#3 Revue de presse globale du 2 oct 2014 avec sommaire (en français et anglais)

Publié le par AL de Bx

Revue de presse « Défense » du 2 octobre 2014

 

Sommaire des articles proposés

 

1) Enjeux de la Défense, Doctrine, Concepts, Missions :

  •  Arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme

  •  Défense : la France en guerre réduit encore le nombre de militaires

    2) Relations internationales - Europe de la défense - OTAN :

  •  Le nouveau chef de l'Otan regarde à l’Est

  •  « Les États-Unis ont pu galvaniser la communauté internationale pour relever les défis mondiaux »

  •  Les jeunes du Sahel débattent des défis sécuritaires

    3) Armements - Industries - Économie :

  •  Polytechnique : le scandale de la pantoufle

  •  La DGA qualifie la version 32 tonnes du VBCI

  •  China Huaxin reprend officiellement Alcatel-Lucent Entreprise

 Défense : Le Drian veut recourir au leasing de matériels

4) Les forces armées - Air - Marine - Terre - Gendarmerie :

  •  Budget 2015 (Anciens combattants) : consolider les droits du monde combattant, et accroître ceux des plus démunis et des militaires engagés dans les opérations extérieures

  •  Opération Chammal : renforcement du dispositif français

  •  Le secourisme au combat à la foire internationale de Metz

  • 5) Zones de conflits :

  •  Face à l'Etat islamique : le retour de la "guerre propre"

  •  Algérie : dégâts collatéraux sur la voie de l’effondrement

  •  Les islamistes libyens rejettent le dialogue

  •  Jihadistes tunisiens : des familles sous le choc, des autorités inquiètes

    6) Renseignements et menaces :

  •  Nigeria : le chef de Boko Haram assure être en vie et diriger un califat

  •  "Daech mise sur nos faiblesses"

  •  Caroline Galactéros : comment l'Occident a perdu tout crédit

  •  Terrorisme : les Français doivent-ils avoir peur ?

    7) Sécurité intérieure :

    Wi-Fi gratuit : les utilisateurs acceptent tout et n’importe quoi

8) Énergie environnement climat :

  •  PCB : pas d’allègement de la surveillance du site Aprochim

  •  Faut-il abandonner l’objectif des 2°c d’augmentation des températures mondiales ?

  •  Tarifs de l’électricité : la commission d’enquête constituée

    9) Géopolitique de la culture :

    Le mouvement des parapluies à Hong-Kong : une marche en avant vers plus de       démocratie ?
     Les lois bioéthiques au panier, le tourisme procréatif validé

10) Géopolitique de l’information :

La CNIL va commencer à surveiller vos cookies
Dépenses en logiciels de l’Etat : 207 millions d’euros en 2013, pas d’infos sur le libre
Netflix
: au tour d’Orange et de la Livebox
Assises de la sécurité 2014 : l’ANSSI mise sur le collaboratif et la qualification
Numérique : le grand oral du commissaire Günther Oettinger déçoit


12) Revue de presse internationale en langue étrangère :

Joint India-US armed exercise ends amid mutual Bonhomie
China And The US Are In A Race To Develop The World’s First Aircraft Carrier-Borne Stealth Jets
The US Is Planning A $1.175 Billion Patriot Missile Sale To Saudi Arabia Defence tests waters on Japanese subs deal
Islamic State Influence Spreads Beyond Iraq and Syria

Philippines ‘Aquino Criticizes UN for Mission ‘Impossible’ in Golan Heighs

 

1/ ENJEUX DE LA DEFENSE - DOCTRINE - CONCEPTS MISSIONS

THEME 1 - 1 : Arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme

Source, journal ou site Internet : DICOD

Date 2 octobre 2014

Auteurs : communiqué de presse 

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rendu ce jour deux arrêts importants et attendus, qui concernent la communauté militaire. La Cour devait en effet se prononcer sur la compatibilité des dispositions du droit français, qui n’autorisent pas les militaires français à s’organiser, à créer et à adhérer à des associations professionnelles ou à des syndicats, avec l’article 11 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, qui prévoit cette liberté syndicale et les restrictions possibles à cette liberté pour les forces armées.

Le ministère de la Défense prend acte de ces décisions.

Il convient de rappeler, que depuis un an et demi maintenant, à la demande du Président de la République, et conformément aux engagements du nouveau Livre Blanc de la Défense et de la Sécurité nationale, un travail de réflexion a été lancé pour rénover la concertation militaire. Ce travail est engagé dans le dialogue avec les chefs militaires et les instances de concertation militaires. Le ministère de la défense va maintenant prendre le temps d’expertiser avec précision la décision rendue et les motifs développés par la Cour. Ce travail d’analyse permettra d’identifier à brève échéance quelles évolutions du droit français doivent être mises en place, et de déterminer les actions à entreprendre pour assurer la conformité de notre droit national aux engagements conventionnels de la France, dans le respect des valeurs fondamentales du statut militaire et, en particulier, celles de l’unicité du statut et de la neutralité des armées.

 

THEME 1 - 2 : Défense : la France en guerre réduit encore le nombre de militaires

Source, journal ou site Internet : la Tribune

Date : 1er octobre 2014

Auteur : Michel Cabirol

Le gouvernement Valls va couper à nouveau dans les effectifs (7.500) du ministère de la Défense... alors que la France guerroie aux quatre coins du globe (Mali, Centrafrique, Irak...) 

Les objectifs de suppressions d'emplois dans les armées ont été confirmés (7.500 en moins) dans le projet de budget 2015. Avec 31,4 milliards d'euros, dont 2,3 milliards de recettes exceptionnelles, ce projet s'inscrit dans la trajectoire de la loi de programmation militaire (LPM). Après 7.234 de militaires en moins en 2013 puis 7.881 en 2014, le gouvernement va couper à nouveau dans les effectifs du ministère de la Défense... alors que la France guerroie aux quatre coins du globe (Mali, Centrafrique, Irak...). Un peu paradoxale comme stratégie.

Les objectifs de suppressions d'emplois dans les armées ont été confirmés (7.500 d'emplois en moins) pour atteindre un "plafond d'emplois" de 265.846 à fin 2015. Au total, 23.500 postes doivent être supprimés sur la période de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019. Avec 31,4 milliards d'euros de recettes, le projet de budget de la Défense pour 2015 présenté mercredi par le gouvernement s'inscrit dans la trajectoire de la LPM adoptée fin décembre par le Parlement. Les crédits budgétaires inscrits dans le projet de budget s'élèvent à 29,1 milliards d'euros (hors pensions), auxquels doivent s'ajouter 2,3 milliards de recettes exceptionnelles (REX) pour atteindre le seuil de 31,4 milliards d'euros fixé par la LPM en 2015 puis 2016. Les recettes globales doivent progresser ensuite à 31,6 milliards en 2017.

DES RECETTES EXCEPTIONNELLES A TROUVER

Dans un contexte budgétaire général de redressement des finances publiques, la LPM vise à "concilier souveraineté stratégique et souveraineté budgétaire", réaffirme Bercy, qui a pourtant gelé 1,2 milliard d'euros de crédits en 2014. Elle fixe une trajectoire de ressources de 190,5 milliards d'euros sur la période, conforme à la valorisation du modèle d'armée validé par le Livre Blanc. Ainsi, la LPM sera respectée et bénéficiera, en 2015, de 31,4 milliards de ressources totales, conformément au vote du Parlement. Au total, le budget triennal 2015- 2017 prévoit une enveloppe de 94,3 milliards de ressources totales, conformément à la LPM", assure Bercy. A suivre... Bercy a déjà rapiné des crédits budgétaires de 2015. D'abord fixées à 1,8 milliard d'euros pour 2015, les recettes exceptionnelles (REX) ont été portées à 2,3 milliards en juillet, "pour sécuriser les programmes d'équipement". Le gouvernement avait alors assuré que la mission Défense bénéficierait "en 2015 de 31,4 milliards de ressources totales", comme le prévoit la trajectoire financière de la LPM. Pour autant, les REX censées venir principalement de la vente de fréquences hertziennes, ne seront pas au rendez-vous de 2015. Car selon de nombreux observateurs, le produit de la vente des fréquences 694 MHZ et 790 MHz est attendu au plus tôt en 2016 pour les plus optimistes, au plus tard en 2018 pour les plus pessimistes. L'exécution financière de la LPM précédente (2009-2014) a déjà montré

qu'elles n'étaient pas forcément disponibles au moment prévu. Le gouvernement devra donc céder des participations de l'Etat pour tenir la trajectoire financière de la LPM. Et ce n'est qu'une question de volonté politique ni plus ni moins... A François Hollande s'il veut continuer à faire avancer la paix dans le monde, d'imposer ce choix à Bercy.

2/ RELATIONS INTERNATIONALES - EUROPE

DE LA DEFENSE - OTAN :

THEME 2 - 1 : Le nouveau chef de l'Otan regarde à l’Est

Source, journal ou site Internet : Le Figaro

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Jean-Jacques Meyel

Lors de sa prise de fonction, mercredi, Jens Stoltenberg a dénoncé l'attitude du Kremlin en Ukraine.

Sobre dans le ton, ferme sur le fond. Le Norvégien Jens Stoltenberg a endossé hier l'habit de secrétaire général de l'Otan en offrant au Kremlin la perspective distante d'une «relation constructive» avec l'Occident, mais sans rien changer aux préalables posés: la Russie doit montrer «nettement» qu'elle entend respecter le droit international en Ukraine et, en attendant, l'Alliance atlantique va muscler son dispositif militaire dans l'est de l'Europe. Au premier jour d'un mandat de cinq ans, le nouveau patron de l'alliance militaire a refusé de s'enfermer dans la rhétorique et les épithètes, au contraire de son prédécesseur, Anders Fogh Rasmussen, qui ne craignait pas de critiquer «l'attitude franchement hostile» de la Russie. L'analyse est plus balancée: «Nous ne cherchons pas la confrontation avec la Russie, assure Jens Stoltenberg. Je ne vois pas de contradiction entre une Otan forte et le souci de construire une relation constructive» avec Moscou. Il n'exclut pas non plus de réunir le Conseil Otan-Russie, instance de dialogue politique, à une échéance incertaine, si Moscou en faisait la demande. Mais pour le moment, avec le Kremlin, le compte n'y est pas et c'est main de fer dans un gant de velours. Si le cessez-le-feu en Ukraine offre une fragile «chance» d'apaisement, «la Russie garde la capacité de déstabiliser la situation et elle continue de violer le droit comme ses responsabilités internationales. Clairement, nous voulons voir un changement de comportement (...) L'Otan doit rester prête et elle défendra ses alliés» si nécessaire. Le chef de l'Alliance va donc suivre le sillon tracé sous son prédécesseur. Il fera ses premières visites à deux capitales qui s'estiment menacées, l'une par la Russie, l'autre par l'État islamique: Varsovie et Ankara. Aux deux, il promet l'aide de l'Otan en cas d'attaque. Et c'est dès février 2015 que les vingt-huit ministres de la Défense devraient décider de la géométrie et des moyens du «fer de lance», l'avant-garde militaire que l'Otan veut planter en première ligne, en Pologne et dans les pays Baltes surtout, comme gage de la sécurité collective.

Le sommet de l'Otan, le mois dernier au pays de Galles, a promis d'inverser la tendance à la baisse des enveloppes dédiées à la défense en Europe. Et c'est sur ce front-là que la mission de Jens Stoltenberg pourrait être la plus difficile, au moment où Vladimir Poutine teste la crédibilité et les moyens de l'Alliance Jens Stoltenberg n'en rabat pas non plus sur ce que Moscou considère comme d'autres sérieux irritants: la poursuite des exercices navals en mer Noire et dans la Baltique et la multiplication des manœuvres alliées à l'Est. Sans oublier l'ouverture de contributions volontaires (trust funds) qui permettront à Kiev de moderniser sa défense dans la cybersécurité, la logistique et les structures de commandement - hors armement, bien sûr. Derrière cette mobilisation rebondit le débat empoisonné sur le partage du fardeau entre alliés, quand les États-Unis financent à eux seuls les trois quarts du budget de l'Alliance. Après la France et le Royaume- Uni pendant la campagne de Libye en 2011, c'est au tour de l'Allemagne d'être embarrassée par les défaillances à répétition de son armée. Depuis quelques jours, la presse allemande se déchaîne contre le délabrement de la Bundeswehr, incapable d'acheminer en Irak les armes promises aux combattants kurdes, et forcée de clouer au sol 40 % de ses Eurofighter et Tornado, pour cause de maintenance. Le sommet de l'Otan, le mois dernier au pays de Galles, a promis d'inverser la tendance à la baisse des enveloppes en Europe. Il s'agit d'atteindre, d'ici dix ans, l'objectif de 2 % du PIB. Ni la France, ni même le Royaume-Uni n'y parviennent encore. Et c'est sur ce front-là que la mission de Jens Stoltenberg pourrait être la plus difficile, au moment précis où Vladimir Poutine teste la crédibilité et les moyens de l'Alliance. Premier patron de l'Otan issu d'un pays voisin de la Russie, mais aussi produit d'une tradition norvégienne où pacifisme rime avec atlantisme, le nouveau secrétaire général de l'Otan entend bien faire de cette question d'argent le critère de sa réussite, dans la durée. «Nous allons passer en revue les progrès chaque année, prévient-il. Je peux être aimable et sympathique. Mais je sais aussi me montrer strict quand ça compte.» Reste à savoir s'il réussira à se faire entendre en pleine pénurie budgétaire.

 

THEME 2 - 2 : « Les États-Unis ont pu galvaniser la communauté internationale pour relever les défis mondiaux »

Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Sylviane Zehlil

 

« Si j'avais à définir le contexte de cette semaine et de cette Assemblée générale de l'Onu, je dirais violences, multicrises et lueurs d'espoir », a résumé Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, dans une conférence de presse tenue à la mission de la France, avant son départ de New York. Et l'on pourra constater avec le président français François Hollande, qu'en fait, « tout est fragile, tout est précaire, tout est vulnérable ». La 69e session de l'Assemblée générale des Nations unies, avec pour thème « Donner et mettre en œuvre un programme de développement transformateur pour l'après-2015 », a surtout mis en exergue, lors des retrouvailles des 140 dirigeants de la planète, les préoccupations d'un monde sombre, touché par les multiples crises et tragédies, avec la formation de la coalition pour des frappes militaires plus ciblées au Moyen-Orient, en Irak, en Syrie, sans compter la menace de l'État islamique, l'Ukraine, le nucléaire iranien, la tension au Mali et en Afrique, l'efficacité de la mission des soldats de l'Onu de maintien de la paix, le droit de veto, la propension du virus Ebola et le changement climatique. Toutes « ces turbulences mettent à l'épreuve le système multilatéral », a noté le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, car « la communauté internationale devra faire un devoir d'avenir, à savoir quel monde nous voulons », a lancé François Hollande du haut de la tribune de l'Onu. « Sur la question de l'Irak et de la Syrie, l'Assemblée générale des Nations unies a permis à la communauté internationale de manifester une très large unité de vue dans la lutte contre le terrorisme, au-delà des clivages qu'on connaît bien. Et c'est vraiment la solidarité des Nations unies face à la terreur », a constaté Laurent Fabius. « La preuve la plus éclatante est l'adoption à l'unanimité ce qui arrive rarement sous le chapitre VII de la résolution du Conseil de sécurité sur les combattants étrangers, ce qui apporte une base juridique contraignante pour la lutte contre les filières jihadistes, contre leurs financements, contre les réseaux et les sites Internet qui diffusent la haine et l'extrémisme, » a encore rappelé M. Fabius.

Conseil de sécurité actif sous la présidence US

Le mois de septembre, et plus particulièrement les deux dernières semaines, ont été intenses pour la présidence américaine du Conseil de sécurité. Résumant les activités du Conseil, la représentante des États-Unis auprès de l'Onu, Samantha Power, a indiqué hier que « les problèmes transnationaux exigent des solutions transnationales ». « Les États-Unis sont en tête. Au cours de ces deux dernières semaines, beaucoup d'efforts ont été réalisés en vue de mettre en place une coalition internationale nécessaire pour favoriser des solutions concrètes sur le terrain », a-t-elle ajouté. Égrenant les actions entreprises par le Conseil de sécurité, la représentante américaine a rappelé que John Kerry, secrétaire d'État américain, a présidé le 19 septembre une importante réunion ministérielle du Conseil au cours de laquelle « un certain nombre de pays ont exprimé leur soutien fort pour le nouveau gouvernement irakien et promis leur appui à la coalition contre la menace croissante de l'EI. Cette coalition a déjà pris des mesures et va continuer à s'activer dans les jours à venir », a-t-elle assuré. Elle s'est aussi félicitée du « ralliement par Obama de la communauté internationale contre la menace croissante des combattants terroristes étrangers, non seulement en Irak et en Syrie, mais aussi en Somalie, en Afghanistan et ailleurs. C'est un problème qui touche, bien sûr, les pays où ces combattants terroristes étrangers vont se battre, mais qui retournent aussi dans leur pays d'origine pour entreprendre des actions néfastes. Donc, le Conseil de sécurité a agi en adoptant une résolution pour essayer de faire face à cette menace transnationale croissante », a-t-elle lancé.

Ralliement américain

La représentante américaine a rappelé la « remarquable réunion » sur le maintien de la paix, tenue vendredi dernier au Palais de Verre, à laquelle le vice-président américain, Joe Biden, a pris part pour « réaffirmer le rôle » des opérations de maintien de la paix, « comme un outil précieux pour maintenir la paix, la sécurité et la protection des civils. » Le vice-président américain n'a pas manqué de reconnaître la « pression historique » à laquelle font face les missions de maintien de la paix avec une demande accrue et des exigences plus fortes pour les pays contributeurs de troupes. « Nous avons donc vu comment les États Unis ont pu galvaniser la communauté internationale pour relever les défis mondiaux », a-t-elle souligné. Pour l'ambassadeur Power, deux événements ont « battu tous les records » : l'adoption d'une résolution sur le virus d'Ebola, parrainée par 134 pays ; et la résolution sur les combattants étrangers votée à l'unanimité lors du sommet présidé par le président Obama, le 24 septembre, avec la participation de 104 pays.

Renoncer au veto en cas d'atrocités massives

Un autre point important de cette Assemblée générale réside dans le fait que le Haut- Commissaire aux Droits de l'homme, Zeid Ra'ad al-Hussein, a invité jeudi dernier les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité à s'engager à ne pas utiliser leur droit de veto lorsque le Conseil envisage d'agir dans des cas où des atrocités à grande échelle sont commises. «Les privilèges accordés par la Charte des Nations unies aux membres permanents du Conseil de sécurité s'accompagnent de responsabilités », a déclaré M. Zeid lors d'une réunion ministérielle organisée par la France et le Mexique. «Pour le bon fonctionnement et la légitimité du système de sécurité collective de l'Onu, il est essentiel que le Conseil agisse et soit considéré comme agissant de manière à promouvoir l'objectif de garantir la paix et la sécurité », a-t-il poursuivi. Le droit de veto devrait, « comme tous les pouvoirs, être exercé avec responsabilité et sur base d'un engagement de la part des cinq pays à ne pas utiliser leur droit de veto lorsqu'une action rapide et décisive est nécessaire pour éviter ou mettre fin à de graves violations des droits de l'homme, à des crimes de guerre et à d'autres crimes au regard du droit international. Cela aurait un effet préventif puissant », a estimé M. Zeid Les dirigeants mondiaux ont quitté New York pour revenir à leurs capitales respectives. « Nous ne pouvons laisser l'élan de la semaine dernière se dissiper », a déclaré Samantha Power. Un travail considérable reste donc à faire.

 

THEME 2 - 3 : Les jeunes du Sahel débattent des défis sécuritaires

Source, journal ou site Internet : Magharebia

Date : 1er octobre 2014

Auteur : Jemal Oumar
 

Un forum international des jeunes portant sur la sécurité au Sahel vient de s'achever à Bamako, qui a rassemblé des centaines d'invités venus de toute la région. Les participants, originaires de Tunisie, du Maroc, de Mauritanie, du Mali, du Niger et de l'Afrique subsaharienne, se sont penchés sur le terrorisme, le crime organisé, l'extrémisme et d'autres questions sociales. Ils ont également évoqué le rôle qui peut être tenu par les jeunes face à ces défis, pour établir le diagnostic des causes réelles de ces crises et promouvoir le dialogue inter-générationnel et l'intégration des jeunes.

Cette conférence, qui s'est terminée le 18 septembre, a émis des recommandations avancées par les jeunes participants, portant sur le développement de la création d'emploi dans les pays du Sahel et sur davantage d'implication des jeunes dans les processus décisionnaires. "La session s'est intéressée principalement au diagnostic des problèmes rencontrés par les jeunes et des motifs les poussant à l'extrémisme", a indiqué à Magharebia Ham Ould al-Soufi, président de la délégation Mauritanienne des jeunes participants, interrogé à Bamako. "Tout le monde a convenu que les causes principales de ce phénomène sont les politiques de marginalisation et l'absence de justice dans les pays". "En ce qui concerne les recommandations, elles se concentrent en premier lieu sur la résolution du problème du chômage et sur l'élimination des injustices subies par certaines communautés locales, ce qui les mènent à s'allier aux terroristes", a-t-il ajouté. Ce forum de trois jours, tenu sous le slogan "Paix et sécurité au Sahel", était organisé par le Conseil national de la jeunesse (CNJ-Mali) et a été inauguré par le Président malien Boubacar Keita. Ce dernier a vivement recommandé aux jeunes rassemblés dans l'auditoire de redoubler de vigilance pour contrer les dangers posés par le terrorisme, dont il a affirmé qu'il représentait les plus grands défis à relever aujourd'hui dans le monde. "Ô, vous les jeunes d'Afrique et du monde, vous êtes en danger aujourd'hui, et la question dont vous débattez actuellement mérite une réflexion profonde afin que des solutions appropriées puissent être trouvées pour résoudre les problèmes que vous devez affronter", a-t-il déclaré aux participants. "Toutes les formes de terrorisme, la violence, le meurtre, le viol, les attentats-suicides et tous les types de cruauté auxquels le monde assiste aujourd'hui sont commis au nom de l'Islam par des groupes terroristes qui se revendiquent du Califat islamique et qui sèment la terreur", a-t-il ajouté, des propos repris par MaliWeb. Le Président Keita a également condamné tous les actes commis par Daech (EIIL) à l'encontre des minorités et des journalistes, qui, selon lui, "faisaient leur travail pacifiquement". Pour sa part, Mohamed Salia Touré, président du CNJ, a affirmé : "Il n'est plus temps de tenir un discours qui manque de crédibilité, le temps est venu de l'action effective, d'une mobilisation plus forte accompagnée d'efforts concertés qui permettront d'affronter les défis que doivent relever les jeunes du Sahel". "Rien n'est plus important que la paix", a-t-il ajouté. "Elle ne pourra toutefois se concrétiser qu'en unifiant tous nos efforts en vue de construire nos pays". Abdullah Coulibaly, vice-président du forum de Bamako, a expliqué que les jeunes de la région du Sahel sont dorénavant hantés par l'inquiétude, ce qui les a fait renoncer à cet enthousiasme pour lequel ils étaient connus au cours des premières années qui ont suivi l'indépendance. Pour sa part, l'ambassadeur de l'Union européenne au Mali, Richard Zink, a salué le rôle tenu par les jeunes Africains dans la résolution des problèmes rencontrés sur le continent. "L'Afrique a la population la plus jeune du monde, et le Mali possède la deuxième population la plus jeune du monde avec un âge moyen de 16 ans", a-t-il ajouté. "De plus, la croissance accélérée du secteur privé en Afrique lui donne un grand dynamisme, ce qui pousse à leur tour les jeunes à s'engager dans l'entrepreneuriat". Commentant l'importance de ce forum, Mohamed Mouloud, un jeune militant mauritanien, explique : "Je pense que sa réussite dépendra du sérieux des gouvernements du Sahel à impliquer les jeunes dans les affaires publiques, à écouter leur voix et à les faire participer à la gouvernance de leurs pays". "Il est indubitable que la cause principale de l'extrémisme chez les jeunes du Sahel et de leur implication auprès des groupes terroristes est le manque de participation aux affaires publiques", affirme-t-il à Magharebia. "Tout le monde réalise maintenant que l'approche sécuritaire dans la lutte contre le terrorisme n'est plus suffisante et que l'on doit plutôt travailler sur tous les autres aspects, en particulier sur une approche participative".

 

3/ ARMEMENTS - INDUSTRIES ECONOMIE

THEME 3 - 1 : Polytechnique : le scandale de la pantoufle

Source, journal ou site Internet : le Point

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Sophie Coignard

Malgré des rapports alarmants, l'État n'a rien fait pour réparer une anomalie grave dans la gestion de la grande école.

Pendant leurs études, les élèves de l'X sont payés par l'État. Entre la solde - ils sont considérés comme militaires - et une indemnité de frais (à partir du neuvième mois), ils perçoivent environ 900 euros net par mois. En contrepartie, ils doivent dix ans de leur vie professionnelle à l'État. S'ils choisissent une autre voie, ils doivent rembourser. La somme qu'ils doivent alors verser, de l'ordre de 40 000 euros, s'appelle la pantoufle. Une obligation élémentaire : si ces étudiants d'élite sont rémunérés par la collectivité, c'est parce qu'ils se destinent à la servir plus tard. Voilà pour la théorie. En pratique, l'école ne demande plus à personne le moindre centime depuis quinze ans, durant lesquels elle a émis trois avis de remboursement auprès de ceux qui n'ont pas rejoint les grands corps de l'État. Trois pour 6 000 diplômés, alors que plus de 80 % d'entre eux partent directement vers le privé ! Un pourcentage qui n'a cessé d'augmenter depuis la fin des années soixante. C'est ce qu'a expliqué à la commission des Finances de l'Assemblée nationale, mercredi 1er octobre, le député UMP François Cornut- Gentille, auteur d'un rapport - au vitriol - sur la vénérable école.

Ubu au ministère de la Défense

Pourquoi une telle anomalie ? Parce qu'un texte allongeant la scolarité d'un an a été mal rédigé il y a... quinze ans. Tellement mal que le polytechnicien qui passe entre un et dix ans dans la fonction publique doit rendre l'argent, ce dont est dispensé celui qui n'y a jamais mis les pieds. C'est la première absurdité. Ce n'est pas la seule. En effet, le ministère de la Défense, depuis toutes ces années, n'a rien fait pour réparer cette erreur, malgré les critiques répétées de plusieurs organismes, dont la Cour des comptes. Dans un référé de février 2012, celle-ci écrit par la main de son président, Didier Migaud, en gras et en début de texte : "La gestion de l'École polytechnique n'est pas satisfaisante." Et elle évalue le manque à gagner de la pantoufle à plus de 300 000 euros par an. En février 2014, la Cour revient sur le sujet, pour constater que rien n'a été fait. Il a fallu que François Cornut-Gentille fasse voter, l'an dernier, contre l'avis du gouvernement, une coupe de 500 000 euros dans la subvention versée à l'X pour que les esprits engourdis se réveillent et annoncent un décret imminent... qui n'existe toujours pas. "L'X a mis du temps à se mettre en route et la tutelle n'a pas été très active, c'est le moins qu'on puisse dire", constate le député de la Haute-Marne avec un sens certain de l'euphémisme. À l'heure des choix budgétaires difficiles, où chaque centime semble compter, une telle désinvolture administrative fait mauvais genre.

 

THEME 3 - 2 : La DGA qualifie la version 32 tonnes du VBCI

Source, journal ou site Internet : dicod

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Communiqué de presse

La Direction générale de l'armement (DGA) a prononcé la qualification de la nouvelle version du VBCI le 24 septembre 2014. Cette nouvelle version affiche un poids total autorisé en charge (PTAC) de 32 tonnes, contre 29 tonnes pour la version initiale. L'augmentation du PTAC permet de répondre aux menaces les plus dures des théâtres d'opération de l'armée de Terre avec l'amélioration de la protection du véhicule (augmentation de la protection contre les mines, les IEDs, les roquettes, etc.), mais aussi de préserver l'évolutivité du véhicule et de permettre son adaptation aux besoins futurs. La qualification est le résultat d'essais indispensables pour garantir la sécurité et les performances du véhicule. Ainsi, pendant 18 mois, les prototypes 32 tonnes ont franchi de nombreux obstacles et parcouru les pistes spéciales de la DGA, sablonneuses de Biscarosse, boueuses de Coëtquidan et Fontevraud, rocailleuses de Canjuers, enneigées de Valloire. Le VBCI a été projeté en Afghanistan et au Liban en 2010, au Mali en début d'année 2013 et en République centrafricaine en 2014 où il a à chaque fois parfaitement rempli les missions qui lui étaient assignées à la grande satisfaction des troupes engagées.

 

THEME 3 - 3 : China Huaxin reprend officiellement Alcatel-Lucent Entreprise

Source, journal ou site Internet : ZDnet

Date : 1er octobre 2014

Auteur : Olivier Chicheportiche

 

Huit mois après son annonce, la cession d'Acatel-Lucent Entreprise à China Huaxin est bouclée. Cette vente est la conséquence du Plan Shift mené par Michel Combes, visant à remettre l'équipementier télécoms sur les rails : recentrage d'activités, cessions, suppressions d'emplois (14% de postes en moins). L'opération rapportera 202 millions d’euros au groupe, c'est 62 millions de moins que ce qui avait été annoncé en février dernier. Rappelons que le groupe conservera une participation de 15% dans son ancienne filiale.

1400 emplois en France maintenus au moins deux ans

Cette dernière présente dans le marché de la téléphonie d'entreprise et des applications dédiées aurait réalisé 764 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 et compterait 2 800 salariés dans le monde dont 1400 salariés en France. Un accord avec les syndicats garantit le maintien de l'emploi sur les deux prochaines années. Cette opération intervient alors que le marché des infrastructures et équipements télécoms pour les entreprises connaît une importante vague de concentration. Les canadiens Mitel et Aastra ont notamment annoncé leur fusion. Rappelons qu'Alcatel-Lucent a programmé plus d'un milliard d'euros de cessions sur trois ans. Outre la téléphonie d'entreprise, le groupe s'est séparé de sa filiale spécialisée dans les réseaux sécurisés, LGS Innovations, vendue à un groupe d'investisseurs américains dirigé par Madison Dearborn, pour un montant pouvant atteindre 200 millions de dollars (146 millions d'euros).

 

THEME 3 - 4 : Défense : Le Drian veut recourir au leasing de matériels

Source, journal ou site Internet : Le Figaro

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Véronique Guillermat Alain Barluet

 

Facialement, le budget de la défense1, tel qu'il est prévu dans le cadre du projet de loi de finance 20152, reste stable par rapport à 2014, avec 31,4 milliards d'euros de crédits (36,9 milliards avec les pensions). Ces ressources, deuxième anuitée de la Loi de programmation militaire (LPM) concrétise la transition vers le nouveau modèle d'armée, plus efficace car mieux adapté aux formes nouvelles de crises», assure Jean-Yves Le Drian3, le ministre de la défense. Et, insiste l'hôtel de Brienne, les crédits prévus sur la période 2015-2017 permettent de garantir la trajectoire financière de la LPM (2014-2019). Pour autant, la réalisation de cet objectif repose sur des rentrées aléatoires: les fameuses recettes exceptionnelles qu'aucun gouvernement n'a jusqu'ici réussi à réaliser dans leur intégralité. En 2015, elles atteignent 2,3 milliards d'euros (et 6 milliards d'euros sur l'ensemble de la LPM). Mais Jean-Yves Le Drian est réaliste. Il propose «une solution innovante»: la création de «sociétés de projet» dont le capital serait mixte, privé et publique, et dont la vocation serait de louer du matériel aux armées.

Bercy est contre le recours au leasing
Ces sociétés de projet interviendraient en amont, en achetant au ministère de la défense des équipements encore en production, avant qu'ils ne soient livrés. L'État partagerait ainsi le coût de l'acquisition avec ces partenaires privés au sein de ces sociétés de projet. De même, les deux partenaires loueraient ensuite ces matériels au ministère de la défense. Selon Jean-Yves Le Drian, ce système permettra de mobiliser jusqu'à 5,5 milliards d'euros, palliant l'absence de recettes exceptionnelles. Cette forme de leasing a été combattu pied à pied par Bercy qui continue à mettre la pression sur le 3ème budget de l'État. Mais l'hôtel de Brienne estime que c'est une bonne formule en ces temps de contrainte budgétaire car, selon lui, elle permet d'alléger la dépense publique, de poursuivre la modernisation des armées, de maintenir les cadences de production dans les usines, et d'assurer le chiffre d'affaires des entreprises de défense.


Sous-évaluation chronique des «OPEX»
Cela d'autant que le ministère de la défense traîne un report de charge de 3,5 milliards d'euros c'est-à-dire des impayés que la LPM ne permet pas de résorber et qui pèsent sur les programmes d'armement. Jean-Yves Le Drian ne veut pas renoncer aux équipements critiques tels que les avions ravitailleurs4, les blindés du programme Scorpion5 de modernisation de l'armée de terre. Ainsi, les crédits d'équipement progressent de 300 millions d'euros à 16,7 milliards d'euros en 2015. De même, les investissements d'avenir tels que la cyberdéfense, le renseignement, les satellites restent prioritaires. La recherche et la technologie se voient attribuer une enveloppe de 3,6 milliards d'euros et 740 millions pour les études amont. Autre difficulté, la sous-évaluation chronique du coût des opérations extérieures 6(Opex) alors que les armées françaises n'ont jamais autant été déployées sur les théâtres d'opération. Quelque 7 800 militaires français sont aujourd'hui engagés sur le terrain, du Kosovo à l'Irak en passant par le Mali, l'Afghanistan ou encore la Cote d'Ivoire et la Centrafrique (RCA). 2015 ne déroge pas à la règle avec 450 millions d'euros budgétés, soit autant qu'en 2014, alors que les 
dépenses Opex franchissent régulièrement le milliard d'euros. Une fois encore, la défense s'appuiera sur la solidarité interministérielle.


Saignée dans les effectifs
En termes d'effectifs, les armées sont appelées à un nouvel effort qui va se traduire sur une nouvelle saignée avec 7 500 suppressions d'emplois - sur un total de 11 879 prévues dans tous les ministères pour 2015! - programmées cette année après 7 881 en 2014 et 7 234 en 2013. Au total, la LPM prévoit 34 500 suppressions de postes soit près de 80 000 en dix ans.

 

4/ Les forces armées- Air - Marine - Terre –Gendarmerie

THEME 4 - 1 : Budget 2015 (Anciens combattants) : consolider les droits du monde combattant, et accroître ceux des plus démunis et des militaires engagés dans les opérations extérieures

Source, journal ou site Internet : DICOD

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Communiqué de presse

 

Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire a présenté ce jeudi 2 octobre 2014 le projet de loi de finances 2015 aux représentants des associations d’anciens combattants (G12). A cette occasion, Kader Arif a annoncé la poursuite de la mise en œuvre « d’une politique ambitieuse de reconnaissance et de réparation à l’égard du monde combattant, celui d’hier comme celui d’aujourd’hui ». Dans un cadre budgétaire global contraint, et dans un contexte de diminution du nombre de bénéficiaires des pensions militaires d’invalidité et de la retraite du combattant, le budget 2015 pour les anciens combattants et la mémoire s’élève à 2,6 milliards d’euros. Il permet en premier lieu la consolidation des droits du monde combattant : pensions de retraite et d’invalidité, mais aussi l’ensemble des prestations versées, et ce malgré la progression des dépenses de santé et le vieillissement de la population bénéficiaire. La dépense moyenne par ancien combattant se trouve donc stabilisée. Il accorde un effort particulier en direction des plus fragiles et des démunis. Une dotation de 1,5 million d’euros supplémentaires sera dédiée à l’action sociale menée par l’ONAC-VG (Office national des anciens combattants et victimes de guerre). Couplée à une refonte du système d’aides de l’opérateur, elle permettra aux conjoints survivants d’atteindre un niveau de revenu mensuel égal au seuil de pauvreté. Afin d’améliorer la situation des conjoints survivants de grands invalides ayant cessé ou réduit leur activité professionnelle pour pouvoir prodiguer des soins, la majoration spéciale de pension sera revalorisée de 50 points en 2015 et puis de nouveau de 50 points en 2016, et la condition de durée de soins abaissée de 15 à 10 ans, pour une enveloppe supplémentaire de 0,7 million en 2015 et de 1,3 million d’euros en 2016 et 2017. Il réalise un effort sans précédent pour le monde combattant d’aujourd’hui, les militaires engagés en opérations extérieures (Opex). Cette nouvelle génération du feu fait la fierté et l’honneur de la France. Nous leur devons reconnaissance. Ainsi, la carte du combattant sera attribuée à tous les militaires ayant participé à une opération extérieure pendant au moins quatre mois (120 jours cumulatifs de présence), quand il fallait jusqu’à présent avoir appartenu à une unité combattante pendant trois mois ou avoir participé à des actions de feu ou de combat. L’élargissement de ces critères, effectif à partir du 1er octobre 2015, représentera une dépense supplémentaire de 0,4 million en 2015, 6,3 millions en 2016 et 6,9 millions en 2017. Cette reconnaissance fait du secrétariat d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, un ministère résolument tourné vers l’avenir. Le ministère de la Défense, en lien avec l’ONACVG, assure par ailleurs une meilleure prise en charge des militaires blessés en opération ou en service, en reconduisant la dotation de 1 million d’euros dédiée au financement de prothèses de nouvelle génération, et en renforçant les dispositifs d’accompagnement et de réinsertion professionnelle. Ce budget permet en outre d’accorder une pleine reconnaissance et une meilleure réparation aux harkis et rapatriés, puisqu’il intègre le plan dévoilé le 25 septembre 2014 par le Premier ministre, Manuel Valls. Avec une dotation spécifique pour les harkis et rapatriés en progression de près de 9%, le budget 2015 permet notamment une revalorisation de l’allocation de reconnaissance de 167 euros par an, pour un effort de 1 million d’euros. Pour mémoire, le plan du Gouvernement aide aussi les enfants de harkis à obtenir une retraite complète, grâce à l’octroi d’une aide forfaitaire de 2000 euros par trimestre -soit 60% du coût moyen pour ce type de rachat- pour un maximum de 8000 euros par personne. Enfin, il poursuit la séquence mémorielle exceptionnelle commencée en 2014, avec une dotation budgétaire totale stabilisée à 22,7 millions d’euros, et un effort particulier pour la rénovation et la valorisation du patrimoine de pierre dont l’enveloppe est plus que doublée pour 2015. Axe privilégié du ministère de la Défense, le tourisme de mémoire bénéficiera d’un financement dédié de 1,65 million d’euros, en hausse de 10%, à la fois pour aider à la structuration de la filière, développer les synergies entre acteurs, et soutenir des projets innovants.

 

THEME 4 - 2 : Opération Chammal : renforcement du dispositif français

Source, journal ou site Internet : defense.gouv.fr

Date : 2 octobre 2014

Auteur : armée de lair

A l’issue du conseil restreint de défense du mercredi 1eroctobre 2014, il a été décidé de renforcer le dispositif militaire français engagé dans l’opération Chammal A l’issue du conseil restreint de défense du mercredi 1eroctobre 2014, au cours duquel le Président de la République a décidé de renforcer le dispositif militaire français engagé dans l’opération Chammal, l’état-major des armées a notamment ordonné :

  •   le déploiement de trois avions de chasse Rafale qui viendront compléter les capacités aériennes déjà placées aux ordres de l’amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN). Le dispositif français sera ainsi porté à neuf Rafale, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et un avion ravitailleur C135-FR ;

  •   le déploiement d’une frégate anti-aérienne dans le golfe arabo-persique ;

  •   le renforcement de la participation des officiers de liaison français au sein des

    structures de commandement alliées dans le golfe arabo-persique. Ces moyens seront progressivement déployés au cours des prochains jours.

Ce renfort vise à densifier le soutien aérien apporté aux forces irakiennes, en termes de renseignement et reconnaissance armée. Il permettra également de disposer d’un moyen naval capable de participer, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l’ensemble des moyens présents sur zone. Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal vise , à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech.

 

THEME 4 - 3 : Le secourisme au combat à la foire internationale de Metz

Source, journal ou site Internet : defense.gouv.fr

Date : 2 octobre 2014

Auteur : service de santé des armées

L'hôpital d’instruction des armées Legouest participe du 26 septembre au 6 octobre 2014 à la 79e Foire internationale de Metz, avec l'ensemble des formations militaires de la région.

Les soignants de l’hôpital Legouest présentent du matériel d'instruction et expliquent l’importance de la simulation dans l'apprentissage du sauvetage au combat aux visiteurs de la Foire internationale de Metz, qui accueille plus de 200 000 visiteurs chaque année.

Explications du personnel de l’hôpital Legouest sur la médicalisation en milieu hostile et l'acquisition par les équipes d'un savoir-être et d'un savoir-faire spécifique au personnel du service de santé des armées.

Démonstrations dynamiques de secourisme au combat et exercice de mise en situation, en collaboration avec le 3e Régiment de hussard. L'accent est mis sur le travail de communication et de coordination des équipes médicales et des unités combattantes. Un groupe de combat progresse en colonne, des coups de feu retentissent en fond sonore... un soldat est blessé ; pour plus de réalisme, il a été grimé. Les spectateurs peuvent voir les blessures au thorax et aux membres inférieurs. S'en suit sa mise à l'abri par son groupe de combat et sa prise en charge initiale par l'auxiliaire sanitaire. Le combattant, comme tous les militaires projetés, porte sur lui la trousse individuelle du combattant, fournie par le service de santé des armées. Elle permettra de réaliser le geste qui sauve avec la pose, en premier lieu, de garrots tactiques pour les hémorragies des membres et de quoi calmer la douleur avec l'injection de morphine. Les spectateurs assistent ensuite à l'extraction du blessé de la zone de combat par VBCI, puis à sa prise en charge par l'équipe médicale : bilan complet, maintien des fonctions vitales, stabilisation du patient et préparation de son évacuation.

 

5/ ZONES DE CONFLITS

THEME 5 - 1 : Face à l'Etat islamique : le retour de la "guerre propre"

Source, journal ou site Internet : Marianne

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Alexandre Coste 

En plus de s'affronter militairement, les Etats-Unis et l'Etat islamique se livrent aussi une guerre de communication par vidéos interposées. On connaissait les macabres mises en scène de décapitations d'otages. L'état-major américain choisit d'y répondre en diffusant sur Internet des images de frappes, "chirurgicales" évidemment...

Ses roues charriant de la poussière comme celles d’une diligence dans un western. Sauf qu’ici, ce n’est pas du cinéma. Il s’agit d’un véhicule armé de l’organisation de l’Etat islamique, nous informe l’intitulé de la vidéo disponible sur le site Youtube. Le camion est visiblement suivi depuis les airs, à bonne distance en tout cas, par un viseur derrière lequel se trouvent à la fois l’armée américaine et le spectateur. Une fois la menace clairement identifiée, la caméra dézoome presque pudiquement. Encore quelques secondes, et le véhicule explose. Une frappe aérienne d'une précision redoutable, « chirurgicale » même, histoire que celui qui voit ces images ne doute pas un seul instant que les hommes de Daech sont plus faciles à stopper que les métastases d'un cancer. Cette vidéo (parmi tant d'autres) est fournie par le gouvernement américain et diffusées sur le Net, où nombre d’internautes en vantent les qualités esthétiques (sic). Contre les films d’horreur diffusés par les terroristes, les Etats-Unis opposent le blockbuster tout public. En effet, malgré les morts bien réelles des personnes ciblées par les missiles américains, aucun avertissement ne vient bloquer l’accès à cette vidéo, pas même une demande de confirmation de l’âge de l’internaute. Marianne avait déjà analysé les méthodes de mise en scène des terroristes de Daech. Mais dans cette guerre de communicants chevronnés, les Etats-Unis ne sont pas en reste et utilisent une méthodologie qui n'a que peu changé depuis la première guerre du Golfe, en 1991. Après le traumatisme vécu par l’opinion publique américaine, et plus largement occidentale, durant la « sale guerre » du Vietnam (on repense à cette célèbre image d’une petite fille vietnamienne nue et terrifiée courant pour échapper au napalm), il était devenu nécessaire d’encadrer la couverture journalistique des conflits à défaut de pouvoir la censurer, démocratie oblige... Le mythe de la « guerre propre » fut donc inventé pour ne plus choquer les spectateurs qui, comme Saint-Thomas, ne croient que ce qu’ils voient. Par extension, ce qu’ils ne voient pas n’existant pas, il convenait donc de supprimer du champ toute trace organique laissant transparaître la violence du conflit en Irak. Ainsi, le foyer qui mangeait du steack à dîner sans penser un seul instant au bœuf qui a été coupé en tranches pour les besoins du repas pouvait également consommer de l’information sans être traumatisé par les morts corollaires à toute guerre. Sur son écran de télévision à l'époque du premier conflit irakien ? De simples traits lumineux traversant un ciel de nuit filmé en caméra thermique : des missiles Patriot lancés pour contrer les Scud irakiens... Cette guerre sans effusion de sang pouvait avoir lieu grâce aux merveilles de la technologie : aviation dernier cri, missiles sophistiqués, guidage laser... L’armée fournissait des vidéos démontrant qu’il était désormais possible de s’en prendre à des milices ciblées, sans mettre une population, forcément avide de démocratie, en danger. Le tout était enrobé d’un discours humanitaire donnant une justification morale au conflit : « Tuer ou laisser mourir », comme le disait Jean-Baptiste Jeangène Vilmer dans son livre La guerre au nom de l’humanité. Qu’est-ce qui a changé depuis dans la communication des Etats-Unis dans sa guerre contre l'Etat islamique ? Tout d’abord, et pour reprendre le point précédent, le conflit ne se fait plus pour des motifs humanitaires, la justification morale étant acquise auprès de l’opinion publique par l’horreur des décapitations d’occidentaux filmées et relayées sur Internet. Ce qui a changé également ? On ne voit plus simplement des missiles décoller. On les voit désormais s'abattre sur leurs cibles. Mais pourtant les Américains continuent de gommer la mort, les vidéos de frappes aériennes déclassifiées en sont la preuve. Aucun cadavre n'y est jamais montré. A une telle distance, pas une goutte d'hémoglobine n'est visible. La mort y est quasi virtuelle, à l’image de celles d’un film ou d’un jeu vidéo. La confusion est d’autant plus facilement entretenue que ces images de guerre ont nourri le cinéma hollywoodien et les jeux vidéos et que l'inverse est également vrai. Enfin, depuis 1991, il y a bien sûr eu l’apparition d’internet dans nos existences. Un média habilement utilisé par les terroristes, mais dont les gouvernements on le voit à travers ces vidéos savent également tirer parti. Et par rapport à l'intervention américaine de 2003 en Irak ? N'envoyant pas de troupes au sol, les Etats-Unis n'ont pas à gérer les images les plus difficiles qui soient : celles de cercueils revenant au pays recouverts de la bannière étoilée...

 

THEME 5 - 2 : Algérie : dégâts collatéraux sur la voie de l’effondrement

Source, journal ou site Internet : Le Matin DZ

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Mohand Bakir
 

L’assassinat d’Hervé Gourdel a replacé la question du traitement du terrorisme islamiste sous les feux de l’actualité.

Le pouvoir n'a jamais voulu en finir politiquement avec les islamistes. Bien au contraire.

Ce sont, bien plus, les choix opérés par le pouvoir politique, depuis un quart de siècle, qui sont indexés par les interventions les plus significatives que l’abjecte gloriole étalée par la quarantaine d’égorgeurs qui s’exhibent dans une vidéo de propagande diffusée sur la toile.

Coup de gueule

Ces prises de parole, pour salutaires qu’elles soient, ne semblent pourtant pas aller au-delà de ce qu’a pu trahir, il y a 12 ans, le coup de gueule d’un ancien chef d’Etat-Major, aujourd’hui décédé. Il affirmait que « militairement » le terrorisme était vaincu, mais que cette victoire ne se prolongeait pas sur le plan politique. Ce paradoxe apparent est, comme le comprennent de plus en plus d’Algériens, un choix délibéré, conscient et assumé, du pouvoir. Déjà en 1988, des centres décisionnaires s’étaient empressés, en plein « évènements d’octobre », à mettre en orbite les islamistes. Pas seulement leurs prédicateurs. Les terroristes du MIA de Mustapha Bouyali ont été amnistiés par Chadli Bendjedid. Ils trouveront rapidement leurs places dans les sphères de direction de l’ex-FIS. Azzedine Bâa, Abdelkader Hattab, Mansouri Miliani,

 

 

Chebouti et d’autres qui laisseront leurs noms dans un sinistre registre, entre autre par l’organisation de l’attentat de l’aéroport d’Alger. La mansuétude du pouvoir à l’égard des islamistes est une vielle habitude[1]. On en mesure la portée et l’importance, pour les sphères dirigeantes, à l’examen du traitement, anachronique et décalé, réservé au dossier des anciens du FFS et de ses maquis de 1963.

Poudre aux yeux

Le pouvoir, s’il construit un jeu qui donne l’impression d’un balancement qui ferait passer ses alliances du camp de l’islamisme à celui de la démocratie, a toujours été constant dans son parti pris fondamental en faveur de l’islamisme. Les courants progressistes algériens le savent dans leur chair. La proximité idéologique entre le système néo-FLN[2] et la mouvance théocratique a trouvé son expression dans la confusion, singulière de par le monde, entre l’« arabisation » et la « sahwa » sans que l’on sache laquelle des deux instrumentalise l’autre en cheval de Troie. Qui, de Mouloud Kacem Nath Belkacem (Fethi Dib ?) ou d’Abdelaziz Belkhadem (El Ghazali ?) aura le plus résolument miné l’avenir de notre patrie ? Bouteflika, même s’il la pousse à l’extrême, n’est qu’un moment de cette politique d’assimilation de la nation algérienne à un magma arabo-islamiste. Tantôt arabiste, tantôt islamiste, mais jamais patriotique et algérien. C’est de cette donne fondamentale que découle la stratégie qui nourrit tout ce qui est identifié, dans de nombreuses interventions, comme « des faiblesses de la lutte anti-terroriste ». Celle-ci, dans l’acceptation qu’en a le système, est une lutte d’influence qu’il ne peut laisser s’exprimer comme un antagonisme historique. C’est ce fondement politique, stratégique, qui détermine tous les autres choix.

L’un contre l’autre, mais unis contre la démocratie

Il est vrai que la bureaucratie politico-militaire a dû se débarrasser de ceux qui paraissaient préparer l’accession des islamises au pouvoir. Mais, leurs desseins n’étaient pas de favoriser la démocratie. Le sort réservé à Mohamed Boudiaf pour lui faire payer le projet de rassemblement des patriotes suffit pour mettre en exergue leur déni de toute volonté en faveur des démocrates ! En témoigne, aussi, la sévérité du contrôle, politique et sécuritaire, exercé sur les patriotes armés. Ils ont eu à subir l’enrôlement forcé dans « les structures » du RND, puis, leur mise sous le contrôle de la gendarmerie par la création d’un corps pantin : la garde communale. L’élimination du RPN et la caporalisation de la résistance républicaine répondent aux impératifs stratégiques arrêtés par les centres décisionnaires du système néo-FLN. L’erreur est donc de considérer que ce qui apparaît à nos yeux, aux yeux des patriotes, comme "des limites", "des erreurs" et "des lacunes", est réellement tel dans les choix stratégiques, opératifs et tactiques du système. Tout ce que nous considérons comme des limites ou des inconséquences n’est, en vérité, que choix conscient dans les sphères de décision. Les politiques scélérates de pardon au profit des assassins islamistes, en sus de la promotion de tout ce que le pays compte comme forces conservatrices et de rétrogrades opposées à la rupture moderne, ont pour fonction de sauver une partie de la base sociale d’un pouvoir autoritaire, bureaucratique et compradore. Ce pouvoir d’extraction plébéienne, isolé de toutes les composantes modernes de la société ne peut souffrir que celles-ci se consolident et en viennent à réaliser les conditions de l’émergence de l’Algérie. C’est tout cela qui explique l’ascendant de Riyad, Paris, Londres et Washington sur la régence algéroise qui s’est donné l’apparat d’un nouveau royaume de Tlemcen. Un pouvoir qui nous mène à l’effondrement en donnant le change par l’intérêt qu’il a à retarder cette funeste échéance. La retarder, mais aucunement l’éviter, ses intérêts étroits le condamne à y travailler.

[1] Qui va bien au-delà de la complaisance à l'égard de l'association el Qiyame dirigée par le sulfureux Malek ibn Nabi.

[2] Néo pour opérer la distinction entre l’appareil bureaucratique FLN et le front patriotique FLN, sans exclure que la bureaucratisation trouve ses racines dans la période de la guerre de libération.

 

THEME 5 - 3 : Les islamistes libyens rejettent le dialogue

Source, journal ou site Internet : Magharebia

Date : 1er octobre 2014

Auteur : Aya Elbrqawi et Mohammed Traboulssi

 

Les milices islamistes qui contrôlent les plus grandes villes de Libye ont dénoncé mardi 30 septembre les pourparlers organisés sous l'égide des Nations unies destinés à mettre un terme aux divisions qui ravagent le pays, a fait savoir l'AFP. A Tripoli, la coalition de l'Aube libyenne a déclaré qu'elle comptait poursuivre ses "opérations militaires". Dans l'est, la "Shura des révolutionnaires de Benghazi", qui regroupe certains groupes jihadistes et d'autres mouvements, a publié son propre communiqué rejetant cette initiative et la qualifiant "d'injuste".

Lundi, les pourparlers organisés à Ghadamès sous l'égide des Nations unies ont vu la participation de douze membres de chacun des deux gouvernements rivaux, celui du Premier ministre Abdullah al-Thani à Tobrouk et celui de Tripoli, dirigé par Omar al-Hassi. "Nous sommes convenus d'initier un processus politique pour répondre à tous les problèmes de manière pacifique, en lançant un appel très fort à un cessez-le-feu complet dans l'ensemble du pays", a déclaré Bernardino Leon, l'envoyé spécial des Nations unies en Libye. "Les membres de la Chambre des représentants ont envoyé un message très clair indiquant qu'ils souhaitaient résoudre les problèmes pour le peuple libyen, un peuple qui souffre après des semaines de confrontation. Ils ont également décidé que l'aide humanitaire bénéficiera à tous les Libyens", a-t-il précisé. Naim Ghariani, membre de la Chambre des représentants, a appelé toutes les parties à faire appliquer un cessez-le-feu immédiat, et ajouté que le peuple libyen attendait une solution pacifique. "Nous sommes engagés en faveur de ce dialogue. C'était une rencontre préliminaire destinée à lancer le dialogue, et les participants ont réellement souhaité envoyer un message positif et d'optimisme", a-t-il ajouté. Le député Fathi Bash Agha, également de la faction de Tripoli, a expliqué que les consultations se poursuivront après l'aïd al-Adha. "Les personnes compétentes poursuivront par un dialogue direct avec les commandants des brigades dans toutes les régions de Libye, avec les Nations unies", a expliqué ce parlementaire. Pour Aisa Al-Araibi, autre parlementaire représentant Tobrouk, "il existe quelques différences de points de vue, mais le désir de voir ce dialogue réussir est manifeste dans les deux camps, chacun étant persuadé que toute autre solution serait mauvaise et ne ferait que plonger le pays dans une guerre civile qui pourrait alors durer des années." Ces entretiens de Ghadamès ont eu lieu un jour après que le nouveau gouvernement intérimaire d'Abdullah al-Thani a pris ses fonctions à Tobruk. Faraj Bouhashim, porte-parole de ce gouvernement, a indiqué que la Chambre des représentants "avait voté la confiance au gouvernement d'al-Thani par 110 voix sur les 112 députés présents lors de cette session de vote". Dans son discours devant les représentants, al-Thani a expliqué que la crise obligeait à se prononcer en faveur d'un gouvernement qui rassemble tous les Libyens, renforce l'unité et fasse avancer le pays vers la sécurité et la stabilité. "Les Libyens ont souffert des répercussions de la gravité de la situation par suite des récents combats entre leurs fils, en particulier à Benghazi et à Tripoli", a déclaré al-Thani. "Ils ont perdu nombre de vies chères et assisté à la destruction de biens publics et privés et à la hausse des crimes civils et terroristes."

Les citoyens sont eux aussi à la recherche de solutions.

C'est ainsi qu'Amin Charkasi, militant des droits de l'Homme de 36 ans originaire de Benghazi, livre une suggestion. "La Libye, la Chambre des représentants et le gouvernement ne disposent d'aucun pouvoir militaire, ils doivent donc demander l'aide des Nations unies, de la Ligue arabe, de l'Union africaine ou de l'Union européenne", explique-t-il. "Je veux parler d'une assistance militaire", tient-il à préciser. "En fin de compte, vous verrez les résultats positifs de cette décision", conclut-il.

 

THEME 5 - 4 : Jihadistes tunisiens : des familles sous le choc, des autorités inquiètes

Source, journal ou site Internet : L’orient le Jour

Date : 2 octobre 2014

Auteur : AFP
 

Selon des experts, la Tunisie fournirait le plus gros contingent d’étrangers sur le théâtre syrien, avec de 2 400 à 3 000 combattants.

Latifa ne comprend pas comment son frère, pieux mais « modéré », a pu rejoindre les rangs de jihadistes en Syrie comme des centaines d'autres Tunisiens. Un phénomène qui inquiète en Tunisie, ces vétérans aguerris pouvant représenter une menace à leur retour au pays. « Nous étions sous le choc quand nous avons appris le départ de mon frère en Syrie. Il était modéré, il aimait bien la vie », raconte Latifa Gasmi, la sœur de Salim, tué en avril alors

 

 

7/ SECURITE INTERIEURE

THEME 7 - 1 : Wi-Fi gratuit : les utilisateurs acceptent tout et n’importe quoi

Source, journal ou site Internet : ZDnet

Date : 30 septembre

Auteur : Olivier Chicheportiche

 

Sécurité : Une étude menée à Londres par F-Secure montre que personne ne lit les conditions générales d'utilisation avant de se connecter à un point d'accès gratuit. Ce n'est pas un scoop. Personne ne lit les CGU avant de se connecter à tel ou tel service, ce qui permet dans l'absolu d'y inclure n'importe quoi. C'est d'ailleurs l'expérience qu'a mené l'éditeur de sécurité F- Secure dans les rues de Londres. L'idée est simple : proposer une connexion gratuite à un hotspot Wi-Fi «empoisonné» et voir ce qui se passe. Durant cet exercice, SySS une société de tests d’intrusion allemande, a construit un point d'accès Wi-Fi « portable » à partir de composants coûtant environ 200 euros et nécessitant très peu de savoir-faire technique. Les chercheurs ont mis l'appareil en marche dans des quartiers d’affaires de Londres. Ils ont ensuite observé les internautes, au fur et à mesure qui se connectaient...

Echange enfant contre connexion

Obnubilés par leur besoin de connectivité, les utilisateurs ont accepté des CGU plutôt baroques. "Elles incluaient une clause particulière qui obligeait l'utilisateur à donner son premier enfant ou leur animal de compagnie en échange de l'utilisation du Wi-Fi. Au total, six personnes ont accepté les CGU avant que la page ne soit désactivée. Cette clause illustre le manque d’attention que les internautes portent généralement aux pages CGU, qui sont souvent trop longues à lire et difficiles à comprendre", peut-on lire. Par ailleurs, "sur une période de trente minutes, 250 appareils se sont connectés au hotspot, la plupart d'entre eux probablement de façon automatique, sans que leur propriétaire ne s'en rende compte. 33 personnes ont utilisé activement le trafic Internet, en effectuant des recherches web et en envoyant des données et des e-mails. 32 Mo de trafic ont été « capturés » (et rapidement détruits dans l'intérêt de la vie privée des particuliers). Les chercheurs ont également constaté que le texte des e-mails envoyés sur un réseau POP3 peut être lu, tout comme on pouvait lire les adresses de l'expéditeur et des destinataires, et même le mot de passe de l'expéditeur", explique l'éditeur. "Comme le montre cet exercice, il est beaucoup trop facile pour quiconque de mettre en place un hotspot, lui donner un nom crédible, et espionner l'activité Internet des utilisateurs. Même quand il s'agit de hotspots fournis par une source légitime, même ceux-ci ne sont pas sûrs", commente Sean Sullivan, Security Advisor chez F-Secure.

Ce dernier conseille de ne pas se connecter au Wi-Fi public ou alors utiliser une sécurité adaptée (fournie évidemment par ses soins...).

 

8/ ENERGIE - ENVIRONNEMENT CLIMAT

THEME 8 - 1 : PCB : pas dallègement de la surveillance du site Aprochim

Source, journal ou site Internet : actu environnement

Date : 2 octobre 2014

 

La surveillance de l'usine Aprochim à Grez-en-Bouère (Mayenne) se poursuivra sans modification : le tribunal administratif de Nantes a suspendu en référé, lundi 29 septembre, l'exécution du dernier arrêté préfectoral de surveillance allégée, selon l'AFP. L'arrêté en question proposait notamment d'autoriser une augmentation du rythme de production de l'usine et l'arrêt de la surveillance des herbages voisins durant la période hivernale en raison des résultats à la baisse des mesures de la pollution, selon l'AFP. "L'exécution de l'arrêté du préfet de la Mayenne en date du 28 juillet 2014, est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué sur la légalité de ladite décision", précise le juge des référés dans son ordonnance en date du 29 septembre, selon l'AFP. L'usine spécialisée dans la décontamination et le retraitement des transformateurs électriques fait l'objet de contrôles depuis la découverte d'une contamination aux PCB en 2011. Une information judiciaire pour mise en danger de la vie d'autrui et pollution a été ouverte par le procureur de Laval, le 14 décembre 2011. "Le suivi des herbages est le meilleur indicateur de l'évolution de la pollution", a expliqué dans un communiqué Roger Godefroy, coprésident de la Fédération pour l'environnement de la Mayenne, l'une des trois organisations à avoir contesté l'arrêté en référé devant le tribunal administratif. "Une telle suppression n'a aucun sens et entraine un risque de pollution indétectable pendant l'hiver". Lors du Conseil de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) du 23 octobre prochain, un arrêté de prescriptions complémentaires, qui inclut les mesures sur l'herbe, pendant l'année entière, devrait être proposé conformément à la demande du tribunal administratif, précise un communiqué du préfet de la Mayenne, Philippe Vignes.

 

THEME 8 - 2 : Faut-il abandonner l’objectif des 2°c d’augmentation des températures mondiales ?

Source, journal ou site Internet : news environnement

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Sandra Besson

L’objectif de 2°C d’augmentation des températures mondiales à ne pas dépasser pour limiter l’impact du changement climatique au niveau mondial ne serait pas adapté selon une nouvelle étude qui préconise de l’abandonner. Un seuil de température, fixé par près de 200 gouvernements comme la limite à ne pas dépasser pour le réchauffement climatique est un mauvais guide de la santé de la planète et devrait être abandonné, d’après une étude publiée dans le journal Nature mercredi. Les ministres de l’environnement du monde entier se sont mis d’accord en 2010 pour limiter une augmentation des températures moyennes en surface à 2°C par rapport au niveau préindustriel, comme un seuil à ne pas dépasser pour éviter davantage d’inondations, de canicules, de sécheresses et une augmentation du niveau des mers. « Politiquement et scientifiquement, l’objectif des 2°C ne va pas dans la bonne direction » ont déclaré David Victor et Charles Kennel, tous deux professeurs à l’Université de Californie à San Diego.

L’étude recommande un passage à d’autres indicateurs pour évaluer la santé de la planète

Parmi leurs objections, les scientifiques affirment que l’objectif était « en réalité inatteignable » à cause de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, conduite ces dernières années par la forte croissance de la Chine. Ils ont déclaré que l’objectif était complètement dissocié des tendances récentes. Les températures ont augmenté d’environ 0,85°C depuis 1900 mais ont virtuellement diminué depuis 1998, malgré des émissions plus élevées des usines, des centrales électriques et des voitures. Ils expliquent que la tension artérielle, le rythme cardiaque ou la masse corporelle sont des signes vitaux de la santé d’une personne, et pas seulement sa température. « Une stratégie similaire est désormais nécessaire pour la planète ». L’étude recommande un passage à d’autres indicateurs pour évaluer la santé de la planète, comme les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ou le changements de contenu de chaleur dans les océans. Certains autres scientifiques affirment que l’objectif des 2°C est encore le meilleur objectif pour guider les discussions de l’ONU sur un accord pour limiter le changement climatique, qui devrait être accepté par les gouvernements fin 2015 lors d’un sommet à Paris. « Leurs arguments prennent l’eau » a déclaré Stefan Rahmstorf, un scientifique de l’Institut Postdam pour la Recherche sur l’Impact Climatique. Il a déclaré qu’un passage au suivi des concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, par exemple, n’aiderait pas parce que personne ne sait exactement à quel point l’augmentation des concentrations de CO2 affecte les températures. Il a ajouté que l’année 1998 était une année exceptionnellement chaude, réchauffée par un phénomène El Nino particulièrement puissant dans l’Océan Pacifique. La période depuis cette date n’est donc pas typique en termes de tendances à long terme. Un groupe allemand d’experts, Climate Analytics, a aussi défendu l’objectif des 2°C. « Bien que personne ne doute de la difficulté de limiter le réchauffement en dessous des 2°C, il est incorrect de dire que la réalisation de cet objectif n’est pas faisable » ont-ils écrit. Le Groupe Intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’Evolution du Climat (GIEC) a déclaré en Mars qu’il était encore possible de maintenir les températures en dessous des 2°C d’augmentation à un coût annuel d’environ 0,06% du PIB mondial.

 

THEME 8 - 3 : Tarifs de lélectricité : la commission denquête constituée

Source, journal ou site Internet : actu-environnement

Date : 2 octobre 2014

 

La commission d'enquête sur les tarifs de l'électricité a tenu sa réunion constitutive mercredi 1er octobre 2014. A cette occasion, elle a nommé Clotilde Valter (PS) comme rapporteur. Créée le 10 septembre dernier, elle se compose de 30 membres et est présidée par Hervé Gaymard (UMP). Son objectif ? Rendre plus lisibles les tarifs de l'électricité et comprendre la composition des prix et des coûts de l'électricité dans un contexte d'annulations successives d'arrêtés tarifaires pris par différents gouvernements. Autres points au programme de la commission : la contribution au service public de l'électricité (CSPE), la péréquation tarifaire des zones non interconnectées et l'augmentation du nombre de clients bénéficiaires des tarifs de première nécessité. Cette commission s'inscrit dans la continuité de la commission d'enquête sur les coûts de la filière nucléaire.

 

9/ GEOPOLITIQUE DE LA CULTURE :

THEME 9 - 1 : Le mouvement des parapluies à Hong- Kong : une marche en avant vers plus de démocratie ?

Source, journal ou site Internet : affaires stratégiques infos

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Barthélémy Courmont *
 

*chercheur associé à l’IRIS et rédacteur en chef de Monde chinois, nouvelle Asie**

Quels enjeux économiques et stratégiques Hong-Kong représente-t-il pour la Chine ?

Dix-sept ans après sa rétrocession à la Chine, le rapport de force a changé, et s’est même dans une certaine mesure inversé. En 1997, Hong Kong représentait près de 18% du PIB chinois. Cette proportion est tombée à moins de 3% aujourd’hui, pas tant en raison d’un appauvrissement de Hong Kong qu’en raison de la croissance économique spectaculaire de la Chine continentale pendant ces deux décennies. Les centres de gravité de l’économie chinoise sont aujourd’hui à Shanghai bien sûr, dans les régions côtières, dans une moindre mesure dans d’importantes agglomérations plus centrales, comme Chongqing ou Wuhan, et au niveau de la province du Guangdong, limitrophe de Hong Kong, dans cet immense arc autour du delta de la rivière des perles, de Macao à Hong Kong, en passant par Canton et surtout Shenzhen. Cette ville sortie de terre ou plus exactement des marais il y a trente ans, juste au nord de Hong Kong, a connu un essor qui dépasse l’entendement. Cela n’en a que réduit l’importance de Hong Kong, y-compris au niveau régional. Certes, l’ancienne concession britannique reste une plateforme majeure, notamment pour attirer les capitaux étrangers, ce qui en fait une sorte de porte d’entrée vers la Chine. Mais ne nous voilons pas la face, Shanghai la concurrence désormais très largement sur ce point également. Avec le recul, et en faisant preuve d’un peu de cynisme, nous pourrions considérer que le sort de Hong Kong fut scellé en 1997 : la rétrocession n’est ainsi pas tant le début d’une nouvelle étape dans la relation entre le territoire et le continent -comme les célébrations fastueuses et les promesses d’une autonomie respectée le laissaient entendre- qu’un évènement hautement symbolique, qui, dans l’esprit de Pékin, mettait un terme à une concession humiliante. L’histoire se serait ainsi, d’une certaine manière, arrêtée en 1997 pour Hong Kong, condamnée à n’être qu’une « petite partie » de la Chine. C’est aussi et surtout en rébellion contre ce destin qu’on peut qualifier de funeste, que les hongkongais se positionnent aujourd’hui et laissent éclater des frustrations accumulées depuis plusieurs années.

L’ancien schéma de « 1 pays 2 systèmes » est-il encore aujourd’hui viable ?

Le problème n’est sans doute pas tant cette formule que son interprétation, et la manière dont la Chine et Hong Kong s’inspirent, pour la mettre en place, de cultures politiques très différentes. La Chine mise encore et toujours sur son attractivité économique, en imaginant que cet effet aimant, que le politiste américain Walter Russel Mead a qualifié de sticky power, peut lui permettre de bafouer les notions inhérentes à l’Etat de droit, comme si les sociétés pourraient se résoudre à accepter un régime autoritaire tant que celui-ci apporte un niveau de vie respectable à sa population. Pékin n’a pas encore assimilé que pour la société civile, la croissance économique est une chose, la démocratie et l’état de droit une autre. On retrouve cette attitude dans la relation avec Taiwan. Les Hongkongais sont en train de manifester leur interprétation très différente de la formule en insistant sur le fait que cette dernière s’inspire de référents démocratiques importés de l’Occident, et que l’économie n’est qu’une des dimensions du système auquel ils aspirent. La crise à laquelle nous assistons ne fait que révéler ces différentes interprétations, et leur incapacité à s’accorder et cohabiter (là où des systèmes le peuvent, en théorie du moins). Le chef de l’Exécutif hongkongais, C.Y. Leung, pose également problème non seulement pour sa servilité affichée vis-à-vis de Pékin, mais aussi, et surtout, en raison de la gestion catastrophique des évènements, pour laquelle sa responsabilité est évidente et immense. Quand il déclara que les Hongkongais sont dans leur majorité favorables à l’option retenue –imposée à vrai dire par Pékin, il a franchi une ligne rouge, et a déclenché un mouvement qui n’était peut-être pas au départ destiné à prendre une telle ampleur ni à recevoir un tel soutien de la population. Il s’est totalement décrédibilisé et ne peut dès lors aujourd’hui plus faire figure d’intermédiaire, ce que sa fonction suggère pourtant. C’est entre les manifestants et Pékin que le conflit s’oriente à présent. Sans augurer des choix de Pékin, nous pouvons considérer que son avenir politique est très incertain.

La Chine peut-elle se permettre d’accéder aux revendications des manifestants ? Hong- Kong peut-il devenir un exemple pour les autres provinces chinoises, et particulièrement pour celles disposant déjà d’un statut spécial ?

Je dirais qu’à ce stade, les deux parties sont engagées dans une impasse. Du côté des manifestants, le mouvement est légitime, mais il se heurte à une interprétation du système par les autorités, sans être en mesure, dans le contexte actuel, de proposer une alternative autre qu’un changement radical. On peut s’interroger sur le fait que le mouvement ait volontairement mis la barre très haut, vraisemblablement afin de se donner une marge de manœuvre conséquente dans le cadre des négociations. Mais rien n’est certain. Du côté de Pékin, la réponse des autorités peut aller d’un extrême à l’autre, c’est-à-dire de l’acceptation des revendications à l’intervention de l’armée. Ces deux options sont difficilement envisageables. La première car elle serait une défaite aux conséquences évidentes pour le pouvoir central chinois, la seconde car elle pourrait cristalliser les rancœurs à Hong Kong, mais également en Chine continentale et même à Taiwan, sans même parler de la dégradation de l’image de la Chine sur la scène internationale qu’elle engendrerait, et pourrait même se traduire par des mouvements à répétition et une rupture du « mandat céleste » de Xi Jinping, auquel il a donné le nom (un peu pompeux) de « rêve chinois ». Si Pékin montre un visage répressif, les Chinois vont voir ce rêve se transformer en cauchemar et ne vont pas tarder à le faire savoir, d’une manière ou d’une autre. Les réseaux sociaux fonctionnent bien à Hong Kong et ne sont pas absents en Chine. En clair, le dialogue semble inévitable, et la question est dès lors de savoir quel compromis peut/pourra être trouvé entre les deux extrêmes. Difficile de le prédire. Votre deuxième question suggère les conséquences sur le long terme. Elle est liée à la première dans la mesure où les développements à Hong Kong auront un impact sensiblement différent selon l’attitude qui sera privilégiée. Sur ce point, je rappellerais simplement que les comparaisons avec Tiananmen sont peu appropriées. En 1989, la Chine était encore un pays sous-développé, avec une population privée d’accès à l’information et n’ayant pas la moindre connaissance, en dehors d’une élite proche du pouvoir, des systèmes politiques existant dans le reste du monde. En dehors des milieux dissidents et bien sûr du reste du monde, c’est la vaste majorité de la population qui a vraiment bénéficié de l’essor de l’information, lui permettant de se faire une opinion sur le massacre du 4 juin ? Nous sommes en 2014. La Chine est la deuxième puissance économique mondiale, sa population voyage y-compris à Taiwan depuis 2008, et où les touristes chinois découvrent par millions la réalité d’une société démocratique, qui plus est dans leur langue ! – et c’est en Chine qu’on compte le plus grand nombre d’internautes. Certes le réseau est fortement surveillé (ce qui au passage montre bien à quel point la question est prise au sérieux par l’Etat-parti), en particulier à l’occasion de commémorations symboliques comme le 4 juin ou lors de mouvements comme celui des parapluies à Hong Kong ou des tournesols à Taiwan, mais l’information passe malgré tout dans des proportions infiniment supérieures à ce qui était possible il y a une génération, et génère bon nombre de débats. Les Chinois, les jeunes en particulier, s’interrogent sur la démocratie, sur la course au profit dans laquelle leur « système », pour reprendre ce critère, les emprisonne, et sur un exemple de démocratie chinoise qu’ils suivent de près : Taiwan. Sur cette base, et parce qu’il s’agit cette fois d’un territoire que Pékin contrôle vraiment, ce qui n’est pas le cas de Taiwan, il est hautement probable que le mouvement des parapluies de Hong-Kong aura des répercussions importantes en Chine, même s’il est encore impossible de savoir dans quelles proportions.

**Il vit actuellement à Taiwan et a récemment publié Une guerre pacifique. La confrontation Washington-Pékin, aux éditions ESKA.

 

THEME 9 - 2 : Les lois bioéthiques au panier, le tourisme procréatif validé

Source, journal ou site Internet : Marianne

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Anne-Marie Le Pourhiet *

Anne-Marie Le Pourhiet revient sur la récente décision de la Cour de cassation qui estime que le recours à la PMA à l'étranger "ne fait pas obstacle" à l'adoption dans un couple de femmes. Professeur de droit public à l'Université Rennes 1, celle-ci explique méthodiquement pourquoi, selon elle, la "fraude à la loi" a été sciemment "minimisée" afin "d’accomplir la volonté de l’exécutif". Elle en conclue qu'il y aurait presque désormais une sorte de "jurisprudence Léonarda selon laquelle, plus on fraude, plus on obtient de droit" La Cour de cassation a rendu le 22 septembre 2014 deux avis tenant chacun en une seule phrase : « Le recours à l’assistance médicale à la procréation, sous la forme d’une insémination artificielle avec donneur anonyme à l’étranger, ne fait pas obstacle au prononcé de l’adoption, par l’épouse de la mère, de l’enfant né de cette procréation, dès lors que les conditions légales de l’adoption sont réunies et qu’elle est conforme à l’intérêt de l’enfant ». Les juges français adoptent traditionnellement des motivations sommaires qui contrastent avec le bavardage anglo-saxon, mais ici, la Cour de cassation a pulvérisé les records de laconisme en fournissant ostensiblement un service minimum. Il faut se tourner vers le «communiqué» qui accompagne l’avis pour en savoir un peu plus. On y lit en effet que « la Cour écarte la solution fondée sur la fraude à la loi (...). En effet, en France, certes sous conditions, cette pratique est autorisée : dès lors, le fait que des femmes y aient eu recours à l’étranger ne heurte aucun principe essentiel du droit français. La Cour tire ainsi les conséquences de la loi du 17 mai 2013 qui a eu pour effet de permettre, par l’adoption, l’établissement d’un lien de filiation entre un enfant et deux personnes de même sexe, sans aucune restriction relative au mode de conception de cet enfant ». Le « communiqué » nous informe aussi que « ces avis ont été rendus sur les conclusions conformes de l’avocat général ». C’est donc exclusivement en se reportant aux conclusions de M. Jean-Dominique Sarcelet que l’on peut connaître la motivation de la Cour. Signalons cependant que ces conclusions et l’avis conforme de la Cour sont précédés, comme il se doit, d’un rapport rédigé par un conseiller référendaire, en l’espèce Madame Rachel Le Cotty. Son excellent rapport de soixante-treize pages expose avec une clarté et une objectivité remarquables l’ensemble des données juridiques et politiques ainsi que les opinions doctrinales en présence. Il conclut que trois options s’offrent à la Cour : soit considérer que l’insémination artificielle d’une femme lesbienne avec donneur anonyme (IAD) réalisée à l’étranger constitue une fraude à la loi française et s’oppose donc à l’adoption de l’enfant par sa conjointe ; soit constater la fraude à la loi mais considérer qu’elle n’est pas d’une gravité telle qu’elle heurte « les principes essentiels du droit français », contrairement à la solution retenue par la Cour pour les contrats de mère porteuses ; soit, enfin, écarter toute fraude à la loi en retenant de cette notion une conception étroite limitée au cas de modification d’un critère de rattachement de la règle de conflit de lois (nationalité, domicile, résidence par exemple). Mais comme la Cour de cassation retient, pour les GPA, une conception large résumée dans l’adage fraus omnia corrumpit (la fraude corrompt tout) elle n’avait en réalité le choix qu’entre deux conséquences de la fraude à la loi : soit refuser l’adoption « corrompue » par la fraude, soit considérer que celle-ci n’était pas d’une gravité telle qu’elle empêche l’adoption. On le voit donc, il s’agissait d’une appréciation de pure opportunité permettant à la Cour de choisir discrétionnairement l’une ou l’autre option.

Une volonté de minimiser la fraude ?

Contrairement au rapport de Mme Le Cotty les conclusions de M. Sarcelet ne se sont pas encombrées d’objectivité ni de scrupules éthiques, encore moins de clarté rédactionnelle. L’avocat général voulait inviter la Cour à retenir l’option selon laquelle la fraude à la loi n’empêche pas l’adoption et s’est donc employé à minimiser la fraude au prix de grandes omissions, de plusieurs déformations et approximations et, finalement, d’un éclatant aveu. Aux parlementaires qui voyaient dans la loi Taubira une « incitation » des partenaires homosexuels à aller pratiquer des PMA et des GPA à l’étranger le Conseil constitutionnel avait répondu, dans sa décision du 17 mai 2013, qu’il «appartient aux juridictions compétentes d'empêcher, de priver d'effet et, le cas échéant, de réprimer de telles pratiques ». L’avocat général Sarcelet n’hésite cependant pas à décréter que « la portée de cette invitation doit être nuancée » et à décider que le Conseil n’a pas entendu « imposer » aux juridictions civiles de priver d’effet les inséminations frauduleuses, mais seulement leur « rappeler de façon exhaustive les pouvoirs qui leurs sont dévolus en cas de fraude à la loi ». Nous saurons donc désormais que lorsqu’un juge dit qu’il appartient à une autorité de faire quelque chose, cela veut dire qu’elle a toute latitude pour ne pas le faire ! En second lieu, pour démontrer que la fraude ne serait pas de même nature dans le cas des grossesses pour autrui et dans celui des inséminations artificielles, M. Sarcelet constate que les conditions d’accès à l’IAD sont fixées par le seul Code de la santé publique tandis que la nullité d’ordre public des contrats de GPA est prévue par le Code civil. Il en déduit que la fraude à la loi ne repose dans le premier cas que sur le simple « contournement d’une loi de police » et ajoute enfin que l’on ne peut pas interroger les couples sur la façon dont ils ont conçu leur enfant sans porter atteinte à l’intimité de leur vie privée ! Tout ceci est fort confus. Pourquoi l’avocat général omet-il de citer l’article 511-24 du Code pénal selon lequel « le fait de procéder à des activités d'assistance médicale à la procréation à des fins autres que celles définies à l'article L. 2141-2 du code de la santé publique est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende » ? Cette disposition pénale prévoyant de lourdes peines en cas d’infraction à la législation sur la PMA ne prouve-t-elle pas qu’il s’agit, dans tous les cas, de «principes essentiels du droit français»? Et comment vérifier l’existence de tels délits sans s’immiscer dans la « vie privée » de ceux qui, en tout état de cause, ne fabriquent pas leurs enfants dans une chambre à coucher ? Pour contrôler les fraudes à l’allocation dite « parent isolé », il faut bien que les inspecteurs sociaux aillent vérifier à domicile la « solitude » des bénéficiaires. C’est la rançon des droits-créances : ils autorisent l’État à vérifier la réalité de la situation.

La « dimension éthique » pas « essentielle » ?

Dans sa décision du 27 juillet 1994 sur la loi « bioéthique », qui fixe les conditions de la PMA, le Conseil constitutionnel a jugé que ce texte « énonce des principes au nombre desquels figurent la primauté de la personne humaine, le respect de l'être humain dès le commencement de sa vie, l'inviolabilité, l'intégrité et l'absence de caractère patrimonial du corps humain ainsi que l'intégrité de l'espèce humaine et que les principes ainsi affirmés tendent à assurer le respect du principe constitutionnel de sauvegarde de la dignité de la personne humaine ». C’est dire si tous ces principes sont essentiels. Mais cette jurisprudence constitutionnelle ne dissuade cependant pas l’avocat général Sarcelet d’affirmer: «Au demeurant, il n’est pas certain que la dimension éthique du sujet soit essentielle »... On pourrait en rire. L’avocat général ne fait qu’une allusion aux récentes décisions de la Cour européenne des droits de l’homme condamnant la France en raison, précisément, de sa jurisprudence sur la fraude à la loi en matière de GPA. Il est vrai que la Cour de Strasbourg y insiste lourdement sur le caractère fondamental de l’identité biologique, considéré comme essentiel à la formation de la personnalité, ce qui ne correspond pas tout à fait aux prétentions de la « filiation homosexuelle ». Le plaidoyer observe ensuite « la clarté du message » délivré par la loiTaubira, dont il déduit péremptoirement: «La solution s’impose, la communauté juridique cherche seulement une institution qui ait le courage de l’énoncer ». Citant un commentaire qui soulignait, en 2006, «la contribution de la Cour à la reconnaissance de la famille homosexuelle », il termine : « C’est une nouvelle contribution qui vous est aujourd’hui demandée ». L’on ne saurait être plus explicite. Ces deux avis ont donc délibérément minimisé la fraude à la loi afin d’accomplir la volonté de l’exécutif. Mme Najat Vallaud-Belkacem affirmait en février 2013 dans un entretien à Causeur la nécessité de « sécuriser les bébés-Thalys ». La Cour de cassation lui a donc obéi en vertu d’une nouvelle doctrine juridique inspirée de la « jurisprudence Léonarda » selon laquelle, désormais, plus on fraude, plus on obtient de droits. C’est le contraire de l’État de droit.

* Anne-Marie Le Pourhiet est professeur de droit public à l'Université Rennes 1.

 

10/ GEOPOLITIQUE DE L’INFORMATION :

THEME 10 - 1 : La CNIL va commencer à surveiller vos cookies

Source, journal ou site Internet : ZDnet

Date : 1er octobre 2014

Auteur : Louis Adam

Comme il fallait s’y attendre, la Cnil commence ce mois ci à contrôler et sanctionner les sites ne respectant la législation européenne en vigueur sur les cookies. Ceux-ci ont eu du temps pour se mettre en conformité avec cette directive : le 5 décembre 2013, la Cnil avait déjà publié une première recommandation invitant les éditeurs à s’adapter aux changements prévus par l’article 32 de la loi Informatique et Liberté. Jusqu'à 150.000 euros d'amende L’enjeu principal de cet article est de recueillir le consentement exprès de l’utilisateur avant d’utiliser un cookie pour suivre son comportement. C’est notamment la raison de l’émergence des bandeaux explicatifs sur les sites web au cours de l’année, informant les utilisateurs de l’utilisation de cookie et demandant leur consentement sur ce sujet. Ceux qui n’ont pas pris la peine de se préoccuper de cette mise aux normes pourraient donc maintenant payer les pots cassés : la Cnil débute ses contrôles et les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant monter jusqu’à 150.000 euros. La mise en application de cette directive se révèle néanmoins souvent complexe pour les éditeurs et la Cnil a mis en place un site retraçant les différents cas de figures d’utilisation des cookies, ceux qui sont permis et ceux qui peuvent se révéler problématiques, notamment les cookies permettant la mesure d'audience. Pour les sites exploitant l’offre DoubleClick de Google, la Cnil a par exemple développé du code, un script, désactivant le traçage publicitaire pour les internautes n’ayant pas consenti à la publicité ciblée. Des solutions pour les boutons sociaux, dont ceux de Facebook et Twitter sont également disponibles sur le site de la Cnil.

 

THEME 10 - 2 : Dépenses en logiciels de l’Etat : 207 millions d’euros en 2013, pas d’infos sur le libre

Source, journal ou site Internet : ZDnet

Date : 1er octobre 2014

Auteur : Louis Adam

Comme le relève NextInpact, la députée EELV Isabelle Attard a obtenu une réponse à sa question posée au gouvernement au mois de juin 2014. Celle-ci demandait en substance au ministère de l’écologie et du développement durable de détailler ses dépenses pour les besoins logiciels du ministère ainsi que les mesures prises par les dirigeants depuis la publication de la circulaire Ayrault sur le logiciel libre. Dans l’ensemble, les dépenses se réduisent La réponse du ministère est un peu décevante : les chiffres précis manquent à l’appel. Pourtant le texte rappelle qu’un tableau est en cours de conception, regroupant divers indicateurs permettant d’évaluer avec précisions les efforts de chaque ministère. Mais le ministère se fend tout de même de quelques premiers chiffres ainsi que d’un récapitulatif des dépenses annuelles de l’ensemble des ministères en logiciel. Une réponse imprécise, Isabelle Attard demandait par exemple à savoir la proportion exacte de logiciel libre et propriétaire au sein de chaque ministère, mais il faudra pour le moment s’en contenter. Commençons par les chiffres globaux : en 2013, l’état a environ dépensé 207 millions d’euros dans ses dépenses logicielles. « Environ » car il s’agit ici d’une évaluation approximative de la part des ministères, qui relèvent dans leur réponse la difficulté d’évaluer ce type de coûts. On note néanmoins une forte diminution des dépenses estimées par les ministères : pour l’année 2009, le chiffre est évalué à 297 millions d’euros et le record se situe en 2011, avec 308 millions d’euros. Aujourd’hui donc, l’état consomme environ 100 millions d’euros en moins qu’il y a 5 ans pour les dépenses logicielles.

Dans le détail, on n’en sait rien

Serait-ce un effet positif de la circulaire Ayrault et une plus grande ouverture au libre qui permettent ces économies ? Peut être. Mais difficile à dire : si la circulaire entendait bien favoriser l’usage des logiciels libres dans l’administration, la réponse insiste sur le fait que le Premier ministre invitait surtout à considérer les logiciels libres comme une alternative valable face aux solutions propriétaires. Des initiatives ont pourtant été mises en place, notamment à travers un « socle interministériel de logiciel libre » proposant plusieurs applications libres à la disposition des ministères, mais chacun a le choix des armes pour ses besoins logiciels. Le ministère de l’écologie ne donne pas de noms, mais explique que la proportion de logiciels libres face aux logiciels propriétaires varie beaucoup en fonction des ministères, passant « d'un cinquième pour le moins équipé de cette manière à neuf dixièmes pour celui où la pratique est la plus répandue. » La réponse du ministère rappelle enfin que l’évaluation de ces dépenses est extrêmement complexe et difficile à quantifier notamment à cause de la pratique de la vente liée : la plupart des constructeurs vendent en effet sous une même étiquette le hardware et le software, rendant les comptes forcement confus.

 

THEME 10 - 3 : Netflix : au tour d’Orange et de la Livebox

Source, journal ou site Internet : ZDnet

Date : 2 octobre 2014

Auteur : La rédaction

Alors que les opérateurs semblaient d’accord pour fermer l’accès à leurs abonnés au géant américain de la SVOD, Bouygues Telecom avaitfinalement rompu ce front en apparence uni pour être le premier à signer un partenariat avec Netflix. « Si un opérateur signe, tous les autres suivront » confiait en août à BFM un acteur des télécoms. Qui alors sera le prochain à ouvrir sa box Internet à Netflix ? Selon le Figaro, il ne s’agira de l’opérateur historique et premier acteur du marché en nombre d’abonnés : Orange. D’après nos confrères, le contrat avec Netflix est signé, même si l’opérateur se refuse pour le moment à tout commentaire (jusqu'à sa grande conférence annuelle "hello" de ce matin ?). Pour l’acteur de la vidéo, cela se traduira par la disponibilité de son service directement sur les boîtiers Internet d’Orange, soit un parc de 10 millions d’abonnés. De quoi permettre à Netflix de grimper bien au-delà des 100.000 utilisateurs réunis en France depuis son lancement le 15 septembre clients qui pour ce démarrage bénéficient cependant d’un mois gratuit. Pour parler de succès, il faut encore attendre. Et du côté de SFR ? Ses deux actionnaires, Vivendi (Canal+) et Numericable, tous deux en concurrence avec Netflix, ne simplifient semble-t-il pas la signature d’un contrat et sa mise en oeuvre avec l’acteur de la SVoD.

 

THEME 10 - 4 : Assises de la sécurité 2014 : l’ANSSI mise sur le collaboratif et la qualification

Source, journal ou site Internet : silicon

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Jacques Cheminat

Baptême du feu pour le nouveau directeur général de l’ANSSI, Guillaume Poupard, aux Assises de la sécurité de Monaco. Avec la mise en œuvre de la LPM et le plan cybersécurité, il a milité pour une plus grande collaboration et la qualification de solutions et de prestations de sécurité. La 14ème édition des Assises de la sécurité se sont ouvertes à Monaco par la traditionnelle plénière qui voit le directeur général de l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) intervenir pour donner ses orientations de travail. Petit changement de casting cette année avec le départ de Patrick Pailloux pour la direction technique de la DGSE, c’est donc son successeur Guillaume Poupard de relever ce défi. Il a bien sûr rendu hommage à son prédécesseur avec une pointe d’humour, « peut-être qu’il nous écoute, sait-on jamais »... Le titre de son intervention « Oser dire oui » avait un petit goût de provocation en écho à la phrase prononcée il y a 2 ans par Patrick Pailloux, « vous avez le pouvoir de dire non » en parlant de la consumérisation de l’IT et du Byod en particulier. Le discours de Guillaume Poupard s’oriente autour de deux axes : la loi de programmation militaire (LPM) et le plan industriel dédié à la cybersécurité.

La LPM en mode collaboratif

Sur la LPM, le dirigeant veut inscrire ses efforts « dans une démarche globale ». Il a salué le fait que la France est le premier pays au monde à avoir fait le choix de légiférer sur les questions de cybersécurité et de s’attaquer aux OIV (opérateurs d’importance vitale) avec l’article 22. Sur ce dernier point, il rappelle que l’objectif est de « protéger la souveraineté de la Nation, sa richesse, son savoir-faire et faire en sorte que notre R&D ne se fasse pas siphonner y compris par nos amis ». Il manque encore des arrêtés et des décrets d’application qui devraient être publiés au mieux à la fin de cette année et plus probablement en 2015.

Des groupes de travail se sont formés pour définir des règles de sécurité et « ils comprennent aussi bien des acteurs du public que des sociétés privées comme Michelin, Natixis, Total ». Car le maître mot de Guillaume Poupard, c’est le travail collaboratif entre les différents acteurs. C’est le cas notamment pour la remontée d’incidents. « Il s’agit d’un point essentiel car actuellement les attaques sont décelées soit par hasard, par vigilance, par avertissement par les SOC ou par renseignement. En systématisant ce retour d’information, on pourra œuvrer collectivement». Un autre axe de travail porte sur le contrôle des OIV pour « s’assurer que les systèmes les plus critiques sont protégés ». Pour réaliser ces audits,

l’ANSSI a qualifié plusieurs prestataires qui sont en cours de finalisation de certification. « Il ne manque plus que la réalisation d’un cas pilote », assure M. Poupard. Par ailleurs, il est nécessaire de mettre en place des outils de détection pour récolter des évènements, les corréler et découvrir les attaques afin de réagir plus rapidement.

La qualification des partenaires en cours

L’ANSSI ne pourra pas s’occuper de cette partie et prévoit la qualification de prestataires sur ce sujet à travers la publication de référentiels. « Ces règles du jeu vont permettre aux entreprises et aux fournisseurs de respecter certaines contraintes de sécurité. Ainsi le référentiel de réponse aux incidents nécessitera de reconstruire des réseaux. Pour les prestataires de Cloud, la localisation des données sur le territoire national », explique le responsable. Il écarte le problème du coût supplémentaire de choisir une solution qualifiée. « La sécurité a un coût, mais il faut trouver des solutions efficaces et soutenables financièrement. » Il admet néanmoins certains régimes dérogatoires et de citer l’exemple du ministère des Affaires étrangères ou des entreprises qui ont des ressources à l’étranger. Il reste néanmoins ferme sur la logique à savoir que « le réflexe est de localiser le maximum de choses en France ». Pour autant, les discussions dans les allées du salon craignaient justement un surcoût des solutions qualifiées et entraînaient plutôt des réserves.

Fédérer la filière cybersécurité made in France

Le second cheval de bataille de Guillaume Poupard est le plan cybersécurité qui fait partie des 34 plans industriels portés à l’époque par Arnaud Montebourg. L’ANSSI est chef de file de ce projet et entend bien fédérer le tissu industriel « déjà dense » en France pour développer une stratégie de cybersécurité. « Nous souhaitons coordonner et mettre en musique ce tissu industriel avec une vigilance accrue sur le travail entre les grands acteurs et les petits », annonce Guillaume Poupard. Ces efforts passeront par l’accompagnement des sociétés à l’export, mais aussi sur l’accès au marché domestique. L’ANSSI va publier prochainement un guide sur les achats publics pour aider la filière cybersécurité à se positionner sur ce marché. Des groupes de travail sont là aussi mis en place avec autour de la table l’Etat, les acteurs privés (grands et petits), les représentants des utilisateurs et les syndicats professionnels. L’idée est de développer des offres de confiance, on retrouve ici la même notion de qualification établie dans la LPM.

Le cauchemar des systèmes industriels

Un dernier point sur les menaces. Le mot n’a été évoqué qu’une fois au début de la présentation, mais le DG de l’ANSSI y pense en arrière-plan de son action. « Aujourd’hui, mon cauchemar c’est les systèmes industriels. Les dégâts peuvent être considérables et il ne faut pas sous-estimer les personnes qui sont en face, elles sont très motivées et travaillent beaucoup. » Il reconnaît avoir été surpris depuis son arrivée par le niveau des attaques « qui dépassent ce que je savais ou j’avais entendu parler ». Par exemple, il s’interroge sur la naïveté du secteur de la recherche en France sur les questions de sécurité. La réponse se trouve selon lui par la reprise en main des réseaux. Un coup de pied du côté de Huawei qui vient de rencontrer Manuel Valls et de promettre des investissements, ainsi que des créations d’emploi ? «Il y a eu une méfiance, mais la confiance cela se gagne», conclut diplomatiquement en touche le responsable.

 

THEME 10 - 5 : Numérique : le grand oral du commissaire Günther Oettinger déçoit

Source, journal ou site Internet : silicon

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Ariane Beky

Protection des données, neutralité du Net, droits d’auteur... Günther Oettinger, commissaire européen désigné à l’Économie numérique, a passé son audition publique. Sans convaincre. Quand il n’a pas franchement dérapé sur certains sujets. L’audition des 27 membres de la future Commission Juncker a débuté le 29 septembre et s’achèvera le 7 octobre au Parlement européen. Trois heures durant, Günther Oettinger, commissaire sortant à l’Énergie ayant hérité de l’Économie et de la société numériques, a éludé, en allemand, des questions jugées trop techniques. Il a également renforcé les craintes des partisans de la neutralité du Net et autres défenseurs des droits et libertés à l’ère numérique.

Une réforme du droit d’auteur

Auditionné lundi par les eurodéputés, Günther Oettinger s’est déclaré « convaincu qu’une politique numérique réussie ne peut être qu’européenne et conjointement menée ». Le commissaire désigné s’est par ailleurs prononcé pour une réforme du droit d’auteur d’ici un à deux ans afin que les industries créatives opèrent au sein d’environnements « décloisonnés ». Interrogé sur le « droit à l’oubli », Günther Oettinger a simplement déclaré soutenir l’approche jusqu’ici défendue en Europe (arrêt de la CJUE du 13 mai), tout en évoquant le droit à l’information. Il a, par ailleurs, réaffirmé son soutien au paquet télécom européen et promu une Neutralité du Net « progressive ». Rappelons-le, le règlement « continent connecté » proposé par la Commission Barroso dès septembre 2013 prévoyait d’interdire « le blocage et la limitation du contenu Internet », mais offrait la possibilité aux opérateurs de fournir des services à débits élevés garantis pour ceux qui en ont les moyens. Ouvrant la porte à un Internet à deux vitesses, dénoncé, jusqu’ici, par le Parlement européen.

Piratage iCloud : le commissaire a-t-il tout compris ?

« Les régimes nationaux et fragmentés de protection des données peuvent être contournés et n’ont plus de sens », a déclaré le commissaire désigné, en réponse à une question portant sur le renforcement de la confidentialité des données. Il a ajouté que la Commission européenne a déjà proposé des normes relativement élevées en la matière et qu’il revient aux États membres, hésitants dans le passé, de l’accepter. Une déclaration peu favorable aux personnalités dont les comptes iCloud ont été compromis a fait l’objet de critiques nourries. Pour Günther Oettinger : « quand une célébrité est assez stupide pour prendre une photo d’elle nue et la mettre sur le Web, elle ne doit pas s’attendre à ce que nous la protégions. On ne peut pas complètement protéger les gens de leur propre bêtise. » Pour le quotidien allemand des affaires Handelsblatt, le dirigeant politique « ne fait pas la différence entre une attaque de pirates informatiques sur des données conservées sur un serveur et la publication intentionnelle de photos sur Internet par des stars. » Pour l’hebdomadaire Der Spiegel, le prochain commissaire au numérique « prouve qu’il n’a rien compris » à l’affaire.

L’avis consultatif du Parlement européen

Passé de la Commission Barroso à la Commission Juncker, Günther Oettinger, chrétien- démocrate allemand de 61 ans, devra composer avec le vice-président de la Commission européenne en charge du Marché unique numérique, l’homme politique estonien Andrus Ansip. Malgré les critiques, il est peu probable que le Parlement européen, qui a placé le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, refuse de voter la confiance, fin octobre.

Lumières & Liberté (L&L) Au bout du Monde !!

Lumières & Liberté (L&L) Au bout du Monde !!

12/ REVUE de PRESSE INTERNATIONALE en langue étrangère

 

THEME 12 - 1 : Joint India-US armed exercise ends amid mutual Bonhomie

Source, journal ou site Internet : domain B/defence

Date : 1er octobre 2014

 

A joint training exercise between the US and Indian armies ended today at Chaubattia in Almora district of mountainous Uttarakhand amid the bonhomie generated by Prime Minister Narendra Modi's US visit. The 14-day exercise named 'Yudh Abhyas 2014' is the 10th in the series of such joint exercises. It provided a platform for the armies of the two countries to share their experiences on counter-insurgency and anti-terrorist operations, especially in mountainous terrain. The exercise brought together the 2nd Battalion of the 9th Gurkha Rifles, part of the Mountain Brigade of the Indian Army, and their counterparts Company 5-1 Cavalry, 1 Stryker Brigade, and 25 Infantry Division of US Army. The exercise that commenced on 17 September at Ranikhet and Chaubattia was the tenth in the Yudh Abhays series, which started in 2004 under the US Army Pacific Partnership Program. Over the years the two countries have decided to progressively increase the scope and content of the combined exercise. 'Yudh Abhyas 2014' witnessed a Brigade Headquarter-based Command Post Exercise, with an infantry company carrying out a field training exercise, discussions on strategic issues of mutual concern, and joint training between detachments of special forces. The exercises would give US troops experience in mountain warfare, while the Indian side would by all accounts be amazed at the kind of US equipment that they can only dream of, Modi factor or otherwise. Maj Gen Lawrence Haskins, leading the US team, praised the Indian Army as the exercise achieved its set objectives, an Indian Army release in New Delhi said.

 

THEME 12 - 2 : China And The US Are In A Race To Develop The World’s First Aircraft Carrier-Borne Stealth Jets

Source, journal ou site Internet : Business insider

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Jeremy Bender

a scaled model of a plane, believed to be the Shenyang J-31 stealth fighter, on display at the section for People's Liberation Army Airforce, as part of the China International Aviation & Aerospace Exhibition in the southern Chinese city of Zhuhai November 12, 2012 China and the US could be on the verge of a new arms race, as both countries appear to be developing fifth-generation stealth aircraft that can launch from aircraft carriers. David Axe, at War is Boring, notes China has placed a full-scale model of its fifth-generation J-31 stealth prototype aboard a mock-up of China's single aircraft carrier. China frequently tests new additions to its military arsenal by building these kinds of model prototypes first although the J-31 also underwent its first test-flights this past June. If China is actually planning on deploying its J-31 fighter aboard its Liaoning aircraft carrier, the J-31 would be a direct competitor to the US's troubled F-35C. The F-35C, which is meant to deploy to the US's carrier fleet by 2018, would be the first stealth plane that can be deployed from sea. China's aspirations towards such advanced military capabilities come at a time that the US is attempting to pivot much of its military and diplomatic efforts to the Asian Pacific region. China believes it stands to lose from this possible gain in American power in Asia, and Beijing is seeking to counterbalance any increase in US influence in its backyard. The ability to launch fifth-generation fighters from the open ocean would be a huge boon to both the US and China, and it's a capability that could dramatically shift the balance of power in the Pacific. Tensions have continued to rise between China and its neighbors in the South China Sea to the south and Japan to the east; a carrier-borne fifth-generation fighter could hypothetically give China greater first-strike capability in the event of a war. Aside from the J-31, China is currently in the process of placing two more aircraft carriers in its fleet. One of the two would be nuclear-powered and as large as a US supercarrier. 

China is also developing a second fifth-generation stealth aircraft called the J-20. The J-20 is only in its prototype phase, and is further from a full rollout than the more-developed F-35. But the plane could still be a game changer within Asia, and the aircraft has been at least partially modeled off of stolen F-22 and F-35 plans. The J-20 could hypothetically reach targets within Japan, the Philippines, and Vietnam. Whereas the J-20 is largely seen as a copy of US aircraft, the J-31 will be smaller, sleeker, and more original in its design, assuming it flies in its intended form. Vladimir Barkovsky, chief of the Russian MiG aircraft design bureau, has called the J-31 a "well-done indigenous design." The J-31 is about the same size as the F-35. However, the Chinese aircraft has smaller engines and a flatter fuselage, which implies a focus on air-to-air combat. The design means that the J-31 will have a smaller weapons bay than the F-35 but it will have improved fuel efficiency and higher speed due to its comparatively less drag. It is possible that China is developing the J-31 to eventually fly alongside the J-20. This would be similar to the US's envisioned use of the F-22 and the F-35, which are meant to compliment rather than replace one another. China may also be developing the J-31 solely for the export market and as a rival to the F-35. If this is the case, China sees itself as a future world weapons supplier to nations that the US would otherwise not necessarily sell to. A likely candidate for the purchase of a Chinese fifth-generation fighter would be Pakistan. The two nations had previously jointly developed an advanced fighter and Pakistan receives 54% of its arms from China. China's sale of a fifth-generation fighter to Pakistan might feed into regional tensions with India Pakistan's bigger geopolitical opponent is currently co-developing a fifth-generation fighter with Russia.

 

THEME 12 - 3 : The US Is Planning A $1.175 Billion Patriot Missile Sale To Saudi Arabia

Source, journal ou site Internet : Business insider

Date : 2 octobre 2014

Auteur : AFP
 

The United States plans to sell Patriot missile batteries to Saudi Arabia worth $1.75 billion and long-range artillery to the United Arab Emirates valued at about $900 million, the Pentagon said Wednesday. The Defense Department informed Congress of the potential arms sales this week as fighter jets from both of the Gulf states took part in a US-led air campaign against the Islamic State (IS) group in Iraq and Syria. The Saudi government had requested the purchase of 202 Patriot Advanced Capability (PAC)-3 missiles the most sophisticated version of the Patriot anti-missile weapons as well as a flight test target, telemetry kits and other related equipment, the Defense Security Cooperation Agency said in a statement. “The proposed sale will help replenish Saudi’s current Patriot missiles which are becoming obsolete and difficult to sustain due to age and the limited availability of repair parts,” the agency said. “The program will contribute to the foreign policy and national security of the United States by helping to improve the security of a partner which has been, and continues to be, an important force for political stability and economic progress in the Middle East,” it added. Both Kuwait and Qatar already have purchased the PAC-3 weapons, which are designed to knock out incoming ballistic missiles as well as enemy aircraft and cruise missiles using ground radar. Gulf countries in recent years have invested heavily in missile defense weapons, radar as well as air power, mainly as a hedge against Iran which they view as a regional threat. The Patriot missiles, manufactured by Lockheed Martin, have an estimated range of up to 300 kilometers (186 miles) and have more advanced radar than the older systems. Separately, the Defense Department notified lawmakers about a planned sale of 12 High Mobility Artillery Rocket Systems (HIMARS) Launchers to the United Arab Emirates for nearly one billion dollars. The system “will improve the UAE’s capability to meet current and future threats and provide greater security for its critical infrastructure,” the Defense Security Cooperation Agency said. The weapons, which deliver precise and powerful artillery fire at a long range, would also bolster the UAE military’s ability to operate with US forces, it said. Congress has 30 days to raise objections to the potential arms sales. Without any move to block the deals, the US government can then negotiate contracts with the two countries.

 

THEME 12 - 4 : Defence tests waters on Japanese subs deal

Source, journal ou site Internet : lexisnexis

Date : 1er octobre 2014

 

THE Defence Department is negotiating a "co-operative proposal" which could lead to a Japanese vessel forming the basis of a new Australian submarine. The Advertiser revealed last week that the man in charge of buying submarines - Defence Materiel Organisation chief executive Warren King - had been visiting Japan. Last night, at a parliamentary inquiry into the future of naval shipbuilding, he said it was his third visit to Japan this year. Revealing the first details about negotiations with the Japanese, he said that while no agreements had been reached, there had been a series of discussions. The two nations were "exploring" the possibilities, Mr King said, adding that Japan's Soryu was a competent submarine that could form the basis of a new Australian submarine. "We are exploring the potential of some sort of cooperative proposal with Japan or other countries," Mr King said, adding it was "very early days". The Government is under fire over fears it will buy the Soryu submarines "off the shelf', depriving South Australia of the thousands of jobs and billions of dollars it would get if the Future Submarines were to be built here. However, a third option has gained traction in recent days. SA Senator David Fawcett is proposing a partnership model with Japan - or another country that builds submarines - so knowledge and expertise are transferred. That option could ensure Australia takes advantage of overseas technology but does the bulk of the work in Australia. The Government says that any decision on submarines - and a decision is due next year - will be made on the basis of Defence needs, not to create jobs in SA. However, the industry and a range of experts argue that the billions of dollars should be spent here, not just so the money stays in Australia but so the expertise to maintain a fleet is kept here, which makes it a matter of security. Mr King said that new options were on the table because Japan had shifted its position on sharing technology. Labor is calling on the Government to keep its pre election promise to build 12 submarines in Adelaide. Opposition Defence spokesman Stephen Conroy said an overseas purchase risked security. "The Government's plan to buy Australia's new submarines from Japan not only hurts South Australia, it risks delivering a submarine that doesn't meet Australia's unique requirements for range, endurance and capability," he said. The Submarine Institute of Australia, which also gave evidence to the inquiry yesterday, says building submarines in another country risked that country withholding crucial technological information.Institute secretary Frank Owen says submarine stealth is a crucial factor and Australia must be in "absolute control".

 

THEME 12 - 5 : Islamic State Influence Spreads Beyond Iraq and Syria

Source, journal ou site Internet : Défense news

Date : 2 octobre 2014

Auteur : Naila Inayat and Kaci Racelma


LAHORE, PAKISTAN In Pakistan, some are slapping pro-Islamic State bumper stickers on their cars and writing chalk graffiti on walls exhorting young people to join the terrorist group. In China, the government fears that Muslim Uighurs a restive ethnic minority in the country's far west have sought terrorist training from the Islamic State to establish a breakaway country. In eastern Mali, an Islamic State-affiliated group called "Soldiers of the Caliphate in the Land of Algeria" has taken over much of Gao province, inflicting severe punishments for breaches of the Quran, like drinking alcohol. Those militants beheaded a French tourist in Algeria last month after France refused to halt its participation in U.S.-led airstrikes against the group in Iraq. "The situation gets more and more complicated as our region becomes the stronghold of radical Islamists who only use violence to express their will," said Mamadou Idrissa, a businessman in Gao. "Our life has turned into a nightmare." After its lightning takeover of a third of Iraq and Syria this summer, the Islamic State appears to be spreading its influence across much of the Muslim world and even in such non-Muslim countries as Australia and India. "The Islamic State's appeal extends beyond the Middle East," said Fawaz Gerges, a professor of contemporary Middle East studies at the London School of Economics and Political Science. "Their strategy is anchored on the simple premise that it is a winning horse. It has promised the entire ummah the Muslim community that it could deliver victory and salvation." The formation of the U.S.-led coalition trying to destroy the Islamic State in Iraq and Syria only enhances the legitimacy of the militant group, Gerges said. But the Islamic State has limited capabilities outside its sanctuaries in Iraq and Syria, said Rick Nelson, an analyst at the Center for Strategic and International Studies in Washington. "They have globalized rhetoric," Nelson said, "As far as an aggressive overseas campaign, I don't think the evidence is there." The group is effective at whipping up support through social media. It has sent emissaries to jihadist groups in North Africa and elsewhere, said William McCants, an analyst at the Brookings Institution. He said the Islamic State wants to build a global presence, but that will take time. The Pentagon said it has no evidence that Islamic State militants are planning to attack targets in the United States, but if left unchecked the group could pose a direct threat to the U.S. and other Western countries. The Islamic State's popularity among some groups seems to be growing. In Mali, Abu Othman, a former member of the Islamist group Ansar Dine, or "Defenders of the Faith" in Arabic, explained the appeal: The group's aggression was simply payback for past oppression against Muslims. "Violence was not condemned by the people when Muslims were massacred by Christians in central Africa," Othman said. "So it goes without saying that the violence perpetrated by the Islamic State against the Christians is only one measure of retaliation." Pakistan denies that the Islamic State made inroads into the nuclear-armed country, where sectarian violence, political instability and tensions with its non-Muslim neighbor, India, have long raised concerns among Western leaders. "I have seen media reports that some pamphlets have been found in Khyber Pakhtunkhwa," said Foreign Ministry spokeswoman Tasnim Aslam, referring to a mountainous area of Pakistan formerly called North West Frontier province. "We have not seen any evidence of their presence on our territory." ?But Pakistan is fertile territory for the Islamic State, particularly among al-Qaeda sympathizers who have seen the terrorist group's networks weakened over the past decade, analysts said. "I don't think it will take long for the Islamic State to develop a base from disgruntled ex-al-Qaeda militants," said Ahmed Rashid, an analyst who has written about extremism in the region. Talat Masood, a retired lieutenant general and independent defense expert in Islamabad, said Pakistan could become a battleground between the Islamic State and various rivals vying for power in the country. "Power struggles between al-Qaeda and the Islamic State can aggravate the level of violence," Masood said. "There is no doubt that we will see a dangerous battle of influence developing between these two in which many innocent people will die." In neighboring India where Prime Minister Narendra Modi is wary of the threat from Islamist extremists in Pakistan reports abound of Islamic State activity. In August, the death of Islamic State fighter Arif Ejaz Majeed, a Muslim civil engineering student from suburban Mumbai, made headlines in India. In the southern Indian state of Tamil Nadu, around 24 Indian Muslims were photographed wearing pro-Islamic State T-shirts. In the northern state of Srinagar, masked youths were filmed waving Islamic State flags. "While the threat from Pakistan-based jihadist organizations remains current, India is also witnessing the rise of self-motivated, ideologically inspired, homegrown jihadists," said Tufail Ahmad, director of the South Asia Studies Project at the Middle East Media Research Institute in Washington. Uighurs (WEE- gurs) in China are similarly organizing. "They not only want to get training in terrorist techniques, but also to expand their connections in international terrorist organizations through actual combat to gain support for more terrorist activities in China," the Global Times newspaper, the Communist Party's mouthpiece, said recently. Australia plans to ban its citizens from traveling to Islamic State-controlled territories, like Raqqa in northern Syria. European countries, which suspect hundreds if not thousands of citizens have joined the Islamic State, have started cracking down on travel to that region. Raqqa was the scene of a now infamous photograph of a young boy holding the severed head of a Syrian government soldier that reportedly was taken this year. "My unambiguous message to all Australians who fight with terrorist groups is that you will be arrested, prosecuted and jailed for a very long time," Prime Minister Tony Abbott told Parliament last month. "Our laws are being changed to make it easier to keep potential terrorists off our streets," Racelma reported from Tizi Ouzou, Algeria. Contributing: Janelle Dumalaon in Berlin, Caesar Mandal in Kolkata, India, and Jim Michaels, USA TODAY, in Washington.

 

THEME 12 - 6 : Philippines ‘Aquino Criticizes UN for Mission ‘Impossible’ in Golan Heighs

Source, journal ou site Internet : Défense news

Date : 1er octobre 2014

Auteur : AFP

MANILA, PHILIPPINES Philippine President Benigno Aquino on Wednesday criticized the United Nations for refusing to better arm Filipino peacekeepers in the Golan Heights, saying this made their mission “impossible.” Aquino said the UN’s rejection of his request to give the peacekeepers more weapons had left them unnecessarily vulnerable when al-Qaida- linked Syrian rebels attacked and surrounded them in August. “Our troops cannot be part of a situation wherein their mission is impossible or unclear,” Aquino said during a ceremony at the presidential palace to award the Golan Heights troops military medals. The Philippines , one of Asia’s biggest suppliers of peacekeepers to UN missions, pulled out its 344-strong Golan Heights contingent last month because of the worsening security situation there. It came after dozens of the peacekeepers engaged the al-Qaida-linked rebels in a four-day standoff, refusing to surrender their arms, before escaping under the cover of night. The rebels also disarmed and abducted 45 Fijian peacekeepers, who were later freed unharmed. “Our request for more arms was denied.... and our fears were realized when the standoff happened,” Aquino said. Aquino also said the entry of al-Qaida-linked insurgents had complicated the peacekeeping missions, which were originally meant to police a ceasefire between Israel and Syria in the disputed territory. “I keep on asking, what really is our mission in the Golan Heights? We are separating Syria and Israel, then the rebels entered the picture,” he said. Aquino said a decision on whether to redeploy troops to the Golan Heights would depend on a UN investigation into the standoff. “We are waiting for the investigation of the UN on the incident and that will be the basis of our decision whether we will help with the needs of the world community,” he said.+ Aquino instructed Foreign Secretary Albert del Rosario to meet with UN Secretary-General Ban Ki-moon to discuss the investigation, foreign ministry spokesman Charles Jose told reporters. Jose clarified that only the Golan Heights deployment was under review and the Philippines was committed to other peacekeeping mission areas. More than 100 Filipino peacekeepers were also recently recalled from Liberia because of the Ebola outbreak. About 100 soldiers are in Haiti, three peacekeepers in the Ivory Coast, plus four in Indian and Pakistan. However the Golan Heights had been the Philippines’ most heavily manned mission.

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