PHILOSOPHIE LIBERTARIENNE COMMUNISME ET POLITIQUE par Christian Michel

Publié le par AL de Bx

Sortir de la politique 
  
          Marx est un immense et formidable penseur des rapports de domination. Mais, il s'agit justement de s'affranchir de toute domination. Il s'agit de sortir de la politique. Ce que proposent, si l'on y pense bien, les libéraux. 
  
          La politique consiste à définir une entité (la France, le Mali, l'Europe, la Ville de Nantes, etc.) et à décider comment, et par qui, elle sera gouvernée. La solution libérale inverse la proposition. Ceux qui se mettent d'accord sur le mode de gouvernement définissent une entité. Elle n'est pas donnée d'avance. Elle n'est pas territoriale. 
  
          Les sujets de Sa Majesté le Roi définissent son royaume; les membres du Parti communiste français définissent la Démocratie populaire française, comme les fidèles de l'Église catholique définissent l'étendue de la souveraineté du pape. C'est, à la lettre, la légitimation du pouvoir selon les Pères fondateurs américains, « le consentement des gouvernés ». Ceux qui ne consentent pas ne sont pas tenus. 
  
          Ils ne vont pas non plus « voir ailleurs ». Car je suis aussi bon français que n'importe quel autre (si cela a un sens). Mon appartement est à moi. Je suis ici chez moi. De quel droit peut-on me balancer: « Si vous n'êtes pas content, émigrez »? (Comme quoi, d'ailleurs, ces tyranneaux sont bien conscients du seul mode possible de résolution des conflits, qui est le droit de propriété, donc le droit d'exclure. Sauf qu'ils ne sont pas propriétaires de la France!) 
  
          Il faudrait donc, pour que cesse toute domination, que coexistent sur un même territoire toutes sortes d'entités gouvernées avec des régimes différents. Impensable? Délirant? Nous l'avons fait pourtant. Pendant un millénaire, de la chute de l'Empire romain aux édits de tolérance du 17e siècle, en Angleterre, en Hollande, en France, la légitimité du pouvoir était conférée par Dieu. L'onction divine pliait des peuples aussi différents que les picards, les bretons, les béarnais, les occitans, sous le sceptre d’un seul roi. La solution, évidemment, présupposait que les sujets croient au même dieu. Quelle loyauté en effet le Roi Très Catholique pouvait-il attendre d'un païen, qui n'allait pas en enfer pour être rebelle? 
 

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Par Professeur Kuing Yamang

Que les communistes s'organisent dans leurs communes et phalanstères, qu'ils affichent leur bonheur d'y vivre, et ils seront rejoints par des millions et des milliards de gens. D'irréductibles Gaulois continueront sans doute à échanger des biens entre eux contre dollars. En quoi gênent-ils?

Soudain, au 17e siècle, tout bascule. Alors que la religion imprègne encore profondément les mentalités et les usages, des gens de croyances différentes, et des libertins, vont partager le même territoire, le même immeuble, travailler ensemble. Il subsistera encore des déchirements, lorsque la jouvencelle juive ou catholique veut épouser un parpaillot, etc., mais on sait désormais trouver des arrangements avec le ciel. 
  
          Que s'est-il passé au 17e siècle? On a cessé de poser la question de la religion en termes politiques. Non pas que cette question fut vaine – on s'interroge sur Dieu encore aujourd'hui –, mais on avait compris que sur ce sujet on pouvait tomber d'accord de n'être pas d'accord. C'est-à-dire qu'on renonçait à une solution politique, qu'on devenait libéral. 
  
Communisme et capitalisme 
  
          Il ne m'intéresse pas de savoir si le communisme est plus « vrai » que le capitalisme. Ce débat est aussi stérile que l'étaient autrefois les « disputations » et controverses entre théologiens juifs, musulmans et catholiques. Personne n'a jamais convaincu l'autre. Le communisme est un bel idéal. Que les communistes s'organisent dans leurs communes et phalanstères, qu'ils affichent leur bonheur d'y vivre, et ils seront rejoints par des millions et des milliards de gens. D'irréductibles Gaulois continueront sans doute à échanger des biens entre eux contre dollars. En quoi gênent-ils? 
  
          Le capitalisme ne s'oppose pas au communisme. Le capitalisme s'oppose à la violence. Les communistes, fascistes, démocrates, monarchistes, islamistes, n'ont pas à prouver que leur système est supérieur. Les libéraux n'ont pas besoin d'être convertis pour leur reconnaître le droit de le pratiquer. C'est en cela que nous sommes libéraux. Alors la question aux non-libéraux est: Si vous avez le droit de vivre comme vous l'entendez, qu'est-ce qui vous motive de prendre les armes contre ceux qui souhaitent vivre autrement? Comment légitimez-vous votre guerre contre ceux qui vous laissent en paix? 
  
          Alors, non, la violence n'est pas inhérente au communisme. Pensez aux monastères, aux kibboutz, et tout simplement aux familles, dont les membres mettent leurs ressources en commun. La violence n'est inhérente qu'à la politique. Ce qu'il faut combattre n'est pas le communisme, ni aucune autre idéologie, mais la traduction politique de cette idéologie.

par Christian Michel

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Communisme

De Wikiberal

Le communisme est un système théorique d'organisation sociale reposant sur la propriété commune des moyens de production. C'est également un mouvement politique qui prétend renverser le capitalisme pour instaurer une société sans classe.

Le communisme désigne également le système politique proposé par Karl Marx dont voici les 10 points-clés du Manifeste du Parti Communiste[1] :

  1. Expropriation de la propriété foncière et affectation de la rente foncière aux dépenses de l'État;
  2. Impôt fortement progressif;
  3. Abolition de l'héritage;
  4. Confiscation des biens de tous les émigrés et rebelles;
  5. Centralisation du crédit entre les mains de l'État, au moyen d'une banque nationale, dont le capital appartiendra à l'État et qui jouira d'un monopole exclusif;
  6. Centralisation entre les mains de l'État de tous les moyens de transport;
  7. Multiplication des manufactures nationales et des instruments de production; défrichement des terrains incultes et amélioration des terres cultivées d'après un plan d'ensemble;
  8. Travail obligatoire pour tous; organisation d'armées industrielles, particulièrement pour l'agriculture;
  9. Combinaison du travail agricole et du travail industriel; mesures tendant à faire graduellement disparaître la distinction entre la ville et la campagne;
  10. Éducation publique et gratuite de tous les enfants. Abolition du travail des enfants dans les fabriques tel qu'il est pratiqué aujourd'hui. Combinaison de l'éducation avec la production matérielle, etc.
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Politique

De Wikiberal
 

On définit le plus souvent la politique comme l'organisation du pouvoir dans l'État.

Point de vue libéral

Pour un libéral, qu'elle soit légitimée ou non par des thèses contractualistes, la "politique" a un objet précis et strictement délimité : le respect des droits de chacun, qui n'est pas autre chose, pour un libéral, que la définition exacte de l'intérêt général. Comme le précise l’article 2 de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen :

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété et la résistance à l'oppression.

Une politique réellement libérale devrait donc se garder de tout constructivisme.

Point de vue libertarien

L'illusion politique

Le problème central que pose la politique, d'un point de vue libertarien, est que des gens décident à notre place, avec notre argent, de sujets qui ne les concernent pas (ou qui, prétendent-ils, concernent "tout le monde"). Les politiciens et leurs agents (les fonctionnaires, hommes de cette machine qui s'appelle l'Etat) se substituent à la société civile dans toutes les tâches qu'ils prennent en charge - sauf dans certaines tâches prédatrices, nuisibles ou inutiles (taxation, douanes, etc.).

Pour les libertariens, la politique est ainsi le principe selon lequel certains (les politiciens ou les hommes de l'Etat) ont le "droit" d'imposer à tous leur volonté. Dans les démocraties "sociales", la politique est l'art de créer des problèmes qui donneront aux hommes de l'Etat l'occasion de se faire passer pour des gens utiles, en prétendant résoudre ou pallier les inconvénients qu'ils ont eux-mêmes créés.

Or, par définition, quand l'un en impose à l'autre, cet un est le plus fort, et cet autre le plus faible ; la politique est donc par définition la loi du plus fort, et l'antithèse de la liberté. Les politiciens cherchent à changer l'identité du plus fort, pas le fait que le plus fort fasse sa loi ; ce sont tous des esclavagistes, voulant chacun être le plus fort et imposer sa loi.

Le libéralisme, au contraire, consiste justement à reconnaître à chacun une sphère qui lui est propre, où nul autre n'a le droit de lui imposer sa volonté, et qui s'étendra ou se rétrécira selon l'exercice responsable de sa liberté.

Du point de vue économique, le jeu de la politique est un jeu à somme négative, dont le coût total pour la société est directement mesurable par l'ensemble des avantages visibles pour les privilégiés du système : lobbies, associations et entreprises subventionnées, assistés en tous genres... (voir la loi de Bitur-camember).

Le politicien est aussi le révélateur de l’irresponsabilité personnelle de l’électeur, soit que l’électeur attende de la politique des avantages tangibles (au détriment bien sûr des électeurs du camp adverse), soit qu’il préfère confier à d’autres (les "élus") des missions qu’il ne veut pas prendre en charge lui-même (guerre, protectionnisme, etc). La politique est une forme de la lutte des classes, et le vote est immoral, puisqu'il s'agit pour chacun d'imposer à ses semblables un pouvoir qui n'a d'autre légitimité que d'être celui qu'a choisi une majorité.

Ne pas confondre avec libéralisme politique, qui est la philosophie politique du libéralisme classique.

Théorie des choix publics

La théorie des choix publics (public choice theory) étudie le comportement des électeurs, des politiciens et du gouvernement, en partant du principe que tous ces acteurs sont des êtres humains agissant rationnellement et enclins à considérer avant tout leur propre intérêt. Ainsi, les décideurs ne sont pas libres de leurs choix mais ils sont en fait tributaires de groupes d’intérêt, ces derniers cherchant à bénéficier de la tendance redistributive de l'Etat qui justifie la fonction et l'existence même des premiers.

Selon Bertrand Lemennicier ([1]), cette théorie a développé deux propositions importantes applicables aux élections :

  1. Il n'est pas rationnel pour un électeur (contrairement au consommateur) de s'informer sur les programmes des candidats. S'informer a un coût d'opportunité qui excède le gain attendu du vote. Le gain attendu est le produit de la prébende qu'un électeur escompte, en votant pour son candidat favori, multipliée par la probabilité que son bulletin de vote influence le résultat. Mais dès que le nombre d'électeurs augmente sensiblement, la probabilité pour que le vote d'un électeur quelconque influence le résultat de l'élection est nulle. Il est donc irrationnel pour un électeur de s'informer sur les idées et programmes des candidats et les conséquences de ces programmes sur son propre bien être, y compris sur le programme et ses conséquences du candidat qu'il soutient. Il est donc normal que les électeurs choisissent des candidats sous l'influence de l'émotion et de la passion. Les électeurs, rationnellement ignorants, forment leurs opinions en se conformant aux croyances des autres pour conforter leur jugement personnel ou leurs informations privées (cascades d'information).
  2. Il n'est pas rationnel pour un électeur d'aller voter, pour des raisons identiques. Le gain attendu du vote est faible si les autres votent alors que le coût d'opportunité est élevé. En revanche si les autres ne votent pas, il est important d'aller voter. C'est le paradoxe du votant. Chaque électeur est incité à aller voter pour empêcher que l'autre clan fasse passer ses candidats. Il en résulte que la politique adoptée n'est pas celle d'une majorité d'électeurs, mais un moyen terme qui ne satisfait personne (théorème de l'électeur médian). Le taux d'abstention varie en fonction des anticipations des uns et des autres sur le comportement des autres électeurs.

Selon la théorie des choix publics, l'électeur n'a donc aucune incitation à contrôler l'action gouvernementale, puisque, même s'il est bien informé des enjeux politiques, l'impact de son vote est quasi nul. En revanche, l'argent public finissant toujours dans des poches privées, les bureaucrates en place au gouvernement sont "capturés" par des groupes d'intérêt de toutes sortes (lobbies industriels, associations écologistes, syndicats, groupes politiques, capitalisme de connivence). L'action d'un gouvernement social-démocrate consiste ainsi à édicter des règlementations ou opérer des redistributions sous le paravent de la démocratie représentative, qui apparaît comme un simulacre de démocratie seulement destiné à légitimer son action. La subsidiarité est vue par certains libéraux comme un moyen de limiter cette tendance.

Voir aussi

Liens externes

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Lemoine 15/06/2014 23:30

L'origine des communismes des sociétés complexes à l'attention des communistes (ou soit-disant), des anti-communistes ou des libéraux (ou soit-disant).

Je vois que beaucoup ne savent pas ce qu’est le communisme de Marx. Or, il n’ a rien d'idéaliste ou de transcendant. Et deuxièmement ça ne voit pas que le communisme des pays communistes n’a rien à voir avec le communisme de Marx (cf Alexandre Zinoviev).

On dit moult moult choses débiles sur Marx dont sur sont soit-disant économisme. Certes, il part d’un point de vu économique. Ainsi, dans le cadre de la Ligue des communistes, Engels, Wilhelm Wolff, Marx et quelques autres y visaient à soumettre « à une critique impitoyable le mélange de socialisme ou de communisme anglo-français et de philosophie allemande, qui formait alors la doctrine secrète de la Ligue » ; ils y établissaient que « seule l’étude scientifique de la structure de la société bourgeoise pouvait fournir une solide base théorique. ». Ils y exposaient enfin « sous une forme populaire qu’il ne s’agissait pas de mettre en vigueur un système utopique, mais d’intervenir, en connaissance de cause, dans le procès de bouleversement historique qui s’opérait dans la société. » (Herr Vogt).

Mais comme Engels avouera, plus tard, à Paul Lafargue que la société capitaliste ne se réduit pas à l’économie. Même si il est conscient que c’est de la faute de Marx et de Lui si les militants sont partie sur une base économique de la société capitaliste. Or, la société capitaliste a également une base sociale comme la Justice et autres qui jouent aussi sont rôles.

La conception du communisme de Marx est un mouvement sociologique et historique immanent. Ce n’est pas un but en soi, ni une conception sortie de la tête de Jupiter afin de construire une meilleur société : Ca ! C’est Dubai. Le communisme est un mouvement qui se construit sur l’existant avec toutes ces contradictions. C’est une conception à la fois matérialiste et dialectique (cf Pascal Charbonnat, Histoire des philosophies matérialistes, Kimé, 2013).

Ainsi, il écrit dans les manuscrits de 1844 : « Le communisme est la forme nécessaire et le principe dynamique de l’avenir immédiat, mais le communisme n’est pas en tant que tel ni le but du développement humain ni la forme de la société humaine ». Et, il le réitère avec Engels en 1845, dans L’idéologie allemande : « le communisme n’est pas un état de choses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. » Ils appellent « communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu’elles existent actuellement. ».

En 1847, pour accélérer le mouvement de l’histoire, Engels avec Marx définit ce mouvement réel dans le premier Principes du communisme, « Qu’est ce que le communisme ? » : « le communisme est l’enseignement des conditions de la libération du prolétariat » (mon adage).

D’autre part contrairement aux légendes, le communisme n’est pas une spoliation de la propriété mais l’émancipation de la propriété des moyens de productions vis à vis du privé des propriétés foncières, industrielles, financières et de leur complice de l’administration et de l’état capitaliste. C’est l’abolition du capital comme il y eu abolition de l’esclavage en 1848.

En effet, dans le Manifeste du Parti communiste en 1848, Marx remarque que « le communisme, ce n’est pas l’abolition de la propriété en général, mais l’abolition de la propriété bourgeoise », condition de la libération du prolétariat. Par conséquent « Le communisme n’enlève à personne le pouvoir de s’approprier des produits sociaux ; il n’ôte que le pouvoir d’asservir à l’aide de cette appropriation le travail d’autrui. »

L’origine du communisme du Marx est la "sphère professionnelle" (terme d’Alexandre Zinoviev équivalent à milieu de production et de service) qui est encore aujourd’hui aliénée à la "sphère communautaire" "d’administration et de pouvoir" incarnée par le privé de la propriété. Dans notre société caractérisée par la sphère pro, l’interaction et les contractions entre sphère professionnelle et sphère d’administration génèrent un phénomène immanent (sans volonté, ni intervention) que l’on nomme la lutte des classes.

A contrario, Le communisme d’Alexandre Zinoviev a pour origine la "sphère communautaire" (selon l’expression d’AZ).

Alexandre Zinoviev a étudié la société soviétique avec la même méthode scientifique que Marx sur la société capitaliste du XX : la méthode du passage de l’abstrait au concret (titre francisé de sa thèse de 1954). Les sociétés type communautaire sont mère de toutes les sociétés.

=> http://fr.wikiquote.org/wiki/Alexandre_Zinoviev#L.27origine_du_communisme

D’un point de vue sociologique, le communisme du XX est né dans des sociétés (impériales, colonisées) non capitalistes où les phénomènes communautaires dominent globalement la vie quotidienne des gens. Ces sociétés ont pour base un état fort, une religion/idéologie puissante et une collectivité ancestrale. Le phénomène immanent est la lutte individuelle pour la préservation ou l’amélioration de sa position sociale.

D’un point de vue historique, ces phénomènes communautaires ont été exacerbés par les crises historiques du XX sans précédent (1914-1945 ; 1952-1982). Cependant, c’est ce qui a permis a des pays non productifs de se défendre contre plus puissant et de vaincre tout en subissant les pires contradictions entre la guerre civile mondialisée et le quotidien de ces pays. Bien que la lutte des classes soient au summum d’un point de vue historique (mondial), la lutte individuelle l’est tout autant d’un point de vue sociologique (quotidien).

En effet, un simple signalement sans conséquence dans une période historique stable se transforment en délation avec des conséquences énormes dans une période de crise historique. C’est ce qui a généré le goulag. Or, le seul milieu de production en URSS fut justement le goulag qui est un produit de la crise historique (temps court et bref) et non de la construction du communisme. Par contre, chez nous, les milieux de productions ont pour origine la sphère sociologique (temps long et pérenne) et non historique.

Comme le dit Alexandre Zinoviev, après la guerre quand la société communiste du XX est mature, les usines ne servaient pas à produire mais à générer une cohésion sociale. La base de ces société n’est pas la production mais la cohésion sociale. Cependant, la Chine est dans une période de NEP depuis les années 80, fin de guerre froide, période stable contrairement aux années 20 en URSS en pleine crise historique ou "guerre civile européenne de 1914-1945" pour reprendre le titre d’Enzo Traverso.

Contrairement aux voeux de Lénine, des milieux de production permettant d’obtenir des produits sociaux n’ont pu avoir lieu en URSS suite aux crises historiques et à la volonté de l’impérialisme a détruire toutes sociétés communautaires simples (communisme primitif) ou complexes (communisme du XX).

POUR RESUME :

D’un point de vue sociologique, il y a deux origines du communisme :

* Alexandre Zinoviev => communisme du XX sphère communautaire hérité de l’empire (état fort, religion puissant, collectivisation ancestrale). Ce sont des sociétés de cohésion sociale et non de production. La chine est qu’en a elle dans un processus du NEP depuis les années 80, fin de la guerre froide période plus stable que l’URSS des années 1920.

* Karl Marx => Communisme des pays capitalistes => sphère professionnelle (milieu de production et communautaire de service) quand le privé de la propriété des moyens de production sera aboli comme on a abolit l’esclavage ou quand le privé de la propriété sera détruit suite au contradiction trop forte de la société capitaliste.

D’un point de vue historique :

* La révolution russe comme celle d’Angleterre et de la France est généré par une crise historique sans précédente (1618-1648 ; 1789-1815, 1914-1945, 1952-1982) générant ces espoirs (Liberté, Egalité, Fraternité, Démocratie) et ces tyrans à la fois salvateurs et faucheurs (Cromwell, Napoléon Ier, Staline, et des multiples figures entre (1952-1982) et des futures possibles (république, citoyenneté, démocratie, émancipation nationale).

* Les PC de l’occident ont été des combattants et résistants. Ils ont joués un grand rôles historiques d’émancipation des peuples. Mais, comme on le constate ça n’a pas été facile de jouer à la fois sur le plan mondial en guerre (1952 - 1982) et le plan national plus stable dès 1960.

* La forme communiste est un moyen efficace de défense contre plus puissant.

Alexandre Zinovev et Karl Marx rejettent le pouvoir d’état c’est à dire la sphère communautaire de pouvoir.

L’un va pour les société type communautaire à l’émancipation de la sphère communautaire de service, l’autre va pour la société capitaliste à l’émancipation de la sphère professionnelle (dont de service).
Ces deux communismes ne sont pas opposés, mais ont simplement des origines différentes.

Historiquement, ils sont homologues c’est à dire qu’ils ont un lien de parenté : la sphère professionnelle actuelle (la propriété des moyens de production) est née à la renaissance de la sphère communautaire encore dominant et hégémoniques au Moyen-âge et caractérisé par le pouvoir religieux et d’état avec ces luttes individuelles. Les contradictions entre ces sphères génèrent la lutte des classes de notre société actuelle.

Et la solution pour notre société reste le communisme défini par Karl Marx, c’est à dire :

* L’abolition du privé de la propriété des moyens de productions foncières, industriels, financière comme il y eu abolition de l’esclavage en 1848.
* La séparation du Capital et de l’Etat comme il y eu séparation de l’église et de l’état

Dominique Wasselin 14/06/2014 22:19

pour bien comprendre ces rouages machiavéliques de gauche il faut donc lire Marx ,c'est Capital !

Oliviero Cervo 14/06/2014 22:18

A lire et à relire...

JP Charmontel 14/06/2014 22:17

les grecs tiraient souvent au sort les magistratures?