#4 Revue de presse globale du 3 oct 2014 avec sommaire (en français et anglais)

Publié le par AL de Bx

Revue de presse « Défense » du 3 octobre 2014

 

 Sommaire des articles proposés :

1) Enjeux de la Défense, Doctrine, Concepts, Missions :

  •  Principe de précaution - Frappes en Syrie : pourquoi l’Elysée hésite

  •  Qui jugera les cyberterroristes ?

    2) Relations internationales - Europe de la défense - OTAN :

  •  Les défis de la politique régionale de la Turquie

  •  Les crises chez les autres n’existent plus

  •  Accord franco-saoudien d’aide au Liban : Riyad aurait posé de « nouvelles » conditions

    3) Armements - Industries - Économie :

  •  Moratoire de 3 ans dès 2015 pour le paiement des 4 sous-marins S-80 de Navantia

  •  OCK lance la production en série de moteur anaérobie

  •  Des trous dans le fuselage des Eurofighter autrichiens

     L’Australie intéressée par les batteries litium-ion japonaises

4) Les forces armées - Air - Marine - Terre - Gendarmerie :

  •  Le CEMAT à la rencontre de la force SANGARIS

  •  Le Latouche-Tréville et Saumur : 25 ans de liens renforcés

  • 5) Zones de conflits :

  •  Nouveaux affrontements tribaux à Sabha (Libye)

  •  Syrie : la Turquie débat, Deach se déploie

  •  Mali : 9 casques bleus nigériens tués dans une attaque terroriste

  •  Les combattants terroristes voudraient agir avant l’hiver

    6) Renseignements et menaces :

  •  Le nombre de passagers clandestins explose à la frontière de Menton

  •  Drones à tout faire : mirages ou réalités ?

  •  Une importante faille de sécurité touchant les clés USB rendue publique

  •  L’Egypte veut remplir ses prisons de militants

    7) Sécurité intérieure :

     Djihadisme : la France mal protégée

8) Énergie environnement climat :

  •  Un Français sur 5 touché par la précarité énergétique

  •  Pêche : la Commission publie sa proposition de quotas pour les poissons d’eaux profondes pour 2015 2016

  •  Les gaz fluorés ont un effet croissant sur le changement climatique

    9) Géopolitique de la culture :

     Déferlante de voiles à l’université

    Jérusalem sous haute surveillance à l’approche d’importantes fêtes religieuses

10) Géopolitique de l’information :

ARM présente Mbed un OS pour l’internet des objets
Windows 10 : ce ne sera qu’une nouvelle interface
Massive fuite de données personnelles chez JP Morgan
Anonymat sur le Net : Tot bientôt intégré à Firefox ?
Faille Shellshock dans Bash : pourquoi la tempête est loin d
’être terminée

12) Revue de presse internationale en langue étrangère :

The Juncker Commission and Europe’s defence industry
In Syria, the United States is bombing friend and foe alike
US State Department Opens Door to maritime Defense Weapon Sales To Vietnam
In secret Service, Some Blacks See a Flawed Shield for The President Why Defense Has a Secure Futu
re In Boeing’s Business Mix
Navy projects blue water muscle with long rang deployment in Indian Ocean region

1/ ENJEUX DE LA DEFENSE - DOCTRINE - CONCEPTS MISSIONS

 

THEME 1 - 1 : Principe de précaution - Frappes en Syrie : pourquoi l’Elysée hésite

Source, journal ou site Internet : L’Opinion

Date 3 octobre 2014

Auteurs : JD Merchet
 

La présence de centaines de combattants d’origine française dans les rangs de Daesh embarrasse l'exécutif qui hésite à participer aux frappes antidjihadistes

Les faits - La France a décidé de mobiliser trois Rafale supplémentaires - soit neuf au total - et une frégate antiaérienne dans le golfe arabo-persique, dans le cadre des opérations militaires contre l’Etat islamique (EI), a annoncé mercredi le ministère de la Défense, à l'issue d'un conseil restreint de défense. Depuis le début des opérations militaires, le 19 septembre, la France n'a effectué que deux frappes, contribuant pour moins de 1% aux actions militaires sur l'ensemble du théâtre syro-irakien. La France repousse pour l'instant toute idée de frappes aériennes en Syrie et continue de «soutenir par tout moyen l'opposition démocratique en Syrie». Ne pas prendre le risque de tuer avec des bombes françaises des citoyens français partis faire le djihad. C'est le grand non-dit des hésitations de l'Elysée quant à une intervention militaire en Syrie contre l’Etat islamique. D'autres arguments, plus ou moins convaincants, sont mis en avant. Mais de celui-ci, personne ne veut parler. Le sujet est politiquement explosif. Au plus mal dans l'opinion publique, le pouvoir est-il prêt à assumer que des jeunes Français, pour la plupart d'origine immigrée, soient tués par l'armée française aux ordres d'un

gouvernement socialiste ? Pour l'instant, la réponse est négative - d'où les atermoiements de la position de Paris telle qu'elle a encore été exprimée jeudi par un communiqué de l'Elysée à l'issue d'un conseil restreint de défense. Une source au ministère de la Défense estime que 350 à 360 Français, ou résidents en France, sont actuellement présents sur le théâtre, l'immense majorité d'entre eux en Syrie et non en Irak. Au total, près d'un millier de personnes, la plupart très jeunes, sont impliquées dans ce djihad tricolore. Près d’un quart d’entre eux sont des convertis et les femmes sont environ 20%. On compte aussi quelques mineurs. La même source assure que 37 Français ont déjà été tués dans les combats, par les forces de Bachar, d'autres groupes rebelles ou par les récentes frappes arabo-américaines. Si, demain, la France

décidait d'élargir les (rares) frappes qu'elle conduit en Irak sur le territoire voisin de la Syrie, il est quasiment certain que des Français feraient partie des victimes. Ce sera une première dans l'histoire récente de notre pays. Certes, une grande majorité de l'opinion publique ne trouverait rien à redire à ces «dommages français collatéraux» de la lutte contre le djihadisme, mais cela pourrait radicaliser plus encore une partie de ces jeunes touchés par la propagande djihadiste et les pousser à passer à l'action sur le territoire national. Les responsables de la sécurité intérieure suivent ce dossier comme le lait sur le feu. Sans compter que les familles pourraient engager des procédures juridiques contre l'Etat. Même si celles-ci auraient peu de chances d'aboutir, elles créeraient un climat de polémique dont le gouvernement préfère se passer. Alors ministre de l'Intérieur, Manuel Valls parlait en 2012 de «l'ennemi de l'intérieur» : «La menace terroriste est bien là, présente sur notre sol en particulier dans nos quartiers populaires». Deux ans plus tard, les choses ne se sont pas améliorées, tant s'en faut. Cet «ennemi de l'intérieur» préfère aujourd'hui s'exporter au Moyen-Orient pour y combattre les «mécréants» sous les ordres du «calife Ibrahim». Mais dans ce monde globalisé, les concepts d'«intérieur» et d'«extérieur» perdent beaucoup de leur signification. Est-il légitime, pour un

gouvernement, de tuer ses ressortissants qui combattent dans un pays étranger ? Les Etats- Unis ne s’embarrassent pas de telles pudeurs, même si le débat juridique y est vif. Au moins quatre citoyens américains ont été tués par des frappes de drones, menées par la CIA ou l'US Air Force. Le plus connu est Anouar al-Awlaki, membre d’al-Qaïda, né en 1971 au Nouveau- Mexique et tué en 2011 par un drone au Yémen. Son fils Abdulrahman a également trouvé la mort, comme Samir Khan, élevé dans le Queens, à New-York, tué dans la même frappe. Enfin, Jude Kenan Mohammad, de Caroline du Nord, a été tué au Pakistan dans ce que les Américains nomment pudiquement une «exécution extra-judiciaire». Pour l'heure, ces pratiques n'ont pas franchi l'Atlantique, même si les Britanniques, forts de leur longue expérience contre les Irlandais de l'IRA, n'y rechignent sans doute pas. L’armée française s’était déjà retrouvée dans une situation délicate lors des combats au Mali en 2013. Il est probable que quelques Français ou binationaux aient combattu les armes à la main contre la force Serval. Des sources militaires indiquent que, parmi les documents retrouvés sur les djihadistes, l'armée française a découvert des courriers de Pôle emploi... En mai 2013, les forces spéciales avaient capturé Gilles Le Guen, Breton converti à l'islam qui avait rejoint les djihadistes. Toutefois, le phénomène n'avait pas la même ampleur qu'en Syrie où l'on parle de plusieurs centaines de personnes, par ailleurs très connectées sur les réseaux sociaux. Les djihadistes français pourraient-ils être déchus de leur nationalité, comme le réclame Marine Le Pen ? Juridiquement, l'affaire est complexe. La déchéance est possible, mais uniquement pour les personnes qui ont acquis le nationalité française depuis moins de quinze ans et à condition qu'elles en possèdent une autre. En engageant la France dans les frappes contre Daesh, l’Elysée s’est mis dans l’engrenage de la guerre. Elargir les opérations en Syrie ? A la Défense, on reconnaît que «la question est ouverte» : «On se donne du temps. Pour l'instant, on est dans la répartition des tâches», la France et les autres Européens (Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Danemark) n'intervenant qu'en Irak, les Arabes qu'en Syrie et les Américains des deux côtés de la frontière. Militairement, intervenir en Syrie contre Daesh serait cohérent pour trois raisons, estime-t-on dans les milieux de la Défense : 1/ cela

soulagerait l'opposition modérée - notre alliée - en affaiblissant l'un des ses ennemis, l'autre restant Bachar al-Assad, 2/ c'est en Syrie, et non en Irak, que l'essentiel se joue pour l'instant, 3/ le renseignement français connaît beaucoup mieux le terrain syrien que l'irakien. Ces arguments l'emporteront-ils? Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit en parler ce vendredi avec son homologue Chuck Hagel, au cours d'un déplacement à Washington. Subsiste la crainte de renforcer le régime de Bachar. Là aussi, les choses pourraient bouger, grâce à l'attitude de la Russie, qui semble évoluer. En échange d'une bienveillance de l'Occident sur le dossier ukrainien, Moscou pourrait contribuer à une solution politique en

Syrie. Reste donc la question «éthique», selon le mot d'un acteur du dossier : l'Elysée peut-il assumer le risque de faire tuer de jeunes Français, fussent-ils à Raqqa, la «capitale» syrienne de l'Etat islamique ?

 

THEME 1 - 2 : Qui jugera les cyberterroristes ?

Source, journal ou site Internet : slate
Date : 2 ctobre 2014
Auteur : Pierre Alonso

 

L'hémicycle très peu rempli de l'Assemblée nationale a adopté le 18 septembre le projet de loi antiterroristeprésenté par le gouvernement. Destiné à tarir le flot de djihadistes autoradicalisés partant en Syrie, et le reflux de ces combattants«déshumanisés par l’expérience quotidienne et répétée de la violence», il comprend deux volets principaux: les séjours sur zone et l'utilisation d'Internet. Sur ce point, un article du projet de loi a concentré les critiques. L'article 9 prévoit le blocage de sites faisant de la propagande terroriste, à la demande du ministère de l'Intérieur. Pour les défenseurs des libertés numériques,il s'agitd'une«extrajuridiciarisation de la répression de contenu en ligne»entraînant, en clair, «la création d'une police privée» (les hébergeurs) selon la formule de la député UMP Laure de La Raudière, très opposée à cette mesure. Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur et auteur du texte, défend sa disposition au nom d'une plus grande efficacité: la justice judiciaire alourdirait et ralentirait la procédure, un appel auprès des tribunaux administratifs est prévu par le texte... Moins âprement débattu, un autre article du projet de loi aggrave considérablement les peines en cas de piratage informatique visant les services de l'Etat s'ils sont commis en bande organisée. Conséquence, ce sont les juridictions spécialisées en criminalité organisée qui hériteront de ces dossiers. Laurence Blisson, du Syndicat de la magistrature (classé à gauche) dénonce cette réforme: «Cette disposition permet de faire entrer de nouvelles infractions dans le régime pénal dérogatoire de la criminalité organisée, qui offre des pouvoirs plus étendus au parquet et permet de retarder l'intervention d'un magistrat du siège.» Ce faisant, le projet de loi antiterroriste aborde sans avoir l'air d'y toucher un sujet sensible, controversé depuis des années: la compétence des juridictions en matière de cybercriminalité. Plusieurs rapports ont été commandés, publiés, oubliés.

Juridiction centralisée ou une spécialisation des juridictions?

Le dernier date du 30 juin. Surnommé le rapport Robert du nom du procureur général, Marc Robert, qui présidait la commission interministérielle chargée de sa rédaction, il récusait l'idée de créer une juridiction centralisée unique, comme il en existe en matière terroriste par exemple. Cécile Doutriaux, avocate spécialisée en droit des NTIC, abonde dans son sens: «Internet est un simple outil, qu'on retrouve dans des contentieux de nature très différente. Une juridiction unique pour la cybercriminalité ne serait pas adaptée au terrain.» Le rapport Robert plaidait pour un principe de spécialisation des juridictions: le parquet de Paris récupèrerait les affaires impliquant des attaques contre les services sensibles de l'Etat et contre les organismes d'importance vitale, tandis que les attaques commises «en bandes organisées» reviendraient aux juridictions inter-régionales spécialisées. A ce jour, aucune suite n'a été donnée aux cinquante-cinq recommandations. L'attribution des compétences fait l'objet d'intenses tractations, alimentées par des jeux de pouvoirs entre tribunaux. Le procureur de Paris, François Molins, a déclaré vouloir mettre l'accent sur la lutte contre la cybercriminalité dans la réorganisation du parquet financier. Une section y sera consacrée, avec deux magistrats (contre 20 pour l'autre section, spécialisée dans les délits économiques et financiers). Une nouveauté loin d'être radicale. Un magistrat, qui voit surtout un effet d'annonce dans la réorganisation voulue par François Molins, explique: «Jean-Claude Marin (prédécesseur de François Molins) avait déjà modifié l'organigramme et créé la section “délinquance astucieuse et cybercriminalité” (la section S2). Un assistant spécialisé, issu de la DCRI, l'a rejoint à l'automne dernier.» Se voyant déposséder des dossiers les plus emblématiques avec la création du parquet national financier, le procureur de Paris se positionnerait opportunément sur la cybercriminalité, sujet à la mode, mais laissé largement en jachère jusqu'ci. Le tribunal de grande instance de Paris récupère aussi les affaires d'apologie ou de provocation à la commission d'actes terroristes. Ceux qui en sont soupçonnés découvriront la galerie Saint-Eloi qui abrite la section antiterroriste du Palais de justice. Elle centralise toutes les affaires ayant trait au terrorisme, ce que critiquent de longue date les associations de défense des droits humains, pointant une justice d'exception. L'antiterrorisme élargira ainsi son périmètre, après l'adoption définitive du projet de loi, qui doit encore passer au Sénat.

La formation des magistrats devient urgente

Contournement du juge judiciaire ou justices dérogatoires, le cyberterrorisme nécessite des qualifications pour ceux qui instruisent ou jugent ces affaires. Maître Doutriaux est confiante: «Le discours selon lequel les magistrats ne maîtrisent pas du tout les questions liées à Internet est très exagéré.» Des chambres correctionnelles ou des cours d'appel ont pourtant entendu des présidents prononcer «Gogleuh» (pour Google) ou«wahou» (pour yahoo)... Nicolas Arpagian, directeur scientifique sur la sécurité numérique à l'Institut national des hautes études pour la sécurité et la justice, souligne le besoin transversal de formation:

«Tous les magistrats doivent avoir des éléments de connaissance en matière de cybercriminalité, ne serait-ce que pour savoir ce qu'il est possible de faire. Il ne faut pas dépendre du lieu de commission de l'infraction pour avoir une justice compétente.»
A ce jour, l'Ecole nationale de la magistrature ne l'intègre pas dans le cursus initial, mais propose des formations continues. Le rapport Robert recommandait de généraliser la sensibilisation et de former de manière approfondie les magistrats particulièrement concernés. Ce qui devient d'autant plus urgent depuis l'offensive lancée par l'exécutif.

 

2/ RELATIONS INTERNATIONALES - EUROPE

DE LA DEFENSE - OTAN :

THEME 2 - 1 : Les défis de la politique régionale de la Turquie

Source, journal ou site Internet : affaires-stratégiques info

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Didier Billon, directeur adjoint de l’IRIS

 

Depuis plusieurs mois, il est de bon ton, chez de nombreux commentateurs, d’ironiser, de s’inquiéter pour certains, sur les évolutions de la politique extérieure de la Turquie. L’angle d’attaque de ces critiques est immanquablement de souligner la forte contradiction qui existe entre les déclarations passées, maintes fois répétées, de Ahmet Davutoglu, alors ministre des Affaires étrangères, sur le "zéro problème avec nos voisins" et la réalité actuelle de cette assertion. Certes, la Turquie connaît aujourd’hui de réelles difficultés dans ses relations avec la plupart de ses voisins. Toutefois, deux remarques s’imposent. La première est que la formule forgée par l’ancien ministre des Affaires étrangères, même si elle a conjoncturellement de fortes difficultés à être mise en œuvre, représentait un formidable changement de paradigme par rapport à la formule "le Turc n’a pas d’autre ami que le Turc", qui a, durant des décennies, été l’un des adages de la politique extérieure turque. Modification donc essentielle dans la perception des Turcs de leur environnement géopolitique. La seconde, même si elle n’absout pas les erreurs de la Turquie, oblige à admettre qu’il est plus complexe d’articuler une politique régionale fluide et raisonnée lorsque que l’on possède pour voisin la Syrie, l’Irak ou l’Iran, plutôt que l’Espagne, l’Italie, la Suisse ou l’Allemagne. Inutile donc de prétendre donner des leçons à la Turquie sans prendre en compte ces données basiques, pourtant visiblement nécessaires à rappeler. Au cours des dernières semaines, les interrogations se sont concentrées sur les hésitations de la Turquie à participer aux opérations militaires contre l’Etat islamique. De multiples raisons justifient cette posture. Parmi celles qui sont légitimes, on peut parfaitement comprendre que les autorités d’Ankara ne souhaitent pas se retrouver partie à une intervention sous l’égide des Etats-Unis, sans résolution explicite de l’Organisation des Nations unies (ONU) et sans que les objectifs politiques des opérations militaires aient été clairement annoncés. On peut aussi comprendre les inquiétudes turques devant la décision de quelques Etats occidentaux d’armer les groupes de combattants kurdes, notamment le Parti de l’union démocratique, projection syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation qui continue, dans le même temps, à être classée dans la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et l’Union européenne. La contradiction n’est pas secondaire et nécessite que le processus de résolution politique, donc la mise en œuvre d’un compromis politique, entre l’Etat turc et ledit PKK puisse être mené à son terme dans les meilleurs délais. C’est la condition pour que la question kurde ne devienne pas un facteur supplémentaire de déstabilisation régionale. D’autres raisons qui permettent de saisir la décision turque sont, pour leur part, beaucoup plus problématiques. La première réside dans les liens tacites qui ont visiblement été établis avec les groupes djihadistes, tels le Front Al- Nosra et Daesh. Cette posture ne peut se comprendre que par l’obsession du gouvernement turc à faire tomber le régime de Bachar Al-Assad depuis l’été 2011. Cet objectif, le même donc que la plupart des Etats occidentaux, a entraîné la politique extérieure turque sur un terrain dangereux. Dans les relations internationales, les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis et, sur ce point, Ankara a commis une erreur. Les raisonnements binaires ne fonctionnent pas et sont incapables de fournir le cadre de décision prenant en compte tous les paramètres d’une situation infiniment complexe. Ainsi, les erreurs commises depuis plus de trois ans et demi quant à l’appréciation et la gestion de la crise syrienne ont été multiples. Ni Ankara, ni Paris, ni Washington ou Londres n’ont été capables d’évaluer précisément la réalité des rapports de forces en Syrie et de comprendre les dynamiques entre le pouvoir baassiste et les différentes composantes de la société syrienne. Les positions politiques promues par Ankara sur le dossier syrien, de par leur radicalité et leurs outrances, ont entraîné la Turquie sur une ligne politique dangereuse et contraire à ses intérêts. D’autant que n’est probablement pas absente des préoccupations du gouvernement turc la volonté de constituer un axe sunnite, en d’autres termes la tentation de confessionnaliser, sur ce dossier, la politique extérieure du pays. Erreur funeste : nulle politique extérieure ne peut se construire à partir de considérations religieuses, seuls les intérêts nationaux doivent servir de boussole. La complaisance à l’égard des groupes extrémistes est ainsi devenue problématique, et l’affirmation des groupes terroristes-djihadistes depuis plusieurs mois est devenue incontrôlable. C’est probablement pour cette raison que le président de la République, Recep Tayyip Erdogan, a enfin clairement indiqué lors de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU prononcé, le 23 septembre, que la Turquie s’engageait à soutenir la coalition organisée par les Etats-Unis. Décision, en outre facilitée par la libération des 46 otages turcs aux mains de l’Etat islamique depuis le mois de juillet. On le sait, les révoltes arabes ont été pour la Turquie un test quant à la viabilité de sa politique régionale, "zéro problème avec ses voisins", engagée par le Parti de la justice et du développement. Si son modèle terme qui, au passage, n’a jamais été utilisé par les dirigeants turcs eux-mêmes a, dans un premier temps, été mis en avant en tant que porteur des valeurs démocratiques et libérales, les soulèvements successifs dans le monde arabe, et notamment celui en Syrie, ont mis à jour les limites de l’influence turque. Les appels répétés d’Ankara à l’intervention de ladite communauté internationale dès la fin de l’année 2011 témoignent des difficultés de la politique étrangère turque à endosser le rôle qu’elle voulait incarner : celui d’une puissance centrale, garante de la paix, de la stabilité et de la prospérité de ses voisins, au premier rang desquels son allié syrien d’alors. Les oscillations à l’égard de ses différents partenaires mettent en relief le manque de relais turcs pour peser sur l’avenir de la Syrie. Pour des raisons principalement économiques, la Turquie ne peut en effet rompre avec ses partenaires que sont l’Iran et la Russie. De même, un alignement total sur ses alliés américains et européens mettrait à mal son image dans la région et pénaliserait donc sa marge de manœuvre sur la gestion du conflit syrien. Ses initiatives diplomatiques en faveur des oppositions syriennes, quitte à flirter avec les extrêmes, ses pronostics pour le moins hasardeux sur la chute programmée de Bachar Al- Assad et ses inflexions successives sur le dossier syrien ont réduit sa capacité à appréhender précisément son environnement proche et à devenir la puissance centrale tant escomptée.

 

THEME 2 - 2 : Les crises chez les autres n’existent plus

Source, journal ou site Internet : Frankfurter Allgemeine Zeitung

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Frank-Walter Steinmeier

 

Tribune du ministre fédéral des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, à l’occasion de son déplacement à Paris pour la Journée de l’unité allemande, parue dans le quotidien allemand « Frankfurter Allgemeine Zeitung » (FAZ) le 1er octobre 2014.

Je me rends à Paris cette année à l’occasion de la Journée de l’unité allemande. Ce n’est pas un hasard. Cette visite illustre la ferme volonté qui nous anime de préparer l’avenir ensemble, avec la France. Mon homologue français, Laurent Fabius, viendra à son tour à Berlin sous peu où il sera l’invité d’honneur d’une réunion de notre Conseil des ministres fédéral. Tout cela reflète notre confiance profonde, une confiance construite en un demi-siècle. Une confiance qui, pourtant, n’est pas une évidence aujourd’hui. La France et l’Allemagne sont deux nations fières de leur identité et qui entretiennent une relation d’amitié pas toujours sans nuages. Un schéma de pensée bien connu pointe la complexité de cette relation : les Allemands aimeraient les Français, tandis que ceux-ci ne feraient que les respecter. Inversement, les Français insisteraient pour être respectés mais n’obtiendraient de nous que de l’amour. Qu’en est-il ces jours-ci de cet amour et de ce respect ? Qui suit le débat franco-allemand dans nos opinions publiques ne peut faire autrement par moments que de se demander si notre couple se regarde encore vraiment dans les yeux. Des polémiques engendrent un climat empoisonné. On s’accuse mutuellement d’être incapable de procéder à des réformes, de gaspiller les ressources budgétaires, ou bien de faire passer l’ordre avant tout, d’être obsédé par les économies. Cet horizon limité au porte-monnaie nous empêche de voir bien des éléments essentiels sur lesquels repose justement notre amitié. À travers le marché unique et l’euro, nos destinées économiques sont étroitement liées ; cela ne fait pas le moindre doute. Si la France va mal, il manque à l’équipe européenne l’un de ses meilleurs avants. Et si l’Europe est éjectée de première division, c’est un coup tout aussi dur qui nous est porté à nous, Allemands. Avec beaucoup de courage, le gouvernement français a entrepris des réformes et je suis sûr que la France respectera les critères de stabilité que nous avons fixés ensemble. J’ai confiance dans la volonté de la France de maintenir le cap, même contre le vent. Toutes ces questions sont importantes, je ne le nie pas. Mais nous ne devons pas pour autant réduire les relations franco-allemandes au seul Pacte de stabilité et de croissance. Dans le voisinage de l’Europe s’opèrent actuellement des bouleversements dramatiques qui menacent la paix internationale et notre sécurité. Nous n’avons jamais connu à mon sens un tel nombre de crises graves, et de surcroît en même temps. Si nous consentons à voir plus loin que le bout de notre nez, nous devons bien reconnaître que nous avons plus que jamais besoin d’une Europe solidaire. Dans chacune des crises actuelles, que ce soit en Ukraine, au Proche et Moyen-Orient ou en Afrique, l’Allemagne et la France agissent ensemble. Notre « coude-à-coude » est un signal politique. Et cela fait une grande différence si l’Allemagne ou la France agit seule ou si nos deux pays savent pouvoir compter, l’un comme l’autre, sur leur savoir et leurs compétences politiques, diplomatiques et aussi militaires. Dans cette situation, la concertation avec Paris a toute la priorité. J’ai eu mon premier entretien personnel avec Laurent Fabius le jour où j’ai pris mes fonctions. À ce premier contact ont succédé de nombreux autres moments décisifs : ainsi, nous étions tous deux à Kiev, en compagnie de notre homologue polonais, lorsque Maïdan s’est embrasée et que nul ne savait ce que nous réservaient les heures à venir. Nous étions ensemble en Moldova, en Géorgie et en Tunisie pour réfuter l’idée que l’Allemagne se préoccupe avant tout de l’Europe orientale, et la France du voisinage méridional. Lorsque Paris et Berlin interviennent côte à côte sur la scène internationale, l’empreinte que nous laissons est bien plus marquée. Et quand nous mettons en commun nos ressources, comme nous prévoyons de le faire en coopérant à la mise en place d’un pont aérien vers l’Afrique de l’Ouest pour lutter contre l’épidémie d’Ebola, nos efforts sont bien plus efficaces et nous pouvons venir en aide très concrètement à un plus grand nombre de personnes. Le tableau ne serait pas complet sans ajouter que dans un monde qui semble déboussolé, nous devons préserver, ensemble, les valeurs fondamentales européennes. Dans toute l’Europe s’élèvent les voix des populistes, prônant l’égoïsme national, le cloisonnement et l’intolérance. Ce ne sont pas là pourtant les valeurs démocratiques et solidaires qu’ont défendues les révolutions pour la liberté de 1789 et 1989. Ensemble, nous sommes déterminés à faire front aux démagogues. Dans nos pays comme à l’étranger, une chose est certaine : si la France et l’Allemagne ne tendent pas, avec toutes leurs forces, vers un même objectif, cela nuit à nos deux pays, et à beaucoup d’autres encore. Les crises chez les autres n’existent plus. Voilà autant de raisons de se respecter mutuellement. Les ministres ne sont certes pas compétents pour les affaires de cœur. Mais il y a en revanche dans nos deux pays des millions de personnes qui, depuis des décennies, se consacrent de tout cœur à l’amitié franco-allemande. C’est bien grâce à elles si notre partenariat, au lieu d’être simplement une entreprise administrative, est profondément enraciné dans les villes et les villages, de Kiel à Biarritz. Il y a 24 ans, aurions-nous trouvé, sans cette passion, chez nos voisins français le capital de confiance nécessaire pour nous permettre de réaliser la réunification allemande ? Le projet franco-allemand et le projet de paix européen, au sein duquel l’Allemagne réunifiée a trouvé sa place, vivent de cette confiance. Et c’est cette confiance qui va maintenant nous aider à bien préparer l’avenir !

THEME 2 - 3 : Accord franco-saoudien d’aide au Liban : Riyad aurait posé de « nouvelles » conditions

Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour

Date : 3 octobre 2014

 

Les Saoudiens réclament des garanties que les armes ne finissent par entre les mains du Hezbollah, indique une source au Figaro. "C'est bloqué, on n'avance plus". Tel est le constat établi par une source française proche du dossier sur le projet d'aide saoudienne en équipements militaires français destinés à l'armée libanaise. "Les Saoudiens ont posé de nouvelles conditions", ajoute cette source anonyme interrogée par Georges Malbrunot dans le Figaro de jeudi. "Ils veulent attendre que le Liban se soit doté d'un président de la République conforme à leurs intérêts, et ils réclament des garanties que ces armes ne finissent pas entre les mains du Hezbollah", poursuit la source. En décembre 2013, l'Arabie avait annoncé une aide de 3 milliards de dollars au Liban pour l'achat d'armes françaises, afin notamment de lutter contre les jihadistes du groupe État islamique (EI), infiltrés au Liban. Des jihadistes (de l'EI, mais également du Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda) que l'armée a combattus début août à Ersal (Békaa), et qui retiennent otage une trentaine de soldats et membres des Forces de sécurité intérieure (FSI). Trois soldats ont déjà été exécutés, dont deux par décapitation. A l'occasion de la visite du prince héritier saoudien Salman Ben Abdel-Aziz à Paris, début septembre, Beyrouth et Paris avaient espéré une accélération de la conclusion de l'affaire. Mais, selon un diplomate français cité par le Figaro, "les Saoudiens ont présenté leurs nouvelles conditions". Dans ce contexte, les Français s'interrogent sur la logique saoudienne, alors que Riyad a envoyé une aide immédiate d'un milliard de dollars, début août, à l'armée libanaise. "Mais là, les Saoudiens n'ont posé aucune condition", s'étonne un militaire français interrogé par le Figaro. D'autres sources imputent le retard à des réticences françaises vis à vis du commandant en chef de l'armée libanaise, le général Jean Kahwagi, perçu comme "pro-américain". Notre collègue, Élie Masboungi, rapporte de son côté qu'un haut responsable du ministère français de la Défense a indiqué hier en off à la presse qu'on ne peut pas parler de retard dans la concrétisation de l'accord franco-saoudien d'aide militaire au Liban et qu'en raison de l'importance de ce marché, les délais sont normaux par rapport aux normes habituelles. Le responsable a néanmoins reconnu des lenteurs, dues à trois facteurs : l'Arabie saoudite n'a pas encore versé ce qui lui est demandé pour la mise en exécution du contrat ; nombre d'armes et de matériels ne sont pas disponibles dans l'immédiat et ils ne seront livrés, par conséquent, que par échelonnements (un char par mois, à titre d'exemple...) ; le pays fournisseur ne peut pas satisfaire intégralement la demande libanaise, du moins pour certains missiles et certains équipements de la dernière génération... Le responsable a par ailleurs noté que les honoraires demandés par l'Odas, organisme mixte chargé de la bonne exécution des marchés d'armement français, sont trop élevés et que ce chiffre n'a pas échappé à la vigilance du payeur saoudien.

 

3/ ARMEMENTS - INDUSTRIES ECONOMIE

 

THEME 3 - 1 :Moratoire de 3 ans dès 2015 pour le paiement des 4 sous-marins S-80 de Navantia

Source, journal ou site Internet : intranet entreprise

Date : 3 octobre 2014

 

Le gouvernement espagnol a annoncé mardi 30 septembre un moratoire de trois ans dès 2015 pour le paiement du programme S-80 en raison, notamment, de son rallongement. Notifié en 2005, ce programme, dont l’objectif est la construction de 4 sous-marins pour la Marine espagnol, a connu plusieurs problèmes durant la construction. Le groupe ibérique a d’ailleurs annoncé en mai 2013 qu’en raison de ces problèmes, la date de livraison du premier sous- marin serait reportée pour un délai compris entre 12 et 24 mois, tout en fixant la date de livraison du premier bâtiment à fin 2015. Construit à Cartagena, dans le sud de l'Espagne, le S-80 mesurera 70.05 mètres pour 7.3 mètres de diamètre. Son déplacement sera de 2 198 tonnes en surface et atteindra 2 426 tonnes en plongée. Ces 4 bâtiments sont destinés à remplacer les vieux sous-marins français du type Daphné. Ils disposeront d'un système de combat développé par Lockheed Martin et d'armements américains, notamment des missiles de croisière Tomahawk. Les S-80 seront, par ailleurs, dotés d'un système de propulsion en circuit fermé développé en Espagne.

 

THEME 3 - 2 : OCK lance la production en série de moteur anaérobie

Source, journal ou site Internet : intranet entreprise

Date : 3 octobre 2014

 

La Russie a annoncé mercredi 1er octobre que le chantier naval Admiralty Shipyard lancera la production en série de moteurs anaérobie pour l’ensemble des futurs sous-marins du projet LADA 677. La production d’un moteur prototype a déjà commencé. Les essais au banc réussis, les moteurs seront ensuite testés à bord d’un sous-marin. Les sous-marins de classe LADA remplaceront ceux de classe Kilo. Le moteur anaérobie permettra aux futurs bâtiments d’augmenter leur durée de plongée de 15 à 45 jours tout en réduisant le bruit, les batteries n’étant plus rechargées par les générateurs diesel. Le projet LADA 677 vise à construire 3 sous-marins à propulsion diesel-électrique. Le premier, nommé Saint- Pétersbourg, a été livré à la Marine russe en mai 2010. Les deux autres unités, commandées en 2005 et 2006, sont encore en cours de construction et seront équipées du nouveau moteur anaérobie. Cette quatrième génération de sous-marins est adaptée à tout théâtre d’opération : guerre anti-sous-marine, mission de reconnaissance, protection de bases navales, etc. Avec ce nouveau sous-marin, OCK souhaite développer ses exportations, notamment vers l’Inde et la Chine, le Groupe ayant développé un design adapté aux marines étrangères et proposé un système d’armement adapté. Le moteur anaérobie sera ensuite proposé à toutes les offres d’exportation des sous-marins du projet LADA.

 

THEME 3 - 3 : Des trous dans le fuselage des Eurofighter autrichiens

Source, journal ou site Internet : La Tribune

Date : 3 octobre 2014

 

Des vérifications de routine sur l'avion de combat européen ont révélé en Autriche un problème sur une pièce du fuselage qui réduit des deux tiers la durée de vie de ce composant. Après l'Allemagne, l'Autriche. Décidément pour l'Eurofighter, la mauvaise passe se poursuit. Des vérifications de routine ont révélé un problème sur une pièce du fuselage de l'Eurofighter qui réduit des deux tiers la durée de vie de ce composant, ont fait savoir mercredi les forces armées autrichiennes. Le fuselage de l'avion de combat est fabriqué par Premium Aerotec, une filiale allemande d'Airbus Group. Le problème a été signalé en août et doit être résolu par des modifications en cours, ajoutent-elles sans identifier le fabricant du composant. "La sécurité en vol de l'Eurofighter n'est pas affectée actuellement", a affirmé en revanche l'armée autrichienne, qui compte 15 avions de combat de ce type. Le problème est situé à l'arrière du fuselage et ramène la durée de vie du composant concerné de 6.000 à 2.000 heures de vol. A Berlin, le ministère de la Défense a confirmé le problème en le qualifiant d'"embêtant" mais en soulignant qu'il n'affectait pas les capacités immédiates des forces aériennes allemandes. Le porte-parole du ministère, Ingo Gerhartz, a précisé que BAE Systems avait identifié des trous de perçage "qui ne correspondent pas aux critères de conception" et effectuait des tests pour en mesurer l'impact.

SOUPÇONS DE POTS-DE-VIN POUR LE CONTRAT EUROFIGHTER

Depuis 2012, la justice allemande et autrichienne soupçonne le constructeur aéronautique européen Airbus Group (alors EADS) d'avoir versé au moins 70 millions d'euros de pots-de- vin dans la vente d'avions de combat Eurofighter à l'Autriche. Les soupçons de corruption autour de ce contrat d'armement, conclu en 2003, ont rythmé la vie politique autrichienne au cours des dernières années. La commande pour deux milliards d'euros de 18 Eurofighter Typhoon, fabriqués par le consortium Eurofighter, formé par Airbus Group, le britannique BAE Systems et l'italien Finmeccanica, avait été réduite en 2007 à 15 appareils sous l'effet du scandale, plusieurs partis demandant l'annulation pure et simple du contrat

THEME 3 - 4 : L’Australie intéressée par les batteries litium-ion japonaises

Source, journal ou site Internet : Intranet entreprise

Date : 3 octobre 2014

 

Le Japon a décidé d’équiper ses 4 prochains sous-marins de classe Soryu avec des batteries en Lithium-ion en remplacement des propulsions AIP (air independant propulsion system). Le programme Soryu porte sur la construction de 10 sous-marins dont six ont déjà été construits. Les batteries en Lithium-ion offrent plusieurs avantages. Plus puissantes que les batteries équipant les bâtiments actuels, elles nécessitent aussi moins de maintenance. Jusqu’à présents, les sous-marins conventionnels japonais bénéficiaient de moteurs diesel, de batteries et d’un système AIP basés sur les technologies de Kockums Stirling. Cette annonce incrémente l’intérêt de l’Australie pour les sous-marins japonais. En juin, les deux pays avaient annoncé leur accord dans le développement conjoint de technologie dans le cadre du programme de renouvellement de la flotte australienne. Ce programme, d’un montant de 33 milliards de dollars, vise à remplacer les six sous-marins australiens de classe Collins. Les sous-marins de classe Soryu sont plus gros que les sous-marins européens qui intègrent des AIP. La longue période d’obtention des contrats sur le marché des sous-marins est un avantage pour le Japon qui disposerait de temps pour développer ses batteries en lithium-ion en vue d’améliorer la performance de ses navires, leurs vitesses, et augmenter ainsi l’intérêt des marines étrangères comme la Marine australienne.

 

4/ Les forces armées- Air - Marine - Terre Gendarmerie

 

THEME 4 - 1 : Le CEMAT à la rencontre de la force SANGARIS

Source, journal ou site Internet : defense.gouv.fr

Date : 3 octobre 2014

Auteur : A Herlin

Le 29 septembre 2014, le général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, est venu faire un point de situation avec les soldats de l’opération SANGARIS à Bangui.

C’était le premier déplacement du CEMAT en République centrafricaine depuis sa prise de fonction, le 1erseptembre 2014. Accueilli par le commandant de la force SANGARIS : le général de brigade Eric Bellot des Minières, le CEMAT est allé à la rencontre des hommes dont il a salué la remarquable adaptation malgré un environnement difficile. En participant, ensuite, à une patrouille à pied nocturne, il a pu constater par lui-même la bonne coordination entre la force SANGARIS et la mission onusienne MINUSCA.

 

THEME 4 - 2 : Le Latouche-Tréville et Saumur : 25 ans de liens renforcés

Source, journal ou site Internet : defense.gouv.fr

Date : 3 octobre 2014

marine nationale

Une cinquantaine de marins de la frégate de lutte anti-sous-marine Latouche-Tréville, en escale à Nantes du 26 au 30 septembre, se sont rendus à Saumur les 27 et 28. Ils ont célébré, en présence du Maire de la ville, les vingt-cinq ans de parrainage de leur bâtiment par cette dernière. La délégation de marins a également participé aux cérémonies officialisant le jumelage de la frégate avec les Écoles militaires de Saumur. Une série de festivités qu'est venue clore une réception officielle à bord de la frégate le 29 soir. Voilà un quart de siècle que les équipages successifs du Latouche-Tréville et les saumurois s'enrichissent mutuellement. « Un bel anniversaire », pour reprendre les mots du capitaine de vaisseau Matthieu Drevon, commandant de la frégate, qui a été célébré, presque jour pour jour, tout au long de la journée du 27. Chaleureusement accueillis par la ville de Saumur, les marins du Latouche-Tréville ont pris part à de nombreuses activités destinées à fêter un quart de siècle de parrainage dans la convivialité. Après s'être initiés à la boule de fort, jeu traditionnel pratiqué dans leur ville marraine, ils ont été reçus à la Mairie. Pour sceller l'évènement, une plaque commémorative a été dévoilée par le Maire, en leur présence, sur le quai éponyme « Frégate Latouche-Tréville ». Enfin, le lendemain, les marins ont été invités à vendanger les vignes du château, autre temps fort de la vie de Saumur. Les liens forts qui unissent l’équipage aux saumurois ont également trouvé un développement avec l'officialisation d’un jumelage entre le Latouche-Tréville et les Écoles militaires de Saumur au cours d’une cérémonie solennelle dans la cours d’Austerlitz de l’école de cavalerie. « Je suis heureux que notre duo devienne un trio, a déclaré le Maire de la ville, Monsieur Jean-Michel Marchand. Depuis 25 ans, les relations entre la frégate et la ville sont très fortes. Elles s’inscrivent dans notre volonté de resserrer les liens entre la nation et ses armées », a-t-il poursuivi. Au-delà du rapprochement entre la ville de Saumur et la Marine, ce jumelage, voulu par les chefs d'état-major de la Marine et de l’Armée de Terre, s'inscrit dans un effort constant pour renforcer la connaissance mutuelle entre l'armée de Terre et la Marine. « Une proximité qui est d'autant plus importante que nos forces sont de plus en plus souvent déployées dans le cadre d'opérations interarmées », explique le capitaine de vaisseau Matthieu Drevon. L'opération Serval, à laquelle des régiments de cavalerie et le Latouche Tréville ont participé, l'a récemment démontré. Gageons maintenant que ce jumelage permettra de développer un esprit d'équipage commun aux Écoles militaires de Saumur et au Latouche-Tréville. La force du lien qui unit le navire à sa ville marraine depuis 25 ans sera pour cela un atout important. L'embarquement d'élèves et d'instructeurs des écoles saumuroises ou l'envoi de délégations lors des moments forts vécus par les unités permettront de faire vivre ce lien fraternel qui les unit désormais. Rendez-vous en 2018 pour fêter les noces de perle !

 

5/ ZONES DE CONFLITS

 

THEME 5 - 1 : Nouveaux affrontements tribaux à Sabha (Libye)

Source, journal ou site Internet : Magharebia

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Aya Elbrqawi
 

Les heurts violents entre tribus rivales à Sabha ont fait au moins treize morts et plusieurs blessés ces trois derniers jours, a indiqué le Libya Herald dans son édition de mercredi 1er octobre. Les combats entre les tribus Kadhadfa et Awlad Suleiman se sont poursuivis dans la nuit de mercredi, en dépit d'un accord de cessez-le-feu. Une trève de vingt jours avait été négociée lundi par les anciens de la ville et des représentants des tribus. "Le quartier de Manshia a connu des bombardements indiscriminés, qui ont entraîné la mort d'un père et de son fils dans l'une des maisons", a expliqué à Magharebia Zidan Mohamed, journaliste à Sabha. Fatima Gaddafi, enseignante de 41 ans, explique : "Dans ce contexte de bombardements aléatoires, les signes apparents de vie dans la ville ont disparu. Les services publics, en particulier dans le domaine de la santé, tournent au ralenti, les banques sont fermées et les stations d'essence manquent de carburant." "Le conflit entre ces deux tribus est très ancien, et il resurgit régulièrement", souligne-t-elle. "Et avec le manque de sécurité et d'autorité en Libye, et la présence d'armes aux mains de personnes irresponsables, ce conflit s'est aggravé pour des raisons insignifiantes." Comme l'explique Imran al-Majbari, employée de 46 ans : "Que soient damnés l'Aube libyenne de Misrata, les Frères musulmans et les agents infiltrés qui entretiennent le conflit entre ces deux tribus. C'est à cause d'eux que nous assistons à ces guerres et à ce bain de sang entre Musulmans, qui pousseront les deux parties dans les flammes de l'enfer, que Dieu nous en préserve." "Des obus de mortier tombent sur les quartiers résidentiels, terrorisent les habitants, détruisent les maisons et frappent les femmes et les enfants", ajoute-t-elle. Samir Zawi, avocat de 34 ans, déclare que "les groupes armés attaquent et vandalisent les magasins de la compagnie d'électricité. Si ces bombardements continuent, c'est toute la ville qui sera détruite." "La situation en Libye s'aggrave de jour en jour. D'un côté il y a Derna et Benghazi à l'est, de l'autre Tripoli, Warshefana et Bani Walid à l'ouest, puis Sabha dans le sud", poursuit-il. "Des affrontements ont maintenant lieu aux quatre coins de la Libye", conclut-il.

 

THEME 5 - 2 : Syrie : la Turquie débat, Deach se déploie

Source, journal ou site Internet : El Watan

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Ryma Maria Benyakoub Adressé par Jean-François Mazaleyrat

Alors que le groupe de l’Etat islamique continuait à progresser, hier, vers les frontières turques, malgré les raids de la coalition antidjihadistes, à Ankara, le Parlement d’Erdogan débattait sur leur intervention contre les djihadistes en Irak et en Syrie. Depuis la proclamation de son califat, en juin 2014, le groupe de l’Etat islamique ne cesse de se déployer. En Syrie, les djihadistes de Daech continuaient, hier, à tisser leur toile sur la ville kurde Kobané (Aïn Al Arab en arabe), malgré les frappes aériennes de la coalition antidjihadiste réunie par les Etats-Unis. «Les djihadistes sont désormais à moins d’un kilomètre à l’est et au sud-est de Kobané, et la ville est totalement asphyxiée», à l’exception

 

 

du Nord, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). «Mais les combattants kurdes sont déterminés à mener des “batailles de rue’’ pour défendre Kobané, troisième ville kurde de Syrie», poursuit-il. Idriss Nahsen, un responsable kurde local, a, quant à lui, déclaré : «Nous sommes prêts pour le combat», confirmant un «redéploiement» tactique des forces à l’intérieur de la ville. Par ailleurs, la chute de la ville syrienne aux mains des djihadistes de Daech risque de faire échouer le processus de paix engagé avec Ankara pour régler le conflit kurde en Turquie. «Le siège de Kobané est bien plus qu’un siège ordinaire. Si cette tentative de massacre réussit, elle aura pour conséquence de mettre un terme au processus de paix», avertissait hier Abdullah Öcalan, le chef historique des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), cité par l’agence de presse kurde Firat News. Dans ce message transmis à une délégation de membres du Parti démocratique populaire (HDP) qui lui a rendu visite mercredi dans son île-prison d’Imrali (nord-ouest), Öcalan a une nouvelle fois exhorté les Kurdes à combattre Daech «afin que le processus et le voyage de la démocratie n’échouent pas en Turquie». Les combats qui les opposent depuis deux semaines aux combattants kurdes ont déjà provoqué l’exode vers la frontière turque proche de plus de 160 000 habitants de cette région de la Syrie à majorité kurde. Ce resserrement de l’étau par les groupes armés du groupe de l’Etat islamique sur la ville de Kobané s’est fait alors que le Parlement turc s’apprêtait à entrer dans un débat sur une motion autorisant le gouvernement à participer militairement à la coalition antidjihadiste dirigée par les Etats-Unis et à laquelle prennent part une cinquantaine de pays. La Turquie, qui a été longtemps accusée d’avoir soutenu le groupe de l’Etat islamique pour accélérer la chute du régime syrien de Bachar Al Assad, a récemment changé sa position et suggéré qu’elle pourrait rejoindre la coalition anti-Daech, sans toutefois préciser les modalités de son intervention.

Obus

En effet, face à la menace grandissante du groupe de l’Etat islamique, le Parlement devait examiner à huis clos, hier après-midi, un projet de résolution du gouvernement islamo- conservateur turc qui devrait l’autoriser à engager une intervention militaire contre Daech. Le texte, qui devrait être largement approuvé, prévoit la possibilité de conduire des opérations en Irak et en Syrie, ainsi que le stationnement ou le passage en Turquie de soldats étrangers qui y prendraient part. Pour rappel, le gouvernement turc a engagé, durant l’automne 2012, des pourparlers de paix avec le PKK pour tenter de mettre un terme au conflit kurde, qui a provoqué la mort de plus de 40 000 personnes depuis 1984. Pour le président turc, Recep Tayyip Erdogan, les frappes aériennes ne suffisent pas pour venir à bout de Daech. Le général américain à la retraite, John Allen, qui coordonne la coalition internationale, a par ailleurs prévenu que l’entraînement en cours des rebelles syriens «modérés» censés combattre Daech au sol «prendra du temps, en fait peut-être des années». Kobané «s’est vidée à 90% de ses habitants et les villages environnants sont quasiment déserts et contrôlés par le groupe de l’Etat islamique», a précisé l’OSDH qui s’appuie sur un large réseau d’informateurs et de militants. Il ne resterait ainsi que quelques milliers de civils dans cette cité qui comptait 70 000 habitants avant la guerre et qui avait accueilli un nombre équivalent de réfugiés d’autres régions syriennes. Ainsi, cette région est défendue par les Unités de protection du peuple (YPG), la principale milice kurde, dont les hommes sont moins bien équipés que les djihadistes. Du côté turc de la frontière, le bruit continuel des tirs d’obus de mortiers était clairement audible, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ailleurs en Syrie, 48 personnes, dont 41 enfants, ont péri mercredi dans un attentat contre leur école à Homs, centre du pays, selon l’OSDH. L’attentat perpétré dans un quartier alaouite contrôlé par le régime n’a pas été revendiqué, mais son modus operandi rappelle celui des djihadistes. En Irak, les forces kurdes, appuyées par les raids américains et britanniques, continuent de combattre les djihadistes sur plusieurs fronts, au nord et à l’ouest de Baghdad. Londres a annoncé qu’une frappe avait détruit dans la nuit un véhicule de Daech. Les pays occidentaux craignent de voir ces djihadistes revenir sur leur territoire organiser des attentats, alors que Daech et Al Qaîda ont menacé les pays de la coalition de représailles.

 

THEME 5 - 3 : Mali : 9 casques bleus nigériens tués dans une attaque terroriste

Source, journal ou site Internet : RFI

Date : 3 octobre 2014

 

Neuf soldats nigériens tués. C'est le bilan provisoire d'une attaque contre un convoi de la Minusma ce vendredi matin au Mali. L'attaque n'a pas encore été revendiquée. Le convoi des soldats du Niger circulait sur l'axe Menaka-Ansongo. C'était une mission de ravitaillement. Deux hommes circulant à moto - le mode opératoire utilisé en ce moment par les jihadistes dans le nord du Mali - ont bombardé la patrouille à la roquette, précisément au RPG 7. Deux véhicules et une citerne ont été détruits. D'importants moyens aériens ont été ensuite déployés pour sécuriser la zone et permettre l'évacuation des blessés.

« Acte terroriste et odieux »

L'attaque, qui s'est déroulée non loin du village d'Indélimane, n'a pas été, pour le moment, revendiquée. Située au sud-est de Gao, la zone est connue pour être l'un des points de repli du Mujao (le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest). Dans un communiqué, l'état-major de l'armée du Niger a rendu hommage aux 9 soldats tués ce matin et a indiqué être « plus que jamais déterminé à lutter contre toute forme de terrorisme ». La Minusma a condamné pour sa part « cet acte terroriste et odieux ». « Ces crimes ne doivent pas rester impunis, a déclaré son porte-parole. Cette violence doit cesser immédiatement »

 

THEME 5 - 4 : Les combattants terroristes voudraient agir avant l’hiver

Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour

Date : 3 octobre 2014
Auteur : Scarlett Haddad

 

La polémique politique habituelle et le blocage des institutions cachent mal la gravité de la situation sécuritaire. C'est comme si, toutefois, on cherchait à occuper la population avec des problèmes mineurs pour l'empêcher de comprendre que le Liban traverse une des périodes les plus critiques de son histoire. Une source sécuritaire précise à ce sujet que la frontière avec la Syrie est devenue une source d'inquiétude sérieuse. Les informations en provenance de l'étranger, reçues par les services de sécurité, rapportent que les combattants de l'EI auraient reçu des instructions pour se replier de Syrie vers le Liban, seul pays de la région où l'État est suffisamment affaibli pour leur laisser une certaine marge de manœuvre. Selon les rapports sécuritaires, l'EI serait considéré à la fois comme une menace et une opportunité par certains pays de la région. Ce qui renforce sa position et sa marge de manœuvre. En Irak, par exemple, cette organisation terroriste pourrait servir à renforcer le poids de la communauté sunnite. C'est la raison pour laquelle Mossoul et la province de Ninive sont si facilement tombées entre les mains des terroristes, le gros de l'armée ayant refusé de les combattre ou ayant rejoint leurs rangs. De même, la Turquie facilite leurs déplacements puisque la plupart d'entre eux sont passés par le territoire turc pour d'abord faire chuter le régime syrien et affaiblir les pays arabes afin de prendre le leadership du monde musulman, mais aussi contre les Kurdes du PKK, puisque sa hantise reste de voir naître un État kurde à ses frontières. La Jordanie n'a qu'un souci, les éloigner de son territoire, ayant déjà fort à faire pour tenter de contrôler les extrémistes dans certaines régions du pays. De son côté, l'Arabie saoudite se sent menacée à la fois par les houthis au Yémen et par les combattants de l'EI en Irak. Elle les combat donc sur son sol, mais en même temps, elle n'est pas mécontente de les utiliser pour faire chuter le régime d'Assad en Syrie. Israël de son côté a une position ambiguë à leur égard, cherchant à les utiliser pour provoquer la fameuse confrontation entre sunnites et chiites qui ne peut que lui profiter. Mais surtout, il facilite leur arrivée dans la région de Chebaa pour y créer une force hostile au Hezbollah, sachant que cette région du Sud est essentiellement peuplée de sunnites et de druzes. L'idée des Israéliens serait de créer un nouveau front à la frontière libanaise dans la région du Sud-Est qui contribuerait à défaire encore plus le tissu social libanais et pourrait même pousser les druzes de la région à réclamer la protection de l'État hébreu. Ce serait à cause de cette menace que le leader druze Walid Joumblatt aurait entamé sa dernière série de contacts pour pousser les druzes et les habitants de la région à ne pas renoncer à leur appartenance arabe, à n'importe quel prix. Selon la source de sécurité précitée, les informations en provenance de la région de Chebaa font état de l'arrivée de milliers de réfugiés syriens, venant du Golan. Israël serait en train de faciliter leur passage, ayant déjà favorisé la prise du contrôle de Qoneitra par les combattants de Daech. Il est donc à craindre que des combattants terroristes se cachent parmi les réfugiés syriens. Ce qui pourrait créer un nouveau foyer de tension au Liban dans le genre de la bourgade de Ersal et ses environs. Le point positif, c'est que, du côté syrien, la frontière avec le Liban est pratiquement sous le contrôle de l'armée syrienne et du Hezbollah, avec quelques failles, notamment celles de Ersal, de Zabadani et de Qoneitra-Chebaa. De son côté, l'armée libanaise fait de son mieux pour fermer autant que possible la frontière du côté libanais, mais on connaît les difficultés auxquelles elle se heurte, notamment à cause de la présence de camps de réfugiés dans lesquels ses soldats ne sont pas autorisés à entrer. Selon la source sécuritaire précitée, il faut absolument éviter de créer un environnement favorable aux groupes terroristes par le biais de positions sans la moindre ambiguïté si l'on veut protéger le Liban. Il faut donc empêcher les combattants terroristes de s'infiltrer dans le tissu social libanais en misant sur les failles confessionnelles et politiques. Le meilleur moyen pour cela est de renforcer l'unité interne et d'éviter tout ce qui pourrait provoquer des tensions confessionnelles. Dans ce contexte, il est impératif de donner à l'armée une couverture politique totale et sans la moindre ambiguïté, d'autant que le temps presse. Selon les rapports sécuritaires parvenus aux services libanais, les combattants planifieraient de bouger rapidement, avant que s'installe l'hiver dur dans les montagnes et les grottes du jurd de Ersal. Ils pourraient donc préparer une attaque contre l'armée sur un double front dans le but de la neutraliser en misant sur, au minimum, une neutralité de la population sunnite, comme cela a été plus ou moins le cas à Mossoul. De la sorte, ils pourraient revenir en force à Ersal et profiter de son infrastructure pour échapper à l'isolement dans les grottes en hiver. Pour toutes ces raisons, les Libanais sont donc appelés à la plus grande vigilance et les responsables à mettre de côté leurs divergences pour ne pas prêter le flanc aux plans diaboliques des terroristes. La source sécuritaire précitée rend à ce sujet hommage au ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk qui ne cesse de tirer la sonnette d'alarme contre les projets qui se préparent contre le Liban, en cherchant à les neutraliser... Mais il faut surtout une action collective.

 

6/ RENSEIGNEMENTS ET MENACES :

 

THEME 6 - 1 : Le nombre de passagers clandestins explose à la frontière de Menton

Source, journal ou site Internet : Le Figaro

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Jean-Marc Leclerc

 

Dans un courrier au ministre de l'Intérieur, le député UMP de Nice, Éric Ciotti, révèle qu'un millier d'étrangers en situation illégale arrivent chaque semaine à Menton . Il réclame que la France rétablisse ses contrôles à la frontière sud.

Le député UMP des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, tire le signal d'alarme sur l'explosion des passages clandestins à la frontière franco-italienne. Dans un courrier qu'il vient d'adresser au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, l'élu révèle que le syndicat de policiers Alliance lui a «dressé un panorama réaliste du vécu des fonctionnaires de police sur le terrain» et que «le seuil des 19.000 interpellations d'étrangers en situation irrégulière, depuis mars 2014, aurait été franchi». Selon lui, «en une semaine, du 15 au 21 septembre, les policiers des Alpes- Maritimes auraient ainsi procédé à plus de 1000 interpellations». «Un millier de clandestins par semaine, c'est le rythme effarant de cette migration!», insiste-t-il. Cette mise en garde survient juste après «le dramatique accident du 30 septembre impliquant un clandestin sur les voies ferrées de Menton», rappelle le député, par ailleurs président du Conseil général des Alpes-Maritimes.

«Les policiers sont découragés»

L'élu insiste sur le «dénuement» total des forces de l'ordre face à l'ampleur du phénomène. Son appel au ministre de l'Intérieur fait suite à l'enquête que Le Figaro avait publiée le 5 août dernier sur le «phénomène migratoire érythréen». Un défi humain et sécuritaire qui avait justifié une «réunion exceptionnelle», le 9 juillet dernier, à la préfecture des Alpes-Maritimes.

Mais depuis l'été, la situation s'est encore dégradée. «Devant un tel afflux de clandestins, les réadmissions vers l'Italie dans la bande des 20 km se font pour l'essentiel «hors procédure», faute d'accord des autorités italiennes», assure Eric Ciotti. «Pire, écrit-il, au-delà de la bande des 20 km, à Nice par exemple, les policiers rédigent ce qu'ils appellent des «LAP», c'est-à- dire des Libre après procédure». A le lire donc, la police baisse les bras. «Les policiers sont découragés tant les renforts annoncés, pour l'essentiel des forces mobiles», ne sont pas adaptés à ce type de missions, explique le député. Lui appelle purement et simplement à ce que la France invoque «la clause de sauvegarde de la convention de Schengen permettant le rétablissement des contrôles aux frontières, car le flux migratoire en provenance d'Afrique ne paraît pas se tarir.»

 

THEME 6 - 2 : Drones à tout faire : mirages ou réalités ?

Source, journal ou site Internet : La Tribune

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Michel Cabirol

Il est encore loin le temps où il y aura des autoroutes du ciel pour les drones

En dépit d'annonces fracassantes par des entreprises prêtes à faire du "buzz", le marché des drones et de ses applications civiles est très compliqué à développer en raison de la réglementation contraignante lié à la sécurité des personnes et des biens. Et le restera encore à moyen terme. Avec les drones, il faut savoir raison garder. En dépit du foisonnement des projets des opérateurs et des constructeurs, le marché des drones civils et de ses applications est aujourd'hui très exigu... et le restera encore un bon bout de temps. Le chiffre d'affaires de cette filière s'est élevé à "moins de 100 millions d'euros en 2014" et doit atteindre "plusieurs centaines millions d'euros en 2020", selon le secrétaire de la Fédération professionnelle du drone civil (FPDC), Stéphane Morelli, qui s'exprimait le 23 septembre lors d'un colloque "Les drones : une révolution en vol", organisé par la compagnie nationale des experts de justice en aéronautique et espace. En 2018, cette filière pourrait représenter en 5.000 à 7.000 emplois (opérateurs, constructeurs et équipementiers, donneurs d'ordres), selon la FPDC. Loin et même très loin de l'explosion claironnée toutes les semaines à travers des projets les plus fous les uns des autres d'entreprises telles que Google, Amazon, DHL..., qui se font du "buzz" en s'offrant dans les médias de la publicité à bon compte. Pourquoi ? Parce que tout simplement la réglementation est aujourd'hui extrêmement contraignante, en France notamment. Il est par exemple interdit de survoler des personnes dans les zones dites peuplées. En tout cas sans

autorisation. Adieu la livraison express de la pizza les soirs de match de foot ou la commande de la belle robe de soirée faite sur internet au tout dernier moment pour sortir belle comme un cœur. Une ruée vers l'or dans le domaine des services qui fait pschitt...

UN "BUSINESS MODEL" COMPLIQUE

Dans ces conditions, trouver le "business model" pour une start-up en appelant tous les jours la préfecture pour obtenir une autorisation de survol d'un drone avec une analyse des risques relève de l'exploit. D'autant que l'autorisation en poche, il faut vider le jour J le quartier de ses

habitants pour faire voler un drone de moins de 25 kg. Sans parler de la disparité de traitement des autorisations préfectorales. Fin du rêve des autoroutes du ciel empruntées par des flots de drones. D'autant que les vols hors vue sont à ce jour peu pratiqués pour des raisons de sécurité. "Il faut assurer la sécurité des personnes et des biens au sol, et des autres aéronefs dans l'espace aérien", rappelle tout simplement le chef de la mission Aviation Générale et Hélicoptère à la direction générale de l'aviation civil (DGAC), Maxime Coffin. Les drones doivent également tenir compte des vols militaires à basse altitude. Sans oublier les restrictions dans certaines zones aéronautiques à proximité des aéroports, hélistations, pistes ULM... "La réglementation a créé le marché, pas l'inverse", résume Stéphane Morelli.

90 % DES DRONES SONT UTILISES PAR LES MEDIAS...

Aujourd'hui en France, faut-il aussi rappeler cette statistique qui en dit long sur ce marché encore très balbutiant : 90 % des drones utilisés le sont par les médias, la communication, l'événementiel, les loisirs... et 10 % par l'industrie. "Beaucoup de personnes rejoignent cette filière avec un certain amateurisme en France, explique en outre Stéphane Morelli. Ce qui

génère de nombreux problèmes". La FPDC recense 900 sociétés, principalement des opérateurs (676 autorisés par la DGAC et qui font voler un peu plus de 1.160 drones) et 1.600 drones en service en France. "Beaucoup d'entrants, souvent des auto-entrepreneurs mais aussi pas mal de sortants qui déposent le bilan", constate Stéphane Morelli. Le secteur composé de TPE-PME reste encore très fragile. D'autant que de nombreuses sociétés du secteur, qui possèdent en moyenne trois drones, sont aujourd'hui sous-financées. "Une structuration est impérative", affirme-t-il. Autant sur le plan financier que sur le plan industriel. En outre, la formation des télé-pilotes doivent être encore affinée pour pallier souvent l'insuffisance des nouveaux entrants, souvent moins aguerris dans le domaine du pilotage. "La licence de télé-pilote arrive", affirme Stéphane Morelli.

DES SIGNES PROMETTEURS

Les drones aux ailes pour le moment de plomb ne seraient-ils finalement qu'une tendance à la mode qui finira par se faner ? Pas si sûr. Car, en dépit des contraintes d'utilisation, il existe toutefois des signes prometteurs. Notamment en France, un pays de longue tradition aéronautique qui reste aujourd'hui encore parmi les leaders internationaux dans la filière drone (40 constructeurs). Même si industriels et militaires français sont complètement passés à côté de la révolut

7/ SECURITE INTERIEURE

 

THEME 7 - 1 : Djihadisme : la France mal protégée

Source, journal ou site Internet : L’Express

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Pascal Ceaux et Eric Pelletier 

La menace d'une action terroriste sur le territoire national n'a jamais été si forte. Le nombre élevé de jeunes Français partis combattre dans les rangs djihadistes et le redoutable défi de leur retour soulèvent bien des questions. Le bouclier renforcé des services de sécurité et un dispositif législatif qui a fait ses preuves suffiront-ils à écarter le danger?

Les services français pourront-ils encore compter sur le facteur chance ? Le 23 septembre dernier, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) s'est trouvée au centre d'un couac retentissant. Un avertissement sans frais qui illustre la fragilité du bouclier antiterroriste, à l'heure où la nécessité de protéger les Français d'une possible attaque se fait plus pressante. Ce cafouillage a eu d'autant plus d'écho qu'il est survenu au lendemain de l'appel au meurtre de Français par l'organisation Etat islamique (EI) et la veille de l'assassinat du guide de montagne Hervé Gourdel en Algérie. Série noire. Le 23 septembre, donc, trois djihadistes présumés de retour de Syrie, via la Turquie, passent tranquillement la frontière à l'aéroport de Marseille-Marignane alors qu'un comité d'accueil les attend depuis trois heures à Paris-Orly, à plus de 700 kilomètres de là. Une fois la nouvelle connue, ces islamistes, dont le beau-frère de Mohamed Merah, assassin de sept personnes à Toulouse et à Montauban en mars 2012, répondent aux journalistes sur leurs portables. Se sachant recherchés, ils veulent se rendre. Nouveau cafouillage : la gendarmerie de l'Hérault où ils se présentent, le 24 septembre, vers 11h30, est fermée à cette heure-là pour cause de regroupement de brigades... Le trio doit attendre qu'on lui envoie une voiture de patrouille. Les jeunes gens ont, depuis, été mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et écroués. Devant la polémique, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, défend ses troupes, rappelant qu'une "quarantaine" de retours de Turquie se sont déroulés sans incident, y compris celui d'un recruteur du djihad réputé dangereux, Mourad Farès. Mais l'épisode révèle d'autres faiblesses. Hasard malencontreux, bien que sans lien avec le ratage, le système informatique Cheops, qui permet le fonctionnement des principaux fichiers de police (personnes recherchées, automobiles dérobées...), est tombé en panne pendant deux heures, ce même après-midi. Un peu comme si les plombs de la "Grande Maison" - tous services confondus et dans toute la France - avaient sauté et que la police devenait aveugle. La faute à des carences informatiques dénoncées de longue date par les syndicats de police. "Cheops? Un moteur de 2 CV auquel on demande de tracter des remorques de plus en plus lourdes, fulmine Christophe Rouget, du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure. On agrège sans cesse de nouvelles données sans renforcer l'architecture du système." Jusqu'ici, le dispositif antiterroriste s'est révélé plutôt efficace. Des Français ont été assassinés à l'étranger (Pakistan, Mauritanie, Algérie...) mais aucun attentat islamiste n'a été perpétré dans l'Hexagone entre 1996 et 2012. "Deux tentatives sérieuses sont déjouées chaque année, assure François Heisbourg, auteur du livre blanc du gouvernement "La France face au terrorisme" (2006). Environ 1 000 Français ont été tués dans des actes de terrorisme depuis cinquante ans, mais la majeure partie d'entre eux dans les années 1970 et 1980."

La menace s'est rapprochée depuis l'éclatement de la guerre civile en Syrie, il y a trois ans, et l'intervention française en Irak au sein de la coalition menée par les Américains. Le 22 septembre, l'EI appelle à tuer "en particulier les méchants et sales Français". Deux jours plus tard survient l'assassinat, en Algérie, d'Hervé Gourdel, dont la vidéo de la décapitation est mise en ligne. La "guerre contre le terrorisme" est devenue une notion palpable.

De 10 à 20% seulement des passagers communautaires sont passés dans les fichiers

Le théâtre d'opérations irako-syrien, plus facile d'accès que ceux d'Afghanistan ou du Mali, fonctionne comme un "aimant" pour de jeunes sunnites attirés par le djihad armé. Le problème inédit qui se pose est d'abord d'ordre quantitatif. Près de 1000 personnes résidant en France sont concernées d'après les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur : 353 combattent sur place, près de 174 sont en route pour le front, 189 sont sur le chemin du retour ou déjà rentrées, 232 ont l'intention de partir. Pour les services, la masse critique est atteinte. Selon la Place Beauvau, les forces de sécurité ont procédé ces derniers mois à plus de 110 interpellations. Dans un entretien au Figaro du 26 septembre, Loïc Garnier, patron de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste, estime que la surveillance d'une cible mobilise une vingtaine de fonctionnaires. Il faut donc faire des choix, d'autant que les ex-djihadistes sont recensés dans 78 départements... Aux frontières aussi, la donne se complique. Il ne s'agit plus de détecter un commando iranien ou algérien, comme dans les années 1980 et 1990. Cette fois, il faut estimer la dangerosité de Français, ou de binationaux, partis combattre à l'étranger, dont on ignore les desseins au retour. Encore faut-il les voir rentrer... Pas moins de 144 avions en provenance de Turquie, affrétés par une quinzaine de compagnies, se posent chaque semaine dans une dizaine d'aéroports français. Ces routes ultrasensibles ne sont en réalité surveillées que par "sondages". L'article 7 du Code frontières Schengen interdit en effet des contrôles systématiques des ressortissants de l'Union européenne. "Les vérifications à l'arrivée ne sont pas conçues comme des contrôles de police mais comme des contrôles migratoires, la philosophie générale restant la liberté de circulation", résume un responsable de la Police aux frontières. De 10 à 20% seulement des passagers communautaires sont passés dans les fichiers. Les policiers voudraient donc pouvoir connaître le nom des voyageurs dès l'enregistrement à l'aéroport de départ et croiser les identités de ceux-ci avec le Fichier des personnes recherchées, comme en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Le ministère de l'Intérieur finalise l'accès de ses services aux "PNR" (passenger name records), les données de réservation du transport aérien. Paris s'efforce de convaincre ses partenaires de la nécessité de créer un fichier européen. Mais tout n'est pas simple. Techniquement, les données PNR vont alourdir les bases de données policières nationales, déjà saturées. En 2012, l'Intérieur estimait que ces nouvelles dispositions, si elles étaient appliquées, entraîneraient une "vingtaine de millions d'interrogations par an". Et, sur le plan des libertés individuelles, ces informations apparaissent bien plus intrusives que les simples mentions d'état civil. Y figurent numéro de carte bancaire, personne accompagnatrice, régime alimentaire, réservations d'hôtel ou de voiture... C'est la raison pour laquelle le Parlement européen se montre réticent à la transmission des PNR aux polices des Etats membres.

Vers la création d'un nouveau délit d'"entreprise terroriste individuelle"

A l'Assemblée nationale, l'accroissement du risque terroriste depuis le 11 septembre 2001 a eu raison de bien des réserves, y compris à gauche. Devant l'insistance de policiers et de magistrats spécialisés, les parlementaires français ont voté en treize ans six lois renforçant le Code pénal en matière antiterroriste. Depuis décembre 2012, le fait de partir combattre dans les rangs djihadistes en Syrie constitue, pour un Français, un délit de terrorisme.

La participation française à la coalition et son intervention en Irak (ici, le 19 septembre) ont accru la menace terroriste contre le pays. afp.com/Jean-Luc Brunet

La course à l'armement législatif va franchir un palier avec le projet de loi en passe d'être discuté au Sénat à la mi-octobre. Le texte vise à assécher la vague de départs. Il prévoit l'interdiction de quitter le territoire pour un ressortissant français "dès lors qu'il existe des raisons sérieuses de croire qu'il projette des dépla cements [...] sur un théâtre d'opérations de groupements terroristes". Crée en outre un délit "d'entreprise terroriste individuelle". Autorise enfin les enquêteurs à accéder aux données stockées à distance... Des voix s'élèvent pour accompagner la réponse d'un volet préventif. Selon Guillaume Denoix de Saint-Marc, directeur général de l'Association française des victimes du terrorisme, "le pire se situe au retour. Nous nous trouvons face à des personnes qui ont subi, vu ou fait des choses horribles. Les prendre en charge, c'est un chantier auquel les victimes sont prêtes à prendre leur part. Nous enregistrons actuellement 21 témoignages en plusieurs langues avec le but de les diffuser dans toute l'Europe". Interdiction administrative des départs, incarcérations au retour, intrusions informatiques... Face à la menace, les services de renseignement n'ont jamais été si puissants. "Ils se sont entièrement restructurés autour de la lutte antiterroriste, qui constitue la colonne vertébrale de leur activité", rappelle Jean-Jacques Urvoas, député (PS) et président de la délégation parlementaire au renseignement. Du 11 septembre 2001, aux Etats-Unis, à l'affaire Merah, en France, en 2012, les drames du terrorisme naissent souvent de la répétitivité des tâches, et surtout du manque de coordination. Ainsi, l'entraînement de Mohamed Merah dans un sanctuaire d'Al-Qaeda au Pakistan n'avait pu être repéré, faute d'échange d'informations entre Français et Américains. Pis : au niveau français, la coopération entre la DGSE (sécurité extérieure) et la DCRI (sécurité intérieure) avait été lacunaire, chacune des deux maisons détenant une pièce du puzzle. "Il faut rompre avec la culture du cloisonnement et du secret nuisible à la bonne conduite des enquêtes", insiste Me Marie-Laure Ingouf, avocate de l'ex-otage Nicolas Hénin, aussi intervenue dans le dossier Merah. Désormais, des cellules de coordination dédiées aux "filières syriennes" sont implantées aux sièges de la DGSI et de la DGSE. L'efficacité du dispositif pèse sur les épaules des quelque 2000 policiers spécialisés et des 3000 agents de la DGSE engagés dans la lutte antiterroriste. Au risque qu'à un moment le poids ne devienne trop lourd.

 

8/ ENERGIE - ENVIRONNEMENT CLIMAT

 

THEME 8 - 1 : Un Français sur 5 touché par la précarité énergétique

Source, journal ou site Internet : actu-environnement

Date :3 octobre 2014

 

11,5 millions de personnes soit 5,1 millions de foyers, représentant un cinquième de la population française (20%), sont victimes de précarité énergétique, selon le premier rapport de l'Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE).

 

Installé en mars 2011, cet Observatoire vise à mesurer le phénomène et identifier les zones les plus concernées "pour mieux le combattre". Il réunit notamment plusieurs acteurs de la solidarité, de l'énergie et du logement parmi lesquels l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), l'Union sociale pour l'habitat (USH), la Fédération Nationale des collectivités concédantes et Régies (FNCCR), l'Agence nationale de l'habitat (Anah) ou encore EDF, GDF Suez et le Médiateur national de l'énergie. Est reconnue en situation de précarité énergétique une personne qui consacre plus de 10% de ses revenus à ses dépenses d'énergie qui "ne permettent pas ou plus de faire face à ses besoins pour se chauffer et s'éclairer, vivant dans un logement bien souvent énergivore". "Cette définition, parce que trop générale, ne permet cependant pas d'appréhender la portée véritable des enjeux de ce fléau", estime l'Observatoire. Sur cette base, 3,8 millions de ménages (8 millions de personnes) seraient touchés par ce phénomène contre 3,4 millions de ménages en 2011. L'ONPE propose de mieux définir les contours de la précarité énergétique liée au logement à travers un panel d'indicateurs prenant également en compte le niveau de revenu (bas revenus - dépenses élevées) et le ressenti du froid. Ce qui porte leur nombre à 5,1 millions de ménages concernés (11,5 millions de personnes). "C'est le mérite de ce premier rapport de l'ONPE que d'avoir posé un socle de définitions fournissant les bases à partir desquelles une diversité de mesures et d'indicateurs permettront de fonder un diagnostic et d'établir une vision commune", a déclaré Jérôme Vignon, président de l'ONPE.

Elargir les aides via la création d'un chèque énergie

L'Observatoire recommande notamment d'élargir les aides au paiement des factures avec le chèque énergie proposé dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique, actuellement examiné par les députés en plénière. Il préconise également de "maintenir les efforts engagés" sur les dispositifs de soutien aux rénovations énergétiques des logements. L'ONPE souligne "l'importance" du programme "Habiter Mieux" piloté par l'Agence nationale de l'habitat et les actions conduites dans le logement social par l'Union sociale pour l'habitat. Il recommande que "l'effort budgétaire de l'Etat soit maintenu et ceci au-delà de 2015". La ministre du Logement Sylvia Pinel a notamment annoncé un renforcement des ressources de l'Anah qui passeront de 306 millions d'euros en 2014 à 468 millions d'euros en 2015. "L'urgence, c'est d'aider dès à présent les plus démunis à payer leurs factures de chauffage et de mettre en place un véritable bouclier énergétique. Penser pouvoir réussir la transition énergétique et écologique sans traiter la question sociale, ce serait prendre un risque majeur d'échec. C'est pourquoi je me réjouis de la création du chèque énergie dans le projet de loi sur la transition énergétique. C'est un combat de plusieurs années et une conviction personnelle", a déclaré Bruno Léchevin, président de l'Ademe. Le projet de loi sur la transition énergétique prévoit d'intégrer "la performance énergétique dans les critères de décence des logements". Le seuil de performance exigé serait "relevé au fur et à mesure des années par décret". Un amendement écologiste, visant à flécher une part des certificats d'économie d'énergie (CEE) vers la précarité énergétique, a également été voté le 25 septembre par les députés.

 

THEME 8 - 2 : Pêche : la Commission publie sa proposition de quotas pour les poissons deaux profondes pour 2015 - 2016

Source, journal ou site Internet : actu-environnement

Date : 3 octobre 2014

 

Ce vendredi 3 octobre, la Commission européenne a présenté ses propositions de quotas de pêche concernant les stocks de poissons d'eau profonde dans les eaux de l'Union européenne et les eaux internationales de l'Atlantique du Nord-Est pour 2015 et 2016. "Conformément aux avis scientifiques, la Commission propose, par rapport à l'année 2014, d'augmenter les totaux admissibles des captures (TAC) pour quatre stocks, de les réduire pour neuf stocks et de maintenir le statu quo pour cinq stocks", indique la Commission, ajoutant que "pour quatre stocks, principalement des requins des grands fonds, la proposition n'est pas encore chiffrée car les avis scientifiques seront livrés dans le courant du mois".

Bloom en appelle au principe de précaution

L'exécutif précise que sur la base des avis scientifiques, il propose une réduction de 12% du quota de pêche pour le grenadier de roche et qu'une hausse de 2% sera possible en 2016. Pour quatre stocks de phycis de fond, la Commission propose des hausses de 10%. Enfin, pour un certain nombre d'autres stocks, tels que la dorade rose dans la zone de l'ouest du Portugal et autour des Açores, les données étant rares la Commission "[applique] d'importantes réductions afin de protéger les stocks". Les avis scientifiques pour la zone de l'ouest du Portugal recommandent même de mettre en place un plan de reconstitution En réaction, l'association Bloom "[demande] aux Ministres européens de la pêche et plus particulièrement au secrétaire d'Etat à la pêche Alain Vidalies de respecter strictement le principe de précaution lorsqu'ils décideront des quotas de pêche pour les espèces profondes". L'association déplore par ailleurs que seuls 26 stocks sont actuellement sous quotas alors que 22 autres espèces profondes ne sont pas réglementées.

 

THEME 8 - 3 : Les gaz fluorés ont un effet croissant sur le changement climatique

Source, journal ou site Internet : news climat

Date : 1er octobre 2014

Auteur : Sandra Besson

 

Les gaz fluorés ont un effet de plus en plus important sur le changement climatique, alors que l’utilisation de ces derniers a légèrement diminué. Les gaz fluorés sont émis dans l’atmosphère en quantités relativement faibles, mais leur effet sur le changement climatique est de plus en plus significatif. Ces substances sont des gaz à effet de serre très puissants, et ont un effet de réchauffement des milliers de fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2) dans de nombreux cas. L’Agence Européenne pour l’Environnement a publié un nouveau rapport montrant la production, l’utilisation, l’importation, l’exportation et la destruction de ces substances en 2013. A l’origine, ces gaz ont été introduits progressivement pour remplacer les produits chimiques ayant un effet néfaste sur la couche d’ozone. Ils sont utilisés dans de nombreux produits différents, y compris les réfrigérateurs, les unités de climatisation et les aérosols.


L'utilisation des gaz fluorés a décliné de 1,4% en 2013

Mesurés en tonnes d’équivalent CO2, montrant leur effet sur le climat, les gaz fluorés représentent actuellement approximativement 2% des émissions totales de gaz à effet de serre de l’Union Européenne. Cette proportion a augmenté alors que les émissions de gaz fluorés ont augmenté d’environ 60% depuis 1990. Pour contrôler les émissions de ces gaz, la loi de l’Union Européenne a introduit une série de mesures en 2006 pour éviter les fuites et interdire certaines utilisations des gaz. Le rapport publié cette semaine est associé à un pré-requis légal, obligeant les compagnies à signaler certaines activités impliquant les gaz fluorés. Le rapport de l’Agence Européenne pour l’Environnement montre que l’utilisation des gaz fluorés a décliné de 1,4% en 2013. C’est la troisième année consécutive qu’un tel déclin est enregistré d’après les données signalées par les compagnies. La production de gaz fluorés dans l’Union Européenne a également chuté en 2013, inversant une tendance d’augmentation de la production ces dernières années. Cependant, il y a eu une augmentation de 12% des importations de ces produits chimiques et une augmentation de 2% des exportations. Les lois européennes ont été révisées afin de répondre à la contribution croissante des gaz fluorés aux émissions totales de gaz à effet de serre de l’Union Européenne. Une nouvelle Réglementation sur les Gaz Fluorés sera appliquée à partir du 1er Janvier 2015, visant à réduire les émissions de gaz fluorés par 60% par rapport au niveau de 2010 d’ici 2030. Des principaux types de gaz fluorés, les émissions d’hydrofluorocarbures (HFC) ont augmenté le plus rapidement dans l’Union Européenne, triplant depuis 1990. Pour cette raison, la nouvelle réglementation inclut un système de quota pour les HFC.

 

9/ GEOPOLITIQUE DE LA CULTURE :

 

THEME 9 - 1 : Déferlante de voiles à l’université

Source, journal ou site Internet : Le Point

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Jean-Paul Brighelli

 

À la Sorbonne, à l'IUT de Saint-Denis, à l'IEP d'Aix-en-Provence et partout ailleurs, les voiles islamiques se multiplient, ce qui n'est pas sans créer des frictions. Interdit en primaire, au collège et au lycée, le port du voile est autorisé à l'université, déplore Jean-Paul Brighelli. 

La métaphore est une figure délicate à employer. Par exemple, un voile peut-il être un "cheval de Troie de l'islamisme", comme l'a affirmé Jean-Charles Jauffret, agrégé d'histoire et spécialiste de l'histoire militaire coloniale ? En tout cas, l'étudiante de l'IEP (Institut d'études politiques) d'Aix à qui il s'adressait l'a mal pris, ainsi qu'un certain nombre de ses camarades (mais pas tous, et j'y reviendrai). "Porter ce voile, c'est aussi ma liberté", a-t-elle lancé avec un sens évident de la contradiction interne - personne n'arrivera jamais à me faire comprendre qu'un enfermement puisse être en quelque manière une liberté, sauf à faire l'hypothèse d'un syndrome de Stockholm généralisé, ou d'une dépendance à l'opium du peuple, comme disait un barbu célèbre du XIXe siècle. Et la véhémence de ces jeunes filles à affirmer leur "liberté" est le signe même de leur aliénation. "Elle est totalement manipulée", précise d'ailleurs l'enseignant interviewé par France Télévisions, qui a soigneusement trié les élèves passant à l'antenne. "Elle me fait pitié." La Provence, qui doit tenir compte de son lectorat, a immédiatement déploré "l'amère expérience" de l'étudiante "issue de la diversité", comme on dit euphémistiquement. La direction de l'IEP, bien obligée de suivre la lettre de la loi, joue l'apaisement.

Mettre les voiles

J'essaie d'en sourire, mais le coeur n'y est pas. La loi de 2004 qui interdisait les signes religieux ostensibles dans les collèges et les lycées s'est arrêtée à la porte des universités - alors même qu'elle s'applique aux classés prépas, qui sont par définition dans l'enceinte d'un lycée, bien que les élèves soient généralement aussi majeurs que leurs homologues de fac. Une loi pleine de bonnes intentions, mais la droite alors au pouvoir n'a pas osé en tirer les conséquences ultimes : l'enseignement ne fait qu'un, la laïcité ne se divise pas, de la maternelle à l'université. J'irai même plus loin : les hôpitaux ont-ils vocation à soigner des fantômes, et les maires à marier des silhouettes ? Deux mois après la loi Jospin qui, en 1989, autorisait fort imprudemment le droit des élèves à la libre expression éclatait à Creil la première affaire de voile. Depuis, Fatima, Leïla et Samira ont fait des émules, à Creil et ailleurs. La loi de 2004 a ralenti le processus, sans oser y mettre un terme. Toute demi-mesure est une mesure pour rien.

Marseille, terre d'islam

J'ai passé mon enfance à Marseille dans les années 1960 - grande période d'immigration. Et je tiens à le dire : pendant toutes ces années, je n'ai jamais vu une seule femme voilée dans les cités où j'habitais moi-même. Pas une. Je me rappelle précisément mon ébahissement d'enfant devant les cheveux cuivrés au henné des Algériennes du 13e arrondissement. Étaient-elles pour autant de mauvaises musulmanes ? Je ne le crois pas, et leur pudeur ne tenait pas à l'exhibition de leur crinière (il faut être sérieusement cintré pour voir dans la "toison moutonnant jusque sur l'encolure" chère à Baudelaire un écho du poil pubien : voir ce qu'en dit l'écrivain algérien Mohamed Kacimi). Les voiles qui déferlent depuis plus de vingt ans sont parallèles à la montée d'un islam de conquête - hier celui du GIA ou du FIS, aujourd'hui celui de l'EIIL. Rien à voir avec la foi : c'est de stratégie (du grec stratos, armée) qu'il faut parler. De conflit de civilisations. Depuis mon retour à Marseille (2008), je marche dans une ville où les voiles volent à chaque coin de rue, où les filles non couvertes, surtout si elles sont européennes et qu'elles s'habillent court, sont injuriées et parfois agressées par des jeunes gens élevés dans l'impunité de leurs désirs et de leurs certitudes. Il est loin le temps où les poètes arabes développaient dans Les Mille et Une Nuits et ailleurs des modèles raffinés de séduction, au point d'influencer les chantres de la fine amor médiévale. Où les sorties scolaires, grâce aux suggestions imbéciles de Benoît Hamon (le diable nous préserve des bonnes consciences qui croient bien faire !), sont des casse-tête de plus en plus complexes. Où chaque reculade d'un gouvernement de bons apôtres qui ont cru se concilier le vote immigré (stratégie développée par Terra Nova en 2012 et mise à mal par des mesures ultérieures, comme l'a souligné Christophe Guilluy dans son livre sur la France qui gronde) devient l'occasion d'une avancée de la cinquième colonne des vrais croyants...

Une offensive généralisée ?

Les frictions désormais se multiplient. À l'IUT de Saint-Denis, le directeur Samuel Mayol se fait menacer sévèrement parce qu'il a mis fin aux agissements d'un escroc, et qu'il a demandé à une organisation islamiste de bien vouloir partager le local mis à la disposition des associations, où elle entreposait des tapis de prière. À la Sorbonne, une enseignante explique- t-elle à une étudiante voilée que l'ostentation de sa foi risque de gêner son insertion professionnelle ? La voici accusée d'islamophobie, et la présidence de l'université est obligée de faire des excuses. À la fac d'Aix, c'est par dizaines que les jeunes femmes voilées investissent les cours, et manifestent lorsque le contenu ne leur paraît pas conforme à leurs rites. Montée générale du communautarisme, dénoncent Malika Sorel et les autres membres du Haut Conseil à l'intégration interviewés ici même. Et il faut l'angélisme de Jean-Louis Bianco pour dire que parler de ces questions fait aux intégristes une "incroyable publicité" : la publicité de la superstition, c'est chaque jour, à chaque coin de rue. Je ne me fais aucune illusion : ce n'est pas Najat Vallaud-Belkacem (qui, en tant que ministre chargée aussi des universités, a tout pouvoir pour le faire) qui lèvera l'ambiguïté d'une loi qui autorise des jeunes filles manipulées à imposer partout leurs étranges certitudes. Mais il faut savoir : soit nous sommes une République laïque et nous nous donnons les moyens de faire respecter cette laïcité, n'en déplaise aux idiots utiles (et inutiles...) des commissions bruxelloises, alors même que divers arrêts rendus par la Cour de justice européenne et commentés par la Cour de cassation rendent parfaitement licite l'application stricte par la France d'une laïcité sans concession. J'ai une parfaite indifférence en matière de religions, chacun peut en privé adorer ce qu'il veut, mais je voudrais vivre dans un vrai espace de liberté - et la liberté ne consiste pas à s'engloutir sous la nuit, mais, conformément à l'enseignement du XVIIIe siècle, à faire toute la lumière. Sur le tableau de Delacroix, La Liberté guidant le peuple n'est pas voilée - elle a même les seins nus, et c'est très bien ainsi.

 

THEME 9 - 2 : Jérusalem sous haute surveillance à l’approche d’importantes fêtes religieuses

Source, journal ou site Internet : La Figaro

Date : 3 octobre 2014

 

Auteur : Cyrille Louis Yom Kippour et l'Aïd al-Adha, deux des plus importantes célébrations religieuses pour les Juifs et les Musulmans, coïncident ce week-end pour la première fois depuis trente-trois ans.

Pour éviter des affrontements, la sécurité a été renforcée dans les principales villes israéliennes. Les forces de sécurité israéliennes ont été placées en état d'alerte à l'approche d'un week-end de célébrations particulièrement importantes aux yeux des Juifs comme des Musulmans. Pour la première fois depuis 33 ans, le calendrier lunaire des deux religions fait coïncider ce samedi les fêtes de Yom Kippour et de l'Aïd al-Adha. Un «télescopage» qui, selon la police, risque d'exacerber les tensions entre les deux communautés. Le Grand Pardon, jour le plus important de l'année pour les Juifs, est un temps de jeûne et d'expiation. Il débute ce vendredi peu après 18 heures pour s'achever samedi au coucher du soleil. La circulation automobile est interdite par la tradition durant les 25 heures du jeûne, à l'exception des véhicules d'urgence. L'aéroport Ben Gourion et l'espace aérien d'Israël seront également fermés. L'Aïd al-Adha, fête la plus importante du calendrier musulman, est au contraire marquée par des festivités au cours desquelles les familles sont invitées à immoler un mouton. Elle débute samedi et doit se prolonger jusqu'à mardi. Des renforts seront notamment déployés dans les villes israéliennes où cohabitent d'importantes communautés juives et musulmanes. À Jérusalem, évidemment, où la présence policière est très visible depuis plusieurs jours déjà. Des milliers de Musulmans sont attendus samedi sur l'esplanade des mosquées tandis que les Juifs se rendront auMur des lamentations. Le centre d'Hébron (Cisjordanie), où quelque 500 colons juifs vivent au milieu de 170.000 Palestiniens dans un climat de fortes tensions, sera également placé sous haute surveillance. Plus globalement, le gouvernement israélien a décidé de boucler la Cisjordanie durant ce week-end. Sur la côte, enfin, les villes à forte population musulmane de Jaffa, Haïfa et, surtout, Saint-Jean-d'Acre seront soumises à une vigilance particulière.

Des accords conclus dans certaines villes pour épargner les sensibilités

En octobre 2008, les célébrations de Yom Kippouravaient en effet été ternies par plusieurs nuits d'émeute dans cette ville de 50.000 habitants située à l'extrême nord d'Israël. Le passage d'un automobiliste arabe dans un quartier juif, perçu comme une provocation et accueilli par des jets de pierre, avait servi d'étincelle. De violents affrontements avaient éclaté, des voitures avaient été brûlées et plusieurs magasins avaient été mis à feu. Soucieuses d'éviter un nouvel épisode de tension, les deux communautés ont cette fois conclu un accord visant à épargner les sensibilités. Les célébrations de l'Aïd al-Adha ne débuteront que dimanche mais des voitures électriques seront mises à disposition des fidèles qui souhaiteront se rendre, samedi, à la mosquée. Un compromis a également été adopté à Jaffa, où les Musulmans seront autorisés à organiser des barbecues dans un espace vert situé près de la mer, mais pas dans les parcs voisins de Tel-Aviv. Après les restrictions de circulation imposées aux Palestiniens durant la fête du Grand Pardon, les autorités israéliennes ont annoncé un assouplissement des mesures de sécurité en début de semaine. Les habitants de Cisjordanie, a fait savoir l'armée, seront autorisés à se rendre à Jérusalem entre dimanche et mardi. Quelque 500 Palestiniens de la bande de Gaza ont par ailleurs reçu l'autorisation exceptionnelle de se rendre en Israël. Ce week-end à haut risque intervient après un été de tensions particulièrement vives entre Israéliens juifs et arabes. L'enlèvement et le meurtre de trois étudiants juifs en Cisjordanie, suivis de la mise à mort d'un adolescent palestinien à Jérusalem, a radicalisé les deux communautés. Des manifestations ont été organisées en Cisjordanie ainsi que dans les villes israéliennes à majorité arabe pour dénoncer la guerre à Gaza, qui a fait plus de 2000 morts palestiniens.

 

10/ GEOPOLITIQUE DE L’INFORMATION :

 

THEME 10 - 1 : ARM présente Mbed un OS pour l’internet des objets

Source, journal ou site Internet : ZDnet

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Louis Adam

 

Un de plus, un de moins ... ARM a présenté hier son OS dédié au monde des objets connectés. En développement depuis 2006, mbed est un OS pensé spécifiquement pour l’internet des objets et ayant pour ambition de devenir un standard permettant de connecter entre eux les différents appareils connectés dont le nombre va croissant. Un challenge ambitieux, surtout venant d’un constructeur qui ne s’est jamais trop aventuré sur le terrain du logiciel et se contentait jusque là de sa domination sur le marché des processeurs pour terminaux mobiles. Mbed est donc un OS, conçu pour les objets embarquant les microcontrôleurs de la gamme Cortex-M, détenus par ARM. L’OS sera gratuit et disponible à partir de 2015 et ARM misera sur la couche logicielle additionnelle, Mbed Device Server, pour s’assurer des revenus. L’accent est évidemment mis sur la connectivité de l’OS, qui est ainsi capable de gérer de nombreux protocoles tels que le bluetooth, l’ethernet, le wifi ou le tout récent protocole Thread, mais la sécurité est également mise en avant, avec des outils dédiés au chiffrement.

Un OS de plus ou un vrai tournant ?

« Tout connecter », tel est le slogan assez peu original exhibé par ARM pour accompagner le lancement de ce nouvel OS. C’est en effet tout l’enjeu de l’Internet of Things : parvenir à créer des standards partagés par l’ensemble de l’industrie. ARM peut ainsi s’enorgueillir d’une longue liste de partenaires supportant son projet Mbed : la firme cite notamment les noms d’IBM, Salesforce, Alcatel Lucent ou encore Freescale parmi les soutiens du projet. Mais il convient de noter que l’IoT regorge actuellement de projets et de consortiums visant tous à faire de leurs normes favorites le nouveau standard, et que certains entreprises n’hésitent pas à souscrire à toutes les initiatives. L’OS est en version 3.0, avec une première alpha pour le mois de décembre, une beta en août 2015 et une release stable envisagée pour octobre 2015. Les informations concernant le développement de ce nouvel OS sont centralisées sur le site dédié, mbed.org, les premières versions alpha devraient commencer à circuler chez les partenaires à la fin de l’année et les premiers appareils embarquant mbed sont prévus pour 2015.

 

THEME 10 - 2 : Windows 10 : ce ne sera qu’une nouvelle interface

Source, journal ou site Internet : ZDnet

Date : 3 octobre 2014

Auteur : La rédaction

 

Windows 10 est un travail encore en cours. La communication a porté principalement sur lesévolutions apportées à l’interfacedu système d’exploitation. Toutefois, le prochain Windows n’apportera pas seulement des changements visuels. La « Technical Preview for Enterprise » permet de se faire une idée des fonctionnalités que l’éditeur entend implémenter pour ses utilisateurs professionnels de Windows. Oliver Niehus de Microsoft a détaillé le 1er octobre, dans un billet de blog, certains des ajouts qui seront apportés du côté de la sécurité, de la confidentialité et de l’administration.

Authentification grâce à Azure Active Directory

Toutefois, le lendemain ce billet avait été retiré, mais trop tard puisque Mary Jo Foley de ZDNet.com a pu elle en prendre connaissance. Microsoft va ainsi nettement rapprocher Azure Active Directory, la version Cloud d’AD, de Windows 10 afin que les utilisateurs puissent se connecter à leurs terminaux grâce à leurs identités Azure AD. Les entreprises pourront utiliser leur Active Directory existant, fédéré dans le Cloud avec Azure AD, et sans la nécessité de disposer de comptes Microsoft. Windows 10 doit aussi intégrer « la prochaine génération de « crédentiels » utilisateur, comme une alternative au mot de passe et qui permettra une authentification unique, partout. Toujours côté sécurité, Microsoft prévoit avec Windows 10 de renforcer la protection des données en l’intégrant au niveau de la plateforme. Un système de VPN par application est aussi prévu. En ce qui concerne les boutiques d’applis, Microsoft l’a officiellement annoncé, les Stores seront donc unifiés pour Windows, Windows Phone and Xbox One.

Des achats de licences en volume depuis le Windows Store

Mais dans son billet, Oliver Niehus apportait plus de détails. Le Store unique n’intégrera plus seulement des applications Metro, mais aussi des applis Bureau, classiques donc, et différents types de contenus numériques. Niehus annonce aussi différentes façons de payer un achat d’applis. Pour les entreprises achetant des licences en volume, Microsoft prévoit un nouveau programme accolé à ce Store qui permettra aux entreprises d’acheter des applications en vrac, de les déployer et d’en gérer les licences, c’est-à-dire de les récupérer et de les réutiliser par exemple lorsqu’un salarié quitte l’entreprise. Le Store pourra accueillir des magasins privés d’applications propres aux entreprises. Pour l’authentification, Microsoft supportera Azure Active Directory pour les applis d’entreprise, et les comptes Microsoft pour les apps personnelles. Le MDM est un autre des domaines dans lesquels Microsoft souhaite s’investir avec Windows 10. Le service de MDMcommuniquera avec le programme d’achat en volume afin d’automatiser installation et gestion des licences lors des achats sur le Windows Store.

 

THEME 10 - 3 : Massive fuite de données personnelles chez JP Morgan

Source, journal ou site Internet : ZDnet

Date : 3 octobre 2014

Auteur : La Rédaction

Record battu ? Le piratage de la base clients de la banque américaine JPMorgan Chase pourrait être le plus important de l'histoire. En effet, l'établissement a reconnu ce jeudi avoir été attaqué cet été, une attaque qui a permis la fuite des noms, adresses, numéros de téléphone et adresses électroniques de 83 millions de ses clients et 7 millions de PME. C'est bien plus que les 56 millions de données bancaires des clients de Home Depot, envolées dans la nature même si a priori le danger est moins élevé puisqu'il ne s'agit "que" de données nominatives et non bancaires. Exploitation compliquée A ce stade, "rien ne permet d'établir que des informations sensibles de ces clients - numéros de comptes, mots de passe, identifiants, dates de naissance ou numéros de sécurité sociale - aient été dérobés durant cette attaque", a précisé le groupe américain dans un communiqué. Il n'apparaît donc pas nécessaire de modifier son mot de passe si l'on est titulaire d'un compte, ajoute-t-il. Suffisant pour rassurer les clients de la première banque américaine ? Rappelons que sans le numéro de sécurité sociale qui identifie les Américains, il sera plus compliqué pour les hackers d'exploiter ces informations à des fins criminelles. La violation de certains serveurs de la banque avait été rendue publique fin août, soit près d'un mois après sa découverte. Une enquête avait été mené depuis, débouchant sur ce bilan. Le FBI de son côté estime que l'attaque a pu être organisée par des pirates russes.

 

THEME 10 - 4 : Anonymat sur le Net : Tot bientôt intégré à Firefox ?

Source, journal ou site Internet : silicon

Date : 3 octobre 2014

Auteur : David Feugey

 

Le réseau anonyme Tor pourrait devenir accessible directement depuis Firefox, depuis le mode de navigation privée du navigateur. Une évolution intéressante, mais qui reste à confirmer. Andrew Lewman, directeur exécutif de Tor, dévoile sur la liste de discussion de ce projet que les responsables de Mozilla l’auraient approché afin d’intégrer Tor directement dans le navigateur web Firefox. Ce système de surf anonyme pourrait ainsi être inclus par défaut au sein du butineur, et activé automatiquement lorsque le mode de navigation privée est utilisé par les internautes. Andrew Lewman ne cite pas directement Mozilla , mais un éditeur dont le navigateur web occuperait entre 10 % et 20 % du marché. Une caractéristique qui correspond à Firefox. Reste le problème de l’arrivée d’un fort afflux d’utilisateurs sur le réseau Tor, qui supposera une amélioration de l’infrastructure de ce réseau informatique.

Une navigation privée et anonyme

Actuellement, le mode de navigation privée de Firefox permet de s’assurer qu’aucune information sur la session de surf en cours ne sera stockée sur la machine de l’utilisateur. Idéal pour aller visiter des sites en toute discrétion. Toutefois, la navigation privée ne permet pas de garantir l’anonymat sur le web. Elle ne peut donc servir de contre-mesure pour d’éventuelles opérations de surveillance, réalisées par exemple par un employeur ou un gouvernement. L’intégration de Tor dans Firefox permettra de répondre efficacement à cette problématique. Notez que l’offre Tor Browser s’appuie d’ores et déjà aujourd’hui sur le navigateur web Mozilla Firefox .

 

THEME 10 - 5 : Faille Shellshock dans Bash : pourquoi la tempête est loin dêtre terminée

Source, journal ou site Internet : silicon

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Reynald Fléchaux

La faille Shellshock, liée à Bash, outil présent dans de multiples OS dont Linux, était déjà sévère. Mais ce sont en fait six failles différentes de l’interpréteur de commandes qu’il faut combler. D’où une certaine confusion dans la riposte qui s’organise. Nous ne savons toujours pas combien de systèmes sont vulnérables au bogue Shellshock, mais cela se chiffre vraisemblablement en millions. » Dans une tribune publiée cette semaine sur la MIT Technology Review, Cesar Cerrudo, le directeur technique de la firme de sécurité IOActive Labs, résume assez bien le désarroi et l’inquiétude de la communauté des spécialistes en sécurité. Une semaine après la divulgation de cette faille affectant l’interpréteur de commande Bash (Bourne again shell) présent dans de nombreux systèmes Linux mais aussi Unix, BSD, z/OS (l’OS des mainframes IBM) ou Mac OS, la réponse à la menace reste insuffisante. Or le risque est, lui, bien supérieur à Heartbleed, autre faille qui a défrayé la chronique en avril dernier. Tandis que cette dernière permettait à des attaquants de récupérer des données en mémoire (dont, potentiellement, des clefs de cryptage ou des mots de passe), les possibilités offertes par Shellshock sont bien plus larges, puisque cette vulnérabilité permet de prendre le contrôle d’un système, même sans login et mot de passe adéquats. Exploitée avec succès, Shellshock donne tout simplement à un assaillant la capacité à exécuter les mêmes commandes qu’un administrateur. Et cette exploitation est simple et ne requiert pas de compétences pointues, ajoute Cesar Cerrudo. De nombreux kits d’exploitation, scripts ou démo seraient déjà disponibles. « Comme un attaquant peut utiliser Shellshock pour exécuter à distance tout type de code sur le système, la faille peut être exploitée pour créer un ver qui va s’auto-répliquer. Ce dernier utiliserait un seul système compromis pour attaquer d’autres systèmes et ainsi de suite, se propageant rapidement sur le réseau et contaminant des centaines de milliers de systèmes en peu de temps », imagine le directeur technique dans ce qui ressemble à un scénario catastrophe.

Linux embarqué : la présence insidieuse de Bash

De facto, la société américaine spécialisée en sécurité FireEye fait état d’un trafic important relatif à l’exploitation de Shellshock, trafic émanant probablement pour partie de Russie selon elle. Objectifs selon FireEye : des attaques DDoS (par déni de service), l’injection de malwares, l’exfiltration de données, la création de backdoors... Selon une autre société spécialisée, Incapsula, qui parle de 1 800 domaines attaqués sur son réseau et de 725 attaques à l’heure, les assaillants utilisent des scanners pour repérer les systèmes vulnérables. Un constat d’autant plus inquiétant qu’il n’existe pas à ce jour de liste exhaustive des systèmes concernés par le bogue. Si le chercheur en sécurité Rob Fuller maintient sur GitHub une liste des systèmes pour lesquels des exploits semblent réalisables (la plupart concernant des serveurs Web faisant tourner des services CGI ou SSH), celle-ci est loin d’être exhaustive. Par exemple, Cisco a d’ores et déjà identifié plus de 70 produits concernés, issus de familles les plus diverses ! Bien plus que le nombre de produits qui ne sont pas exposés. Et le géant des réseaux a encore une liste de près de 170 produits à vérifier ! Oracle a, de son côté, publié des patch pour 9 produits (dont ses machines Exadata, Exalogic, Exalytics ou SuperCluster ou encore 4 versions de Solaris) et indiqué que 42 autres références sont probablement affectées. Chez Juniper, si la liste est moins longue, la plate-forme de management Junos Space est concernée, dans toutes ses versions. De son côté, VMware a recensé une quarantaine de produits impactés pour lesquels le spécialiste de la virtualisation a ou est en train de développer des patches. Majoritairement des appliances virtuelles Linux, même si l’hyperviseur ESX (versions 4.0 et 4.1) est lui aussi touché. Si de grands fournisseurs en sont encore à évaluer l’étendue des dégâts, on imagine ce qu’il en est de concepteurs plus exotiques de webcam IP, de points d’accès Wifi ou de box Internet embarquant un Linux... Qui représentent pourtant un risque bien réel. FireEye a ainsi détecté une attaque Shellshock visant les systèmes NAS du constructeur taïwanais QNAP.

Une faille ? Non, six... pour l’instant

Si la situation apparaît confuse, c’est surtout que Bash n’est pas affecté par une faille mais par une flopée de vulnérabilités, découvertes au fil des jours. Résumons : identifiée sous le nom de code CVE-2014-6271, la faille Shellshock a rapidement été patchée par les principaux distributeurs de Linux. Sauf qu’un ingénieur de Google a rapidement découvert que ce correctif pouvait être contourné, donnant naissance à une autre Common Vulnerability and Exposure (CVE), la CVE-2014-7169, qui elle aussi permet d’exécuter des commandes à distance. Deuxième patch émanant des principaux éditeurs de distributions. Quatre jours plus tard, le 28 septembre, rebelote : deux ingénieurs de Google découvrent deux autres failles (CVE-2014-7186 et CVE-2014-7187). Certes moins sévères elles ne permettraient pas l’exécution de code à distance, mais de mener par exemple des attaques par déni de service -, ces failles expliquent par exemple le correctif incomplet publié par Apple. Selon les chercheurs en sécurité de Rapid7, le patch de Cupertino ne comble pas CVE-2014-7186, elle aussi présente dans MacOS. Et la liste ne s’arrête pas là. Coup sur coup, le 27 et le 30, Michal Zalewski (alias Icamtuf), autre employé de Google et découvreur de failles bien connu, lance deux nouveaux pavés dans la mare, alias CVE-2014-6277 et CVE-2014-6278. Deux vulnérabilités de Bash qui reçoivent le score de criticité maximal, car elles permettent là encore l’exécution de code à distance. Si les détails techniques ne sont pas connus, les patches précédents des éditeurs de distribution seraient inopérants, selon un billet de blog d’Icamtuf. Ce dernier recommande l’installation d’un correctif créé par un ingénieur de Red Hat, Florian Weiner, et basé sur le filtrage des variables d’environnement. Une méthode radicale.

OpenVPN pris dans les filets

Si les deux dernières vulnérabilités ne semblent pas avoir été exploitées pour l’instant, le nombre de failles et la surface d’attaques que présente Bash sont évidemment des facteurs inquiétants. Car les vecteurs sont nombreux pour accéder à l’interpréteur Bash des systèmes ciblés : serveurs HTTP exploitant une interface CGI (Common Gateway Interface) ou FastCGI, clients DHCP, services SSH (Secure Shell) en particulier. Il faudra probablement des semaines, voire des mois, avant que les concepteurs de services, appliances ou appareils divers parviennent à mettre à jour leurs systèmes. Sans oublier quelques mauvaises surprises, comme la vulnérabilité d’OpenVPN, package logiciel Open Source permettant de créer des réseaux privés virtuels... lui-même embarqué dans nombre d’autres systèmes. Signalons que FireEye explique que les sondes IPS et d’autres équipements de surveillance réseau sont très efficaces pour détecter les exploits Shellshock. En effet, la séquence de code permettant d’activer la vulnérabilité est très spécifique et facile à analyser. Le risque de faux positifs serait donc limité. Une consolation. En attendant mieux.

Lumières & Liberté (L&L) Au bout du Monde !!

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12/ REVUE de PRESSE INTERNATIONALE en

langue étrangère

 

THEME 12 - 1 : The Juncker Commission and Europe’s defence industry

Source, journal ou site Internet : European Strategy

Date : 3 octobre 2014

 

The decision by the incoming President of the European Commission, Jean-Claude Juncker, to merge the internal market and industry portfolios under one commissioner is an intelligent move. Of course, it is not the first time this has been attempted. Some may recall that Étienne Davignon was the Commissioner for Internal Market, Customs Union and Industrial Affairs under the Jenkins Commission (1977-1981). Yet, from the perspective of Europe’s defence industrial policy an area that was not well-developed when Davignon was in office the decision could be incredibly important. Firstly, Juncker has appointed a Pole, Elzbieta Bienkowska, as head of the super portfolio: ‘Internal Market, Industry, Entrepreneurship and SMEs’. Ms. Bienkowska has substantial government experience. Indeed, she previously served as Minister of Regional Development in Prime Minister Donald Tusk’s cabinet (2007- 2013) and after this went on to become Deputy Prime Minister of Poland and continued in the same ministerial role, albeit of a renamed portfolio: ‘Infrastructure and Development’. More specifically, she also has previous knowledge of European Union (EU) structural funds and cohesion policy. The decision to assign this important portfolio to a Pole (and one from a liberal-conservative party) is indicative of the growing importance of Poland in the EU, and it also serves as a statement of intent that the completion of the internal market along liberal lines is a key priority for Juncker. The appointment of Ms. Bienkowska should the European Parliament sign-off on the Juncker Commission is bound to have been greeted with relish by the British, Dutch and German governments, at least on the overall objective of completing the Single Market. The fact that Ms. Bienkowska will work primarily with Vice-President Jyrki Katainen (another liberal-conservative) further underscores Juncker’s intent. Indeed, in President Juncker’s mission letter to Bienkowska he states that her overarching aim is to ‘ensure that Europe maintains its global leadership in strategic sectors with high-value jobs such as the automotive, aeronautics, engineering, chemicals and pharmaceutical industries.’ She is also tasked with ‘stimulating investment in new technologies, improving the business environment, easing access to markets and to finance, particularly for SMEs’. More specifically on defence-industrial policy, Ms. Bienkowska’s aim is to encourage ‘Member States to create more synergies and stronger cooperation in defence procurement in order to avoid duplication of national programmes and match resources to our foreign policy ambitions.’ This will be a change of perspective for Ms. Bienkowska, especially given that she was a government minister during the modernisation of the Polish Armed Forces and the re-structuring of Poland’s defence industry: which emphasised increased investments on research and development and exports. During this period of modernisation which saw the Polish government commit approximately €33.5 billion (£26.4 billion; US$43 billion) to defence procurement Poland had been a vocal critic of EU legislation on procurement. This is legislation which seeks to prevent member states from making use of offsets to favour national industry. While the country put into motion a new ‘EU friendly’ offset law on 7th July 2014, its immediate aim during the modernisation period was to ensure that defence contracts mainly went to local arms producers. As was reported in the Financial Times at the time, ‘the military’s goal is for Polish companies to eventually take an 80 percent share of incoming contracts, up from just over 50 percent at present.’ It is little wonder that the Polish government was quick to stress the importance of the intergovernmental European Defence Agency (EDA) rather than the European Commission in its 2013 Strategy of Development of the National Security System of the Republic of Poland 2022 (see specifically p. 24). As head of the internal market portfolio Ms. Bienkowska will be responsible for ensuring that all member states, including her own, abide by offset regulations offsets are forbidden under EU law. Some might say that the decision to fuse the internal market and industry portfolios was on the cards, especially when one considers Michel Barnier and Antonio Tajani’s efforts to work closely on defence industrial policy. It was at the request of Mr. Barnier and (now) MEP Tajani that a Commission ‘Defence Taskforce’ be established in order to better coordinate Commission initiatives aimed at bolstering the European Defence Equipment Market (EDEM) and the European Defence Technological and Industrial Base (EDTIB). Ms. Bienkowska’s ‘super portfolio’ will be an important step to further consolidate this trend, and it will be incumbent on the new commissioner to stress the strategic importance of the defence sector and to emphasise the essentiality of using internal market tools to support the sector. Time will tell how effective Ms. Bienkowska’s team is in challenging the member states’ recourse to Article 346 (which allows a derogation from the treaties on national security grounds under strict conditions). It will also be interesting to see how, if at all, the Commission’s ‘roadmap’ on defence industrial policy will change in the run-up to the July 2015 European Council meeting on defence. A healthy relationship with High Representative/Vice-President (HR/VP) Federica Mogherini and the Chief Executive of the EDA, Claude-France Arnould, is also vital. Other reshuffles and appointments under the Juncker Commission are interesting from a defence industry perspective too. The decision to merge transport and space may raise a few eyebrows. Under the Maroš Šefčovič – the former Commissioner for Inter-Institutional Relations and Administration the task will be to ensure that space policy does not decouple itself from the wider strategic importance to areas such as internal market, industry, research and defence. The decision to assign the ‘Research, Science and Innovation’ portfolio to the Portuguese Carlos Moedas is wise given his industry and economic expertise and experience. Nevertheless, it will be up to Mr. Moedas to deal with the sensitive relationship between research and defence. Research and development is crucial to the defence industry and the EU sits on sizeable amounts of funding for research, but the use of these funds for purely military projects has caused problems in the past. Finally, the media coverage of Ms. Mogherini’s appointment as HR/VP has largely overlooked the fact that she will also become the new head of the EDA. The outgoing HR/VP did not really take to defence policy. Time will tell if Ms. Mogherini really does believe that ‘defence matters’. For the incoming HR/VP the main challenge will be balancing the interests of the EDA and the European Commission. These two institutions have historically been suspicious of each other, so perhaps the greatest gift the new European Commission could give to Europe’s defence industry would be to better manage relations between these two institutions. The more cynically minded might, from a defence industry perspective, view the changes brought in under the Juncker European Commission as an exercise in merely ‘re-arranging the deck chairs on the Titanic’. Indeed, it can be reasonably argued that more than new appointments and super portfolios are needed to deal with the strained state of Europe’s defence industry. It is certainly true that the member states still ultimately hold the key to a more effective EDEM and EDTIB. Nevertheless, Juncker’s mantra is that he wants ‘the European Commission to be bigger and more ambitious on big things, and smaller and more modest on small things’. Over the next five years one will learn if Europe’s defence industry is a ‘big thing’ or a ‘small thing’.

Mr. Daniel Fiott is a Senior Editor of European Geostrategy. He is also a Researcher at the Institute for European Studies at the Vrije Universiteit Brussel. He writes here in a personal capacity.

 

THEME 12 - 2 : In Syria, the United States is bombing friend and foe alike

Source, journal ou site Internet : The Washington Post

Date : 3 octobre 2014

 

Mohammed Alaa Ghanem is senior political adviser and government relations director for the Syrian American Council, a board member of the Coalition for a Democratic Syria, and a fellow at the Syrian Center for Political and Strategic Studies. Last week, warplanes from the United States and its partners began strikes against Islamic State positions in Syria. President Obama justified the attacks by saying that the United States would “not tolerate safe havens for terrorists,” an objective that is both correct and long overdue. However, the airstrikes are falling short in ways that could soon jeopardize this objective. Airstrikes alone will not defeat the Islamic State. Despite nearly two months of strikes in Iraq, Islamic State fighters attacked Iraqi army checkpoints close to Baghdad last weekend, and reports this week indicate a strong Islamic State presence just a mile west of the city. Although Obama administration officials are correct that the anti-Islamic State campaign will take time, they need to accelerate and significantly modify the effort to prevent further advances toward Baghdad. Close coordination with Syrian rebels would accomplish this. By enabling rebels to escalate ground attacks on the Islamic State’s western front, coordination would force the group to divert resources from Baghdad. And unlike the Iraqi army, moderate Syrian rebels have a proven record of rolling back Islamic State forces. But no coordination of any significance is occurring. The Syrian rebels possess the most up-to-date intelligence on Islamic State positions, often because they can see its troop movements with their own eyes. But the United-States has not availed itself of this information. Multiple coalition airstrikes appear to have been based on faulty intelligence, leading to missed targets or civilian deaths. Initial coalition airstrikes in Syria included attacks on the Islamic State’s headquarters in Raqqah, and my contacts there reported strikes that appeared to target longtime Islamic State nerve centers. However, the group had already evacuated these buildings in anticipation of the strikes. The Syrian rebels knew where the Islamic State had gone, but because they were not consulted the strikes did not accomplish their objective. If airstrikes were limited to Islamic State territory, failure to coordinate would have only reduced their effectiveness. But the United States has also struck targets deep inside rebel territory. Some of these attacks caused substantial civilian deaths or struck close to command centers of moderate Free Syrian Army brigades. Rebels were not consulted on these strikes either. U.S. officials claim that strikes inside rebel territories targeted the Khorasan Group, a small, shadowy al-Qaeda branch said to have been planning an imminent attack on the United States or Europe. But none of my Syrian contacts had heard of this group. Nor have many European counterterrorism specialists. Adding to the confusion, coalition forces bombed on Monday an anti-Assad brigade with no affiliation to al- Qaeda. Let’s look at this ambiguity from the perspective of most ordinary Syrians. They approve of Obama’s plan to back Syrian rebels fighting the Islamic State. But after his “red line” chemical weapons debacle last year, most Syrians do not take Obama at his word. The president’s statements conflict with allegations from hard-liners that the United States is waging war on Sunni Islam and with a stream of Syrian regime propaganda suggesting a Western partnership with dictator Bashar al-Assad. Without conclusive evidence, Syrians can judge only by what they see: The United States has bombed Islamic State territory and rebel territory, but never Assad. Though the United States declared war on the Islamic State, which primarily fights the rebels, the anti-Assad al-Qaeda affiliate Jabhat al-Nusra was also bombed. On Monday, targeting was expanded to include Liwa al-Haq, which is affiliated with a coalition of 60,000 rebels called the Islamic Front. Syrians have no way of knowing who will be targeted next, and the United States therefore risks losing its critical Syrian ground partners. The U.S.-endorsed Free Syrian Army’s general staff has requested clarification on which groups are “moderate” enough to avoid targeting. Even the Aleppo Provincial Council, Syria’s first democratic council since 1963, has condemned the strikes outside of Islamic State territory. The Obama administration should quickly take three concrete actions to remedy this problem: First, the Free Syrian Army’s request must be answered. The United States must identify its partners and demonstrate its commitment to them with coordination that makes a difference on the ground. This would also enhance the effectiveness of U.S. airstrikes by providing targeting intelligence and ground follow-up. Second, the United States must win back Syrian public support through transparency on civilian casualties. The United States still has not said whether it carried out an airstrike on an Islamic Front facility in Badama that killed and injured civilians last Friday. Syrians do not know whether this was a coalition or Assad attack. To regain public support, the United States must be honest about collateral damage and compensate families of victims. Third, the United States needs to target Jabhat al-Nusra differently. Nusra has to go. It threatens Americans as an al-Qaeda branch, and its hard-line ideology conflicts with the pluralistic spirit of the Syrian revolution. But unlike the Islamic State, Nusra did not gain strength by conquering rebel territory. Rather, it leveraged its superior weapons and funding to lure Syrians desperate to stop the regime’s killing spree. For this reason, airstrikes on Nusra have stirred a backlash. Jabhat al-Nusra is best undermined through support for the moderate rebels with which the group is at odds. Despite these difficulties, U.S. airstrikes have had important positive impacts. The Islamic State has suffered real losses, and there have been fewer civilian deaths now that Assad’s aerial monopoly is broken. But the dangers are substantial; anti-U.S. sentiment has risen in western Syria, and the Islamic State has continued to creep toward Baghdad. To preserve the viability of its strategy, the United States must complement its airstrikes with firm support, in both word and deed, to moderate anti-Islamic State Syrian rebels.

 

THEME 12 - 3 : US State Department Opens Door to maritime Defense Weapon Sales To Vietnam

Source, journal ou site Internet : Défense news

Date : 3 octobre 2014

Auteur : Aaron Metha

 

WASHINGTON The United States will allow the sale of lethal equipment and weaponry to Vietnam for maritime defense purposes, the US State Department announced Thursday. The executive decision, which ends an overall ban on lethal weapon sales to that country and which has been in place since the end of the Vietnam War, begins immediately. It also comes at a time of growing tensions in the South China Sea, including a situation over the summer where China set up an oil rig in waters claimed by Vietnam. The definition of what maritime security assets are is nebulous and will be decided on a case-by-case basis, as are all potential sales of military equipment. That will ensure the US maintains control and prevents Vietnamese military forces from gaining assets that could be used to quell internal dissent. It also leaves wiggle room for Vietnam to procure aviation assets, State Department officials said. The country is likely to have an interest in helicopters or planes that can be used for maritime surveillance, opening up the possibility of Vietnam pursuing a range of platforms, from prop planes like the A-29 Super Tucano to Boeing’s large P-8 maritime surveillance aircraft. However, immediate sales are not expected. A State Department official, speaking on background to reporters, said Vietnam does not have any equipment on order at this moment. Officials told reporters the decision is the result of increased cooperation between the US and Vietnam, including Vietnam’s improvements in the human rights arena. That includes the release of 11 political prisoners over the last year and improved religious freedoms within the country. However, they acknowledged that China’s growing aggression in the region also played a part in putting the focus on maritime assets. “In very broad terms, it’s partly in response to the realization that there is a lack of maritime capacity in the region and it is useful to fill that gap,” one official said. “And certainly, the need for that has become more apparent over the last year or two. But it is not in response to a specific action or crisis at the moment. “This is not an anti-China move. This is not something where we would feel we had to alert China to. This is really a move on the continuum of things we’ve been talking about to help countries build maritime capacity.” The officials stressed that the definition of what could be transferred is limited, and emphasized that the State Department will continue to monitor Vietnam’s human rights situation. “Just because we’ve shifted the nonlethal policy is not an indication we’re going to provide all lethal assistance,” a second official said. “I don’t want you to get the sense the floodgates are opening.” ■

 

THEME 12 - 4 : In secret Service, Some Blacks See a Flawed Shield for The President

Source, journal ou site Internet : The New York Times

Date : 3 octobre 2014

 

WASHINGTON Representative Elijah E. Cummings of Maryland was at the grocery store the other day when he ran into an elderly black woman who expressed growing concern about President Obama’s safety. Why, she asked, wasn’t he being better protected by his Secret Service agents? The furor that led to this week’s resignation of the director of the Secret Service resonated deeply among blacks, outraged that those supposed to be guarding the first black president were somehow falling down on the job and suspicious even without evidence that it may be deliberate. “It is something that is widespread in black circles,” said Representative Emanuel Cleaver II of Missouri, who like Mr. Cummings is an African- American Democrat who has been approached repeatedly by voters expressing such a concern. “I’ve been hearing this for some time: ‘Well, the Secret Service, they’re trying to expose the president.’ You hear a lot of that from African-Americans in particular.” Both Mr. Cummings and Mr. Cleaver said that they did not believe the Secret Service lapses reported recently had anything to do with Mr. Obama’s race and that they had tried to dispel the notion among their constituents. But the profound doubts they have encountered emphasize the nation’s persistent racial divide and reflect an abiding fear for Mr. Obama’s security that has unnerved blacks still mindful of the assassinations of Malcolm X and the Rev. Dr. Martin Luther King Jr. It is a longstanding fear. Colin L. Powell’s wife urged him not to run for president in 1996 out of fear that he might be targeted. And when Mr. Obama took office in January 2009, the Secret Service recorded an alarming surge in threats against him. The threat level since then has actually fallen back to a rate more typical of previous presidents, officials said, but potential racial animosity persists in risk calculations by the Secret Service as it seeks to protect Mr. Obama. The Secret Service does not discuss the nature of threats against Mr. Obama in much detail, but said the agency was fervently devoted to his security. “The Secret Service is committed to protecting the first family and the president at all costs,” said Ed Donovan, a spokesman for the agency. “We recognize that protecting the president is a sacred trust we have with the American public and that they place in us. It’s never mattered to the service who the president is because we recognize that trust.” Mr. Obama has consistently made a point of expressing faith in the Secret Service teams that surround him each day. “The president has no shortage of appreciation for the men and women who serve in the Secret Service, their bravery, their sacrifice, their determination, and the hard work and the courage they put on the line every day,” Eric Schultz, a White House spokesman, told reporters on Thursday. But concern over Mr. Obama’s security has been a quiet but consistent theme from the beginning of his rise in politics. Michelle Obama expressed worry even before he was elected to the Senate in 2004. She later said she dreaded the day he would receive Secret Service protection because it would indicate that threats were being made. And in fact, the agency assigned agents to guard him starting in May 2007, the earliest a presidential candidate has ever been provided protection. It became such a refrain during that campaign that Mr. Obama found himself constantly reassuring supporters even as some of his aides fretted that his possible vulnerability would discourage some blacks from voting for him. “I’ve got the best protection in the world,” Mr. Obama reassured supporters who brought up the issue. “So stop worrying.” The Secret Service did detect a spate of threats around the time Mr. Obama won the presidency and took office. But without providing numbers, the agency flatly denied reports that he had received three or four times as many as other presidents and added that they eventually subsided. “After his first election, there was a spike in his numbers,” Mr. Donovan said. “They’ve leveled out and they’ve been consistent and similar to his predecessors.” For many blacks, the recent series of missteps by the agency charged with his protection has echoed powerfully. “One of the greatest fears of a first black president was harm being done to him,” Roland Martin, the talk show host, said on his radio program this week. The ability of a fence-jumper to make it all the way into the White House brought that home. “I can understand one or two, but for five layers to fail in the White House of all places?” Charles D. Ellison wrote on The Root, a black-oriented online news site, that the episodes raised questions. “There could be only two reasons that Secret Service protection for President Barack Obama is slipping these days,” he wrote. “Either agents missed the memo that he’s the first black president or they really are just that overwhelmed.” Such sentiments are not uncommon. Joshua DuBois, a former White House aide to Mr. Obama, said the president’s security feels personal for many blacks. “There’s a broad extended family around the country of moms and aunts and uncles who feel a real sense of kinship with this first family, and they want to make sure they’re protected and whole,” he said. “So you see a lot of concern right now.” Some supporters of the president have long asserted that he has been treated with less respect by political opponents and the media, attributing that to his race. That has fueled suspicion that perhaps the Secret Service has not been as committed to him either. Donald W. Tucker, one of the first black members of the Secret Service, who retired from the agency in 1990 and wrote a book about his experiences, said that he had no reason to believe the agency had not protected Mr. Obama vigorously but that he heard the concern regularly. “I would say over 75 percent of the African-American community are suspicious and think that could be a situation, based on all the other things they think has happened to President Obama because he’s an African-American, politically,” he said. “They’re adding that to the pot.” Representative Steven Horsford, a Nevada Democrat who is black, was among those who grilled Julia Pierson during a hearing before she resigned as Secret Service director this week. “I was at my church on Sunday and people were asking about it; they were concerned about it,” he said in an interview afterward. “They are shocked and outraged by the lack of competence.” Mr. Cleaver said that even though “I’m as paranoid as anyone else,” he rejected the suspicion and added that its prevalence troubled him. “There’s nothing further from the truth, and it’s a little dangerous for us to allow that thinking to grow and spread,” he said. “To the degree we can dismantle it, we should. I’m going to dispel it as much as I can.”

 

THEME 12 - 5 : Why Defense Has a Secure Future In Boeing’s Business Mix

Source, journal ou site Internet : Forbes.com

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Loren Thompson

 

America’s biggest exporter is having a banner year, thanks to a surge in global demand for jetliners. The Boeing BA +1.34% Company has just experienced the most profitable quarter in its hundred-year history, and with a backlog of $376 billion in orders for commercial transports such as the 737 and 787 it looks like E.P.S. could reach $10 by the end of the decade twice what it was when the decade began. With no end in sight to the growth of passenger travel and hunger for more fuel-efficient transports, there are whispers that Boeing revenues might hit $100 billion in 2016, the centennial year of the company’s founding (they will be about $90 billion this year). The one big question mark in this picture is what will happen with Boeing’s defense business. That operation, which focuses mainly on military aircraft, space systems and aerospace services, has held up surprisingly well in the recent defense downturn typically generating over $30 billion in sales annually. But with congressional mandates capping defense outlays and commercial orders continuing to grow, Boeing Defense, Space & Security (as it is called) now only generates about a third of corporate sales. Many investors barely seem to notice the military component of the business, focusing instead on Boeing’s reputation as the biggest builder and leading innovator in commercial flight . With so many opportunities beckoning in the commercial transport sector, it is inevitable that somebody somewhere will raise the question of whether Boeing’s capital could be better deployed by going full-bore on new jetliners while scaling back in defense. The sizable charge recently taken on an Air Force tanker program is just the latest evidence that defense is far from being risk-free for Boeing. Several of the biggest bets the company has made in next-generation military systems over the last decade have not panned out, forcing painful adjustments at Boeing facilities in Alabama, California, Missouri and elsewhere. When I raised that issue with Boeing Vice Chairman, President & COO Dennis Muilenburg this week, I got a firm response. According to Muilenburg, “Our concept of One Boeing assumes an integrated business mix of deep commercial and military expertise applied across the global marketplace.” Muilenburg says the strategy of combining commercial and military lines in a single synergistic enterprise was crafted two decades ago when Boeing merged with McDonnell Douglas, and has remained central to the company’s identity ever since. Under Chairman & CEO James McNerney, the company’s incentive structure and promotion system have been crafted to reinforce the idea that Boeing’s military and commercial lines are inextricably united. That got me to thinking about the logic of such a strategy about how you would explain it to somebody who was trying to understand the Boeing enterprise beyond this year’s results, as the only large aerospace company that has managed to survive intact since the dawn of flight. Most of Boeing’s big competitors didn’t exist two generations ago, and some of them came into being only as the result of massive subsidies from friendly governments. Why has Boeing thrived for so long without government handouts, and how does that inform its strategy of remaining committed to both the commercial and the military parts of the aerospace market? Here, to my way of thinking, are the top reasons why maintaining a big presence in both market segments serves Boeing’s shareholders and stakeholders.

1. Defense and commercial demand cycles tend to be complementary. Historically, the commercial transport sector has been a boom-and-bust business. So has military contracting. But the two market segments follow very different demand cycles, so much so that they sometimes seem to be varying inversely. For instance, demand for jetliners plummeted after the 9-11 attacks, while demand for combat systems surged. Today, the opposite is happening. That would be quite a roller coaster ride for investors if Boeing operated in only one market segment, but because it is in both, revenues and returns can be smoothed out from year to year. Some Boeing insiders have used the metaphor of counter-rotating gears to describe this dynamic, however to make it work the company must have a robust presence in military contracting to balance the ups and down of commercial demand.

2. Aerospace skills are fungible across defense and commercial markets. When Boeing announced this week it was moving defense jobs out of the Seattle area, it noted that some of the defense workers in the region might shift over to jobs at the company’s commercial operations. That possibility underscores the fact that while defense and commercial lines have different customers, they require many of the same skills to succeed. Boeing builds military, commercial and civil satellites at the same factory in Southern California, and increasingly is sending commercial work packages to defense sites with excess capacity. The fungibility of skills across market segments thus allows it to get maximum utilization of resources and retain talent even when demand in one segment is softening.

3. Business characteristics of defense and commercial aerospace are similar. Boeing’s core business is the design, production and support of complex capital equipment such as satellites and jetliners. Whether that equipment is destined for civil, commercial or military use, it exhibits certain shared characteristics in terms of how it is financed and sustained. For example, products typically take a decade or longer to develop, and then remain in service for many years. Creating such products requires the company to make huge up-front investments, and returns on that investment may not materialize until many years after production has commenced. Barriers to entry are high, but so are risks for those who have managed to establish a presence in the business. Even the operating margins are similar; Boeing projects an operating margin of somewhat above 10% in commercial aircraft this year, compared with 9.5% in its defense business. All these similarities make it easier to manage what appears to be a very diverse business mix.

4. Military customers are migrating toward commercial products and processes. The Pentagon has recently proposed reducing barriers to purchase of commercial items, signaling dissatisfaction with its traditional reliance on military-unique technologies. That is good news for military suppliers like Boeing who have long experience in refining commercial manufacturing and logistical systems. Many of the joint force’s next-generation reconnaissance and mobility aircraft will be military derivatives of Boeing commercial transports, and the satellites the company builds for NASA and the Defense Department leverage technologies developed in its commercial comsat business. Thus, there are functional and engineering synergies between its military and commercial lines that transcend mere economies of scale.

5. Defense is less vulnerable than commercial markets to predatory trading. Although Boeing’s jetliner business is riding high today, it faces serious challenges in the future from state-subsidized market entrants in Brazil, Canada, China, Japan and Europe. Some of the governments working to help local companies penetrate the commercial transport market are far more supportive of indigenous enterprise than Washington (witness the current controversy surrounding reauthorization of the Export-Import Bank). The U.S. defense market is less subject to such pressures for the simple reason that America can’t risk being dependent on countries like China for its combat systems. So defense offers Boeing a partial sanctuary against the predatory trading practices of foreign competitors, even as it strives to maintain market share in the commercial transport sector. When you survey all the ways in which Boeing military and commercial lines overlap and support each other, it becomes obvious why the company needs to remain a big player in the military marketplace. Nothing lasts forever, and that includes the current surge in demand for jetliners. One day probably the next time there’s a global recession — demand for commercial transports will soften. If past experience is any indication, military demand may be surging at the same time. Being in both markets is the best way to assure that Boeing can sustain its market leadership in aerospace for another century.

 

THEME 12 - 6 : Navy projects blue water muscle with long rang deployment in Indian Ocean region

Source, journal ou site Internet : The Times of india

Date : 2 octobre 2014

Indiqué par les @mers du CESM

NEW DELHI: Four Indian warships on Wednesday set sail from Mumbai on a long overseas deployment to East Africa and beyond to build "maritime bridges" with countries in the Indian Ocean Region (IOR). The first port of call for the warships -- guided-missile destroyer INS Mumbai, stealth frigates INS Talwar and INS Teg, and tanker INS Deepak - will be Antisiranana in Madagascar during the 50-day deployment. "INS Teg will then separately head for the international waters off Simon's town, the main base of the South African Navy near Cape Town, for the IBSAMAR exercise among India, Brazil and South Africa from October 20 to November 7," said an officer. "Such long-range deployments, covering the IOR and beyond, bear testimony to the Navy's blue-water capabilities. The four warships will be under the command of Western Fleet chief Rear Admiral R Hari Kumar," he added. The IBSA forum was established in June 2003 to promote south-south dialogue, cooperation and the adoption of common positions on issues of international importance. Under it, the first IBSAMAR exercise was held in May 2008 as a unique trilateral strategic initiative involving three democracies from three different continents. Indian warships usually undertake long- range deployments, both to project power as well as "build bridges of friendship", but the IBSAMAR wargames are nevertheless considered a challenging endeavour since the distance from India to South Africa, as also from Brazil to South Africa, is some 4,000 nautical miles.

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