name—Xiang Gang, “Fragrant Harbour’; the second charactersong—means “cowardly.” (This same character, in a different pronunciation, can also mean “a bear.” The bear, in Chinese culture, is held to have an impressive physique but a cowardly nature.) Gangsong is a linguistically neat, punning insult, pointing up what mainlanders see as the supine behaviour of Hong Kong’s people towards the British in colonial times. The tensions were, perhaps, inevitable. All along, the issue looming in the background was political: China is an authoritarian state while Hong Kong’s legacy is that of a British colony. Colonial Hong Kong wasn’t a democracy but it was a place governed by the rule of law, where public officials were held to certain standards of probity, where court cases were largely decided on the evidence, where property rights were secure. Some of Hong Kong’s people feel a nostalgia for British methods, manners and morals. More important, they are educated citizens of the modern world who believe in democracy. Now that Beijing has shown its hand by offering theminstead of the democracy they were promiseda packed committee selecting the candidates they’re allowed to vote for, they have seized what may be their last chance to make an effective protest. The Chinese Communist Party has no settled idea of how to deal with such dissent. It wishes to embrace modernity, but only in part. In so far as modernity is concerned with individualism, democracy and human rights, the Party, of course, rejects it. Its attitude is essentially utilitarian: let’s take advantage of what is useful and discard the rest. The focus is on China’s power and wealth and, as a corollary, the power and wealth of the Party. As the leadership doesn’t really know how to justify their position, they veer from confrontation to compromise, from bluster to bribery. They emphasise “patriotic education” and present their rule as the culmination of Chinese history. When they are pushed into a corner, they get angry. This week Chen Zuo Er, Chairman of the National Hong Kong & Macao Research Committee, stated: “The Occupy Central movement, no matter how threatening (xiong) it is, will have little bearing on the central government’s decision.” The use of the character xiong—whose dictionary meanings include ‘‘ferocious”, “terrible” and “fearful”—provides an insight into the Beijing government’s way of thinking: there has been nothing xiong about Hong Kong’s peaceful gatherings, but to Beijing they represent a frightening challenge to their authority. For a senior official to use the word suggests that Beijing has already lost its patience. The Party is trapped in the amputated modernity of the Leninist legacy which has shaped it from the beginning and which it has never abandoned. The unending paranoia about the very mention of Tiananmen 1989 is eloquent testimony to the fact. While the leaders are quite sure they are right in all they do, and that the growth of China’s economy and power is the proof of it, they remain uncomfortable. This is the underlying drama of what is happening, not only in Hong Kong this week, but right across the country. Some think the contradictions of modern China will bring about the crisis and collapse of the system. I doubt it, certainly in the foreseeable future. But confrontations like this current one, whether on a small scale or large one, are built into the Chinese “model.”

 

THEME 12 - 3 : New Vietnam Ruling Could Open Door To Further Exports

Source, journal ou site Internet : Défense news

Date : 4 octobre 2014

Auteur : Aaron Metha

 

WASHINGTON The decision by the US to legalize the sale of lethal equipment for maritime security to Vietnam could have major impacts on both the regional balance of power and US industry. The decision to allow arms sales to Vietnam for the first time since the Vietnam War comes at a time of increased Chinese aggression in the South China Sea. Sales of equipment will be restricted to maritime defense, a nebulous term that allows the US to decide on a case-by-case basis what equipment can be sold to the Vietnamese military. The goal, State Department officials told reporters during an Oct. 2 briefing, is to bolster Vietnam’s maritime security without giving them equipment that could be used in violation of human rights. “Just because we’ve shifted the nonlethal policy is not an indication we’re going to provide all lethal assistance,” one official said. “I don’t want you to get the sense the floodgates are opening.” The State Department is casting this as a decision based on improved relations with Vietnam, rather than a move to blunt Chinese aggression in the region. “This is not an anti-China move,” another official said. “This is not something where we would feel we had to alert China to. This is really a move on the continuum of things we’ve been talking about to help countries build maritime capacity.” Indeed, relations between the US and Vietnam have been warming for years, particularly since a 2010 trip to Hanoi by then- Secretary of State Hillary Clinton. The State Department officials were quick to point to internal improvements inside Vietnam as well, particularly on the human rights front. But it is impossible to deny the growing aggression of China in the region, something that came to a head over the summer when Chinese forces set up an oil rig inside water claimed by Vietnam, leading to confrontations between the two navies. Beijing eventually removed the oil rig, but Murray Hiebert, deputy director of the Sumitro Chair for Southeast Asia Studies at the Center for Strategic and International Studies, said the incident reminded Vietnam of the need to “look over their shoulders” at their northern neighbor. He added that the US has been interested in increasing military-to-military relationships in recent years, but the oil rig incident may have given the impetus for both sides to make things happen. “Vietnam is trying, like a lot of regional countries, to balance its relations with China and the US,” Hiebert said. “China is Vietnam’s biggest trading partner. It provides electricity in the north, it provides component parts for export products, so Vietnam can only go so far. It’s a very calibrated, cautious approach.” Zhuang Jianzhong of Shanghai Jiao Tong University warns that China will not be happy with what it could view as the arming of its southern neighbor. “It’s a prepositioning of equipment against China and we are not happy with this decision,” he said. “We will not overreact, for there is no immediate conflict or war between China and Vietnam. But we will talk about that when Obama comes to Beijing” for the Asia-Pacific Economic Cooperation meeting in November. Hiebert agrees Beijing won’t be happy with the move, but is unlikely to raise a public stink over it. Other nations in the region are unlikely to make much fuss about the decision, he added. “I think most countries, particularly the other claimants [to the South China Sea], are going to just see this as increasing the capability of Vietnam’s very weak Navy,” he said.

Boon for Industry?

The State Department officials acknowledged that the definition of maritime security will likely include aircraft. And for a US industrial base that is hoping for foreign sales to boost profits amid domestic budget cuts, Vietnam could represent a goldmine, said Richard Aboulafia of the Teal Group. “There is a very high degree of inevitably that one day Vietnam will be a major US defense equipment market, and for quite a few years they’ve been heading in that direction,” Aboulafia said. “Once again, the No. 1 promoter of the US cause, in terms of diplomacy, military cooperation and defense sales, is Beijing.” He expects Vietnam to move quickly to procure some form of maritime surveillance aircraft, likely excess P-3 aircraft the US Navy is looking to retire as it brings its more advanced P-8 fleet online. He added that used C-130 cargo planes could make “an awful lot of sense” for maritime search- and-rescue operations. That could come in the form of excess C-130H models, as the US National Guard wants to divest those in favor of the more modern C-130J. Carl Thayer, a professor at the Australian Defence Force Academy, said “both sides would benefit” from a P-3 agreement. He adds that Vietnam may look to add a coastal radar of some sort, and helicopters that could be launched from its Molinya-class frigates. Of note is an agreement, announced by Secretary of State John Kerry in late 2013 to provide Vietnam with five fast, unarmed patrol vessels. Thayer said Vietnam might be interested in another order of cutters, this time armed. The first State Department official said it has not received any signs from Vietnam that it wants the original tranche of five boats to have weapons added back, but did not rule out the possibility of arming those cutters down the line. While the short term market may be filled quickly, the true prize is the potential for a long-term, reliable military customer, particularly with Vietnamese naval forces willing to spend on modernization. Andrew Shapiro, a former senior State Department official who headed Political-Military Affairs, called the decision “a very positive first step that could lead to further expansion in the years ahead.” US companies are “bullish” on Vietnam as a market, Shapiro said, and so is the US government. “The US military is greatly interested in deepening cooperation with Vietnam and working more closely together,” he said “This is a significant indicator that the Vietnamese are becoming more comfortable with us as a potential partner, and I think DoD and state are interested in building on the progress.” Shapiro added that lifting the ban on lethal equipment could also lead to growth in non-defense industries. The state officials said there are no plans to lift the remaining restrictions on military trade, but left the possibility open. “As the relationship progresses, and if there is continued progress on human rights, that makes it easier and more likely we take other steps to build the relationship,” the first official said. “So we’re not ruling it out down the road, assuming there is continued progress.”

 

THEME 12 - 4 : Sikorsky Unveils Raider Prototype

Source, journal ou site Internet : Défense news
Date : 3 octobre 2014
Auteur : Aaron Metha

 

WASHINGTON Sikorsky unveiled its first S-97 Raider prototype Thursday, kicking off the test flight phase of the experimental helicopter program. The helicopter giant’s West Palm Beach, Florida, facility hosted the event, which featured executives from the firm showing off the first full production model. The company will begin ground testing shortly and expects to have first flight of the system this year. “Just four years ago, we announced plans to build the S-97 Raider and teamed with some of the best companies in the industry, understanding the need to ensure aircraft development would not falter as government defense budgets shrank in response to economic pressures,” company President Mick Maurer said in a press release. “Sikorsky is proud of its leadership in this area, and of the leadership the S-97 Raider represents among the world’s military rotorcraft.” The Raider is Sikorsky’s planned entry to replace the US Army’s OH-58D Kiowa Warrior fleet, but if it can deliver on company promises, it could find itself with a much wider audience. The Raider prototype is based on the X-2 technology that Sikorsky developed in the late 2000s, with some key differences.

Where the X-2 demonstrator was a one-person, 5,000-pound platform, the Raider is roughly 11,000 pounds with room for six troops for combat assault missions; if those troops aren’t needed, that space can be used to hold extra equipment or ammunition. While that makes the Raider a large vehicle, Sikorsky has expressed confidence it will go hand in hand with unmatched speed. The company has claimed speeds of 220 knots (253 mph), which would be significantly faster than conventional military rotorcraft. Sikorsky is funding 75 percent of the Raider program out of pocket, with the remaining 25 percent coming from 53 “principal suppliers,” the release said. The Raider is one example of the company’s focus on rapid prototyping, something Samir Mehta, the company’s president of military systems, talked with Defense News about last year. “I think it is the new model, because at a time when resources are tight, things like time to market, speed of innovation, when the aircraft gets fielded, when we can start performing our customer’s missions, that’s incredibly important,” Mehta said about the advantages of rapid prototyping. “If you can essentially reduce the time it takes to develop, you’re also reducing the resources it takes to develop,” he added. “Flight test is now a confirmation of the technologies you developed, not experimenting with the technologies you’ve developed.” According to data provided by VisualDoD, a Virginia-based defense consulting firm, Sikorsky has been the leading rotorcraft provider to the Pentagon, bringing in $18 billion in contracts in the last five years. ■

 

THEME 12 - 5 : Hackers’ Attack Cracked 10 financial Firms in Major Assault

Source, journal ou site Internet : The New York Times

Date : 4 octobre 2014

Auteur : *

*By Matthew Goldstein, Nicole Perlroth and David E. Sanger

The huge cyberattack on JPMorgan Chase that touched more than 83 million households and businesses was one of the most serious computer intrusions into an American corporation. But it could have been much worse. Questions over who the hackers are and the approach of their attack concern government and industry officials. Also troubling is that about nine other financial institutions a number that has not been previously reported were also infiltrated by the same group of overseas hackers, according to people briefed on the matter. The hackers are thought to be operating from Russia and appear to have at least loose connections with officials of the Russian government, the people briefed on the matter said. It is unclear whether the other intrusions, at banks and brokerage firms, were as deep as the one that JPMorgan disclosed on Thursday. The identities of the other institutions could not be immediately learned. The breadth of the attacks and the lack of clarity about whether it was an effort to steal from accounts or to demonstrate that the hackers could penetrate even the best-protected American financial institutions has left Washington intelligence officials and policy makers far more concerned than they have let on publicly. Some American officials speculate that the breach was intended to send a message to Wall Street and the United States about the vulnerability of the digital network of one of the world’s most important banking institutions. “It could be in retaliation for the sanctions” placed on Russia, one senior official briefed on the intelligence said. “But it could be mixed motives to steal if they can, or to sell whatever information they could glean.” The JPMorgan hackers burrowed into the digital network of the bank and went down a path that gave them access to information about the names, addresses, phone numbers and email addresses of account holders. They never made it into where the more critical financial information and personal information are stored. The bank’s security team, which first discovered the attack in late July, managed to block the hackers before they could compromise the most sensitive information about tens of millions of JPMorgan customers, said several security experts and others briefed on the matter. The attack was not completely halted until the middle of August and it was only in recent days that the bank began to tally its full extent. American officials say they have been working with JPMorgan since the intrusion was detected, chiefly through the Treasury, the Secret Service and intelligence agencies that seek to find the source of the attacks. But that is slow work and one official cautioned against leaping to conclusions about the identities or the motives of the attackers.

“We’ve been wrong before,” he said.

By TARA SIEGEL BERNARD

Consumers can lessen the risk of financial harm to themselves from big data breaches like the one at JPMorgan Chase. JPMorgan, the nation’s largest bank, has begun contacting customers and making clear that no money was taken from any accounts. There has been no evidence of any fraudulent use of customer information. Most of the household accounts belong to United States residents. The hackers ended up with the addresses, email addresses and phone numbers of everyone who logged into JPMorgan’s websites and mobile applications in the recent past. Still, the recent attacks on the financial firms raise the possibility that the banks may not be up to the job of defending themselves. The attacks will also stoke questions about regulations governing when companies must inform regulators and their customers about a breach. “It was a huge surprise that they were able to compromise a huge bank like JPMorgan,” said Al Pascual, a security analyst with Javelin Strategy and Research. “It scared the pants off many people.” Several financial regulators have warned that a coordinated attack on the banking system could set off another financial crisis. On Friday, George Jepsen, the Connecticut attorney general, opened an investigation into the breach at JPMorgan, while Benjamin M. Lawsky, New York’s top financial regulator, began calling bank officials to warn them to take the threat more seriously.

“There needs to be far more urgency,” Mr. Lawsky said in an interview.

JPMorgan has also been working with law enforcement, including the F.B.I., since shortly after detecting the intrusion, which affected about 90 of the bank’s computer servers. The bank said it believed that its systems were now secure and that the threat of the hackers’ returning was over. “To date, we have not seen any unusual fraud activity related to this incident,” said Kristin Lemkau, a bank spokeswoman. “We have identified and closed the known access paths. We have no evidence that the attackers are still in our system. We have apologized to our customers.” But much remains unanswered about the intrusion, including just who the hackers are, which other financial institutions were hit and why the hackers went down a path inside JPMorgan’s computer system that contained troves of customer information, but not financial data. The intrusion also highlights a possible gap in United States regulations. Banks are not required to report data breaches and online intrusions unless the incident is deemed to have resulted in a financial loss to customers. Breach notification laws differ by state, but most laws require only that companies disclose a breach if customer names were stolen in conjunction with other information like a credit card, Social Security number or driver’s license number. In some states, companies can wait up to a month to inform customers of a breach. Other state laws are more vague. In California, for example, banks, companies and large organizations must inform the state attorney general’s office and consumers about a breach without unreasonable delay a rule that some companies interpret liberally, officials say. This year, Kamala Harris, the California attorney general, sued the Kaiser Foundation Health Plan, saying that it took more than a year for the foundation to disclose to some employees that their personal information may have been compromised. For years, there have been attempts in Congress to force companies to inform customers more quickly when their information has been compromised, but recent bills have failed to muster enough support. One bill, sponsored by Senator Edward J. Markey, Democrat of Massachusetts, would create a clearinghouse where companies could exchange information about attacks. United States bank executives say privately that they already share intelligence informally about attacks, which are occurring frequently on their systems. This summer, Treasury Secretary Jacob J. Lew called on Congress to pass legislation that he said would bolster the information sharing process. “As it stands, our laws do not do enough to foster information sharing and defend the public from digital threats,” Mr. Lew said. That the hackers were apparently able to move around JPMorgan’s computer system undetected for several weeks is perhaps the most troubling aspect of the recent breach, officials at other large banks say. The hackers were able to attain high administrative privileges within JPMorgan’s network, rooting more than 90 servers and rummaging through customer databases with detailed information for 76 million households and seven million small-business online accounts. As they looked around, according to one person with knowledge of the breach, the hackers gleaned some critical details of customers’ accounts. With these, the hackers were able to determine whether the accounts fell within the private bank or in other business categories like mortgages. Some people briefed on the results of the attack contend that it was only a matter of time before attackers could have gained access to customer funds and critical personal data. Weeks into the attack, in mid-July, unusual behavior on the bank’s network was spotted, and the attackers were stopped before they had a chance to pull any customer data back to their servers abroad. But they did make off with one file which has unnerved executives. That file contained a list of every application and program deployed on standard JPMorgan computers that hackers can crosscheck with known, or new, vulnerabilities in each system in a search for a backdoor entry.

By JESSICA SILVER-GREENBERG, MATTHEW GOLDSTEIN and NICOLE PERLROTH

The disclosure that attackers had gained access to 76 million households’ accounts dwarfed the bank’s earlier estimate of one million. Swapping out those programs is costly and time- consuming, people say, because the bank would have to renegotiate licensing deals with technology suppliers and swap out programs and applications for hundreds of thousands of bank employees. As one former employee explained: “It’s as if they stole the schematics to the Capitol — they can’t just switch out every single door and window pane overnight.” The attack came after a recent turnover within JPMorgan’s information security group. A number of staff members followed Frank Bisignano, JPMorgan’s former co-chief operating officer, to First Data last year. This year, First Data agreed to pay JPMorgan over accusations that by wooing other executives to the payment processor, Mr. Bisignano had violated the terms of his former employment contract. By then, First Data had already hired JPMorgan’s chief information officer, Guy Chiarello; its cybersecurity czar, Anthony Belfiore; its head of compliance, Cindy Armine; and Tom Higgins, JPMorgan’s head of operation control. Anish Bhimani, the bank’s chief information risk officer, remained. Mr. Bhimani, who is well respected in the cybersecurity industry, is a co-author of a 1996 book on cybersecurity, “Internet Security for Business.” Ms. Lemkau said the bank was pleased with its current cybersecurity personnel. “This is the highest-quality team we have ever had,” she said. Last December, JPMorgan hired Dana Deasy as chief information officer from BP. Greg Rattray, a former Air Force lieutenant colonel who specialized in cyberdefense was named the head of information security in June. Challenges quickly followed. That same month, hackers found a way into the bank’s systems.

Reporting was contributed by Michael Corkery, Nathaniel Popper, Peter Eavis and Jessica Silver-Greenberg.

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